IV. 136 – La Syrie, maîtresse de sa défense

IV. 136 – La Syrie, maîtresse de sa défense

En conformité avec les textes fondateurs de l’ONU et les textes internationaux, l’armée légitime de la République Arabe Syrienne est la seule force à pouvoir être sur le sol syrien. Et, donc, les FDS (Forces Démocratiques Syriennes) et les forces kurdes, qui n’ont reçu aucune légitimité du peuple syrien et qui occupent le nord de la Syrie, le sont en toute illégalité ; elles sont dans la situation de forces d’occupation, comme celles états-uniennes un peu partout dans le monde parce qu’elles bafouent la souveraineté du peuple.

Les forces armées étrangères, comme celle de la Russie, ne sont intervenues et n’interviennent en Syrie qu’avec l’accord du gouvernement syrien. L’accord a été donné parce que la Russie n’a fait preuve d’aucune hostilité au Président Bachar El Assad élu, au gouvernement en place, et au peuple syriens. Des groupes dont ceux du Hezbollah iranien et libanais sont venus, eux aussi, en plein accord avec l’armée syrienne. Derrière ces interventions en Syrie, il y a des conditions précises.

Lors d’un entretien accordé, le 30 mai 2018, au média Russia Today, le Président Bachar El Assad devait évoquer, face au journaliste Murad Gazdiev, le rapport de forces que les États-Unis cherchent à imposer à la Russie dans un pays tiers, la Syrie :
« Nous étions près d’une confrontation directe entre les forces russes et celles des États-Unis, et heureusement elle a été évitée. Non pas par la sagesse des dirigeants américains, mais par la sagesse des dirigeants russes. Nous avons besoin du soutien de la Russie, mais nous devons en même temps éviter la folie américaine afin de stabiliser notre pays. » [i24News, “Pas de troupes iraniennes” en Syrie, affirme Assad, 31 mai 2018. Extrait de RT (Russia Today), Le President syrien Bashar Al-Assad avec Russia Today, Interview, 30 mai 2018. Note FP : Hélas ! Sur RT, l’entretien est en anglais, sous-titré en arabe, mais pas disponible en français.]

Quant à l’appui militaire apporté par l’Iran à l’armée syrienne, le Président Bachar El Assad fournissait les précisions suivantes :
« L’Iran nous aide, mais nous n’avons pas de forces militaires iraniennes sur notre territoire. Nous n’en avons jamais eu, vous ne pouvez pas le cacher. Nous n’aurions pas honte de dire que nous en avons. » [Idem.]
« Seuls des officiers iraniens aident l’armée syrienne. » [Idem.]
Certaines personnes contestent ces propos du Président syrien. Mais pourquoi donc Bachar El Assad tricherait avec la réalité ? C’est un homme de vérité.

L’armée iranienne n’est pas en Syrie, même si j’ai pu le croire moi-même à certains moments. Les sionistes eux-mêmes sont obligés de reconnaître qu’il n’y a pas d’armée iranienne, pas de cadres armés avec une structure en brigades, bataillons, etc., sur le sol syrien. Seuls des groupes du Hezbollah s’y trouvent pour combattre l’ÉI (État Islamique). Pourquoi ces derniers groupes font-ils peur aux chefs des États occidentalo-golfico-sionistes ? Parce que, tout en étant lié à l’Islam chiite, le Hezbollah prône la laïcité, le nationalisme arabe, le panislamisme, l’anti-sionisme, l’anti-impérialisme. Il lutte auprès des deux armées, syrienne et russe, contre l’ÉI et contre les forces occidentalo-golfico-sionistes qui arment l’ÉI contre la Syrie, l’Irak, le Yémen

Les sionistes frappent le sud de la Syrie depuis Israël… Et la Jordanie, où en est-elle ? Le roi de Jordanie joue un drôle de jeu… à l’égard d’un pays arabe voisin… À propos des déclarations des sionistes, le Président syrien, Bachar El Assad, devait dire :
« Ils [les Israéliens] disent avoir attaqué des bases et des camps iraniens. Mais en fait nous avons eu des dizaines de Syriens tués ou blessés, et pas un seul Iranien. »

Quel intérêt le Président syrien aurait-il à cacher des morts ? À propos de l’État sioniste, la Syrie est en légitime défense…
« Israël nous attaque, mais nous ne faisons que nous renforcer, nous allons améliorer nos systèmes de défense aériens. C’est le seul moyen d’arrêter les attaques israéliennes, et nous le faisons. » [Idem.]

Le ministre israélien de la Protection Environnementale, Zeev Elkin, qui participait au Forum économique de Saint-Pétersbourg, quelques jours plus tôt, du 24 au 26 mai 2018, pleurnichait :
« Il est certain que nous sommes très préoccupés. Car vu la proximité géographique entre Israël et la Syrie, les systèmes antiaériens [S-300, ndlr] qui seront déployés dans ce pays couvriront en réalité la totalité de l’espace aérien israélien. » [Sputnik, Quand l’idée de voir des S-300 en Syrie donne des sueurs froides à Israël, 25 mai 2018.]

Ben oui… Mais il fallait y penser plus tôt. À force d’agresser, l’agresseur craint d’être agressé. Mais ses façons de faire, qui font partie de sa non éthique, ne sont pas nécessairement les façons de faire des pays qu’il agresse et qu’il craint ensuite.

Mais encore…
« Il ne nous est pas possible d’accepter cette situation ou de la traiter calmement. » « [N]ous suivons de près les déclarations des responsables russes. » [Idem. Note FP : La lettre majuscule entre crochets est de mon fait.]

Ce pleurnichard oublie que la Russie n’est pas tenue de rendre des comptes à l’État sioniste sur ses livraisons d’armes à la Syrie que l’État sioniste agresse.

Revenant sur les invectives états-uniennes, le journaliste de Russia Today, Murad Gazdiev, posait cette question :
« Concernant l’attitude des États-Unis envers vous, le président Trump vous a appelé “l’animal Assad”. Avez-vous un surnom pour le président américain ? » [i24News, “Pas de troupes iraniennes” en Syrie, affirme Assad, 31 mai 2018. Extrait de RT (Russia Today), Le President syrien Bashar Al-Assad avec Russia Today, Interview, 30 mai 2018.Note FP : Hélas ! Sur RT, l’entretien est en anglais, sous-titré en arabe, mais pas disponible en français.]

Le Président Bachar El Assad :
« Ce n’est pas ma façon de parler. Par conséquent, je ne peux pas utiliser un tel langage. C’est son langage et il le représente. Je pense que c’est un principe bien connu que l’on est ce que l’on dit. Il a ainsi voulu montrer ce qu’il représente et c’est normal. La seule chose qui vous touche, ce sont les gens en qui vous avez confiance avec un caractère posé et réfléchi, qui ont une morale, une éthique. Ce sont eux qui devraient vous émouvoir du point de vue positif ou négatif. Quelqu’un comme Trump ne me fait ni chaud ni froid. » [Vidéo Youtube, Assad aux Américains : quittez la Syrie !, 31 mai 2018.]

Suite : IV. 137 – Le président Bachar Al Assad : fi du « bazar international » 

Françoise Petitdemange
4 juin 2018


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