Guerres et finance juive, selon Hannah Arendt

Comme j’ai pu le montrer par ailleurs, l’un des chefs-d’œuvre du sionisme aura été le livre publié en 1951 par Hannah Arendt : Les Origines du totalitarisme. Il a fondé les manœuvres de réécriture de l’histoire et de fabrication de faux documents qui ont abouti à faire de Staline un monstre
(http://crimesdestaline.canalblog.com).
Je n’y reviendrai pas ici.

Hannah Arendt

Où je voudrais plutôt montrer en quoi, sur un point essentiel de la géostratégie qui accompagne les impérialismes du XXe siècle et de ce début de XXIe siècle, Theodor Herzl – dont il paraît qu’il peut être perçu comme le père fondateur du sionisme – a été suivi par Hannah Arendt et par un personnage dont il n’est pas exagéré de dire qu’il a maintenant le sang du peuple libyen sur les mains.

Pour Theodor Herzl, qui écrivait en 1896, les deux organismes à mettre en place en vue de l’installation en Palestine d’un État des Juifs – la Society of Jews et la Jewish Company – devaient s’adresser à l’Empire britannique… Ce qui annonçait que la nouvelle patrie des Juifs allait être un relais stratégique pour la City de Londres.

Pour sa part, si elle n’aimait pas Staline, Hannah Arendt vouait une véritable passion rétrospective à l’un des principaux instruments politiques de la reine Victoria : Benjamin Disraeli, qui, comme son nom l’indique avec une certaine force, était effectivement un coreligionnaire de notre dévoreuse de bolcheviks…

Or, grâce à Hannah Arendt, nous pouvons goûter à l’ambiance qui régnait en Europe dans un intervalle de la carrière de ce « grand homme » qui avait été Premier ministre en 1868 et qui le serait à nouveau de 1874 à 1880. Nous sommes toujours à l’époque où Napoléon III allait s’aviser de perdre l’Alsace-Lorraine, ce qui nous vaudrait, quelques décennies plus tard, la première guerre mondiale. Hannah Arendt qui s’y connaît, paraît-il, nous montre le changement qui vient d’intervenir chez ses coreligionnaires les plus riches :
« N’étant plus banquiers d’État ni fournisseurs (la dernière guerre financée par un Juif fut la guerre austro-prussienne de 1866, au cours de laquelle Bleichröder fournit à Bismarck les crédits refusés par le Parlement prussien), les Juifs devinrent conseillers financiers et jouèrent un rôle dans la conclusion des traités de paix et, de façon moins organisée et plus vague, assurèrent la transmission d’informations. » (Michel J. Cuny, Quand le capital se joue du travail, Éditions Paroles Vives 2012, page 255)

N’accablons personne : mais, circonvenir un Parlement… pour permettre à Bismarck de mettre en marche la déroute de Sadowa qui se continuerait quatre ans plus tard par l’effondrement de Napoléon III, la perte de l’Alsace-Lorraine, avec sa revanche en 1914-1918, etc… voilà qui ouvrait rien que des boulevards pour… la finance internationale, puisque, nous confie madame Arendt :
« Le rôle de Bleichröder dans les négociations entre la France et l’Allemagne, en 1871, dépassait déjà en importance l’aide qu’il avait fournie durant la guerre. » (Idem, page 256)

Avant d’aller plus loin, prenons quelques petites secondes pour consulter la note que notre guide nous fournit si généreusement : en qualité de Françaises et de Français nous pourrons la déguster tout spécialement… puisqu’il y est question des circonstances entourant la mise en œuvre du versement de l’indemnité de guerre de 5 milliards de francs due, par la France humiliée, au tout jeune Reich allemand :
« Selon une anecdote rapportée fidèlement par tous ses biographes, Bismarck dit, immédiatement après la défaite française de 1871 : « Tout d’abord, il faut que Bleichröder aille à Paris, qu’il rencontre ses collègues juifs et qu’il en discute avec les banquiers. » (Idem, page 256)

Reprenons le fil des aventures de Bleichröder là où nous l’avions lâché :
« Ses services furent plus décisifs encore vers la fin des années 1870 lorsque, grâce à ses relations avec les Rothschild, il fournit à Bismarck un moyen indirect de communication avec Benjamin Disraeli [Premier ministre de Grande-Bretagne]. » (Idem, page 256)

Grands Dieux ! Avec Disraeli, nous atteignons la cime des adorations politiques d’une Hannah Arendt et d’un Bernard-Henri Lévy… J’y reviendrai.

Quant à celles et ceux qui croiraient trouver, dans les éléments historiques que je rapporte ici, matière à accabler plus particulièrement les sionistes, ou plus largement, les Juifs, je signalerai que le même procès peut être fait à… Voltaire. Ce que je montre ici : http://voltairecriminel.canalblog.com

Michel J. Cuny

Clic suivant : Un phare pour le sionisme – Benjamin Disraeli

 

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