Michel J. Cuny : la littérature peut-elle comporter un certain sérieux ?

Après avoir montré, à travers les cinq conférences que nous avions proposées en mai et en juin de 1976, que nous ne redoutions pas les rencontres avec nos lectrices et avec nos lecteurs, et après avoir analysé les réponses directes ou indirectes à notre questionnaire du 4 juillet suivant, il nous a semblé nécessaire de mettre en question directement les modes de pensée qui occupent la vie quotidienne de tout un chacun pour peu que, femme ou homme, on se laisse porter par ce qu’il sera plus commode d’appeler l’air du temps.

C’était justement le sens de ce projet d’écriture qui avait débouché, après quarante jours de travail pris sur les mois de janvier et de février 1976, sur l’achèvement de la rédaction de ce tout petit roman d’une centaine de pages que j’ai déjà évoqué précédemment : Une femme très ordinaire. Voilà le matériau sur lequel nous nous proposions de travailler en liaison avec les personnes qui nous retrouvaient de semaine en semaine dans Les Annonces des Hautes-Vosges

C’est ce que nous avons annoncé dès la Chronique du dimanche 12 septembre 1976…

À compter du 26 septembre 1976, et, bien sûr, en accord avec le directeur de la publication, René Fleurent, qui aurait pu suspendre l’opération à l’occasion de tout nouveau numéro, la Chronique de Michel J. Cuny aura été accompagnée d’un bon de commande qui permettait, à qui le souhaitait, d’acquérir par courrier un exemplaire du roman Une femme très ordinaire contre la somme de 27 francs (port compris).

Peut-être ne sera-t-il pas totalement inutile de signaler que nous ne touchions, bien sûr, aucune forme de rémunération pour ce que nous faisions dans ce tout petit hebdomadaire… et que nous n’avions, depuis septembre 1975, aucune autre ressource que les quelques économies que nous avions pu faire durant mes six années de surveillance d’externat, et qui, comme on s’en doute, ne pouvaient que très vite fondre au soleil de nos rêves éveillés… et malgré notre aptitude à toutes sortes de restrictions qui ne se sont jamais démenties au fil de très nombreuses années… et dont nous avons donné un rapide récapitulatif dans l’ouvrage que nous avons publié en 1990 pour rendre compte des quatorze premières années de cette aventure qui aura dépassé tout ce que nous aurions pu en attendre au moment où nous écrivions dans Les Annonces des Hautes-Vosges. Il s’agit de La clef des champs, dont la version électronique est désormais accessible ici.

Michel J. Cuny

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Michel J. Cuny : crier dans le désert en attendant que la bêtise vienne vous y tuer…


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