Une recherche fondée sur la méthode de la roulette russe

Pourquoi le développement préclinique doit-il être le métier de l’industrie pharmaceutique seule ? Parce que c’est le temps du grand frisson. C’est ce que vont nous indiquer les professeurs Even et Debré. Rappelons tout d’abord que, grâce à eux, nous savons déjà qu’il s’agit d’une étape coûteuse et généralement longue de quelques années. Mais ils ne nous ont pas encore … Lire la suite Une recherche fondée sur la méthode de la roulette russe

Morituri te salutant

Selon les professeurs Even et Debré, en face d’une industrie pharmaceutique reine, le corps médical, pour autant qu’il prescrit les produits dernier cri qu’elle lui recommande, enfile le joli costume de carpette : (page 78) « La plupart des médecins spécialistes ou généralistes ne sont dans ce contexte que des exécutants agissant la main entièrement guidée, littéralement conditionnés, « pavlovisés » par l’industrie. … Lire la suite Morituri te salutant

Ce capital qui envoie l’Université cul par-dessus tête

Maîtresse de la distribution des maladies parce que maîtresse à la fois de l’invention, de la production, de la prescription et de la consommation – prolongée jusqu’à ce que mort s’ensuive – des diverses poudres de Perlimpinpin qui conditionnent la pratique médicale quotidienne en créant autant de points d’émergence possible d’une part significative d’effet placebo – en attendant l’effet … Lire la suite Ce capital qui envoie l’Université cul par-dessus tête

Monsieur le Capital, dessine-moi une maladie, s’il te plaît…

Avec leur façon de frapper très fort un peu de tous les côtés, MM. Even et Debré nous ouvrent parfois des horizons qui sont très éloignés de nous laisser dans la seule dépendance du mastodonte Sanofi… Comme si la douche écossaise devait également pouvoir leur être destinée aussi souvent que possible. A ce compte, il n’est pas certain que, du Sanofi, il … Lire la suite Monsieur le Capital, dessine-moi une maladie, s’il te plaît…

Quand la valeur d’échange dévore la valeur d’usage

Le marché du médicament a cette particularité, en France notamment, de n’être quasiment pas un marché. Pour l’essentiel, il se nourrit, par voie administrative, des prélèvements obligatoires effectués, à travers les cotisations sociales, par la Sécurité du même nom. La part qui lui en revient est donc tout simplement un trésor de guerre assuré pour autant que même … Lire la suite Quand la valeur d’échange dévore la valeur d’usage

De la valeur d’échange au prix, ou encore : de la vérité au mensonge

Depuis John Locke jusqu’à Karl Marx, en passant par Adam Smith et David Ricardo, il devrait être connu que la valeur économique est produite par le travail, et par le travail seul. Mais la publication du « Capital » en 1867 et le choc produit par l’apparition, sur la scène européenne, de la Commune de Paris en 1871 ont exigé l’étouffement de cette connaissance essentielle à … Lire la suite De la valeur d’échange au prix, ou encore : de la vérité au mensonge

De la valeur d’usage à la valeur d’échange : l’imbroglio

En quoi peut bien consister la valeur d’usage d’un médicament ? Comment évaluer sa valeur d’échange ? Développons notre première question : Est-il possible de mesurer l’efficacité de telle ou telle molécule ? Sommes-nous, ici, dans une causalité mécanique, chimique, c’est-à-dire matérielle ? Ou dans des résultats plus ou moins conditionnés par ledit effet placebo qui semble se glisser un peu … Lire la suite De la valeur d’usage à la valeur d’échange : l’imbroglio

Les tigres de « Pharmaceutiques »

Quoi qu’il en soit de leur appétence pour Sanofi – mais un Sanofi dont la résurrection leur paraît programmée dans les yeux de Chris Viehbacher -, les professeurs Even et Debré ne dédaignent pas de réactiver, dès qu’ils le peuvent, leur fameux système de douche écossaise. Ainsi leur livre s’achève-t-il sur un extraordinaire coup de pied de l’âne destiné à l’organe de presse principal de … Lire la suite Les tigres de « Pharmaceutiques »

Aux innocents les mains pleines

Avec cette façon paradoxale d’accumuler des capitaux grâce à ses capacités de production et de commercialisation, mais sans avoir pris sa part dans la découverte de molécules aptes à jouer un rôle important dans l’innovation thérapeutique (pour ne rien dire de sa totale impéritie dans le domaine de l’amélioration thérapeutique), Sanofi est donc devenu un conquérant de … Lire la suite Aux innocents les mains pleines

Rien que Sanofi, pour le meilleur (peut-être) et pour le pire (surtout)

Au-delà de ce que MM. Even et Debré nous ont présenté comme le top 10 des meilleures productions de Sanofi – nous avons vu en quoi ce panel était aussi peu concluant qu’il est possible -, voyons ce qu’ils font du reste : « Toutes les autres molécules ne sont que des quasi-copies tardives des « me too [moi aussi] » de molécules originales étrangères, sorties un … Lire la suite Rien que Sanofi, pour le meilleur (peut-être) et pour le pire (surtout)