L’argent-roi… Ce qui permet de plier les uns à la volonté des autres

Dans l’économie de marché, la contrainte totalitaire est impersonnelle. De sorte qu’il ne serait guère possible d’y dénoncer une dictature. Pourtant cette dictature est bien là.

argent-roi

Désormais, dans un pays comme la France, chacun, pour autant qu’il n’est plus dans une dépendance totale relativement à ses parents par exemple, est censé disposer d’un compte en banque, ou de différents autres systèmes qui définissent, quantitativement et en temps réel, les sommes d’argent dont il dispose ou pourrait disposer s’il mettait en vente tout ce qui lui appartient. C’est son patrimoine. C’est la laisse avec laquelle il peut tenir autrui dans sa dépendance, ou être tenu lui-même par autrui.

Le patrimoine intègre aussi bien les avoirs que les dettes. En mode capitaliste de production, le capital entre dans le patrimoine de quelques-uns (il peut très bien avoir été emprunté en partie, et n’être en réalité qu’une dette). Le salaire, pour autant qu’il serait la seule ressource, entre et sort du patrimoine selon les besoins de la vie.

Quelle que soit la diversité des situations, capital, salaire, autres propriétés et rémunérations, viennent en permanence s’additionner ou se soustraire au patrimoine. C’est là ce qui nous enchaîne à une comptabilité extrêmement rigoureuse qui, si elle se détériore, peut nous conduire à devoir aller vivre dans la rue, et y mourir en un rien de temps. Avec armes et bagages, c’est-à-dire avec femmes et enfants si nécessaire.

Certes, il y a tout ce que la société des possédants organise pour éviter les révoltes, etc. Mais, comme nous le voyons en France quasi quotidiennement : la misère tue.

Ceci est d’une rare perfection : à chacun de payer le prix de ses faiblesses, etc.

La peine de mort tourne donc à bas régime, loin des prétoires, en attendant de pouvoir faire mieux.

Vérité suprême, ou bien il faudra faire la révolution : chacun est responsable de l’état de son patrimoine, tous ayant eu sans doute les mêmes chances… La descendance Dassault y arrive bien, elle ; de même madame Bettencourt qui n’a jamais eu à travailler, bien sûr, pas même à la tête de L’Oréal, puisque son père Eugène Schueller (financeur de la Cagoule qui a fini, avec l’autorisation de Charles De Gaulle, par avoir la peau de Jean Moulinhttp://souverainement.canalblog.com) voulait écarter les femmes, y compris sa fille, de la direction de l’entreprise. Elle est propriétaire : un point c’est tout. On voit bien que cela suffit.

Résumons-nous : la dictature du patrimoine individuel permet de condamner à mort, à plus ou moins brève échéance, toutes celles et tous ceux qui ne parviennent pas à se plier à la loi du marché. C’est structurel, impersonnel et sans doute parfaitement juste.

Voltaire est celui qui l’aura dit de la façon la plus nette : il est donc au Panthéon depuis 1791. Chapeau bas !

Et l’Islam résisterait à cela !

Donnons-lui du Charlie : il finira bien par se calmer !

Voilà effectivement la stratégie Voltaire, dont l’Université vante sans vergogne les énormes mérites. Demandez-le lui : elle sait très bien ce qu’elle fait. Sinon, pourquoi n’en finirait-elle pas aussitôt avec lui ?
(http://voltairecriminel.canalblog.com)

Suite : La voie était ouverte depuis longtemps pour les « droits de l’homme à coups de fusils » 

Michel J. Cuny


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