Petite affaire d’articulations symboliques

Ayant précédemment défini les articulations symboliques ainsi que je les entends (cliquer ici, pour y revenir), je vais poser maintenant la question de ce qu’elles sont dans l’ordinaire de nos vies…

Hélas, rien que de l’impalpable, tant le temps du quotidien sait nous faire perdre ce fil d’Ariane.

Avec cela que les premières à résonner avec une certaine persistance surviennent en ce moment privilégié, mais parfaitement instable, qu’il me plaît d’appeler la « saison des amours » (l’adolescence ?).
    
Nous avons donc eu, si jeunes et si innocent(e)s, les meilleures chances de n’y voir goutte et de poursuivre le reste de notre vie avec toujours le regard à moitié mort.
    
Tellement que pour rendre la chose plus criante dans le noir total de l’époque présente, je passerai de l’activité sym-bolique (d’Eros, mais oui!) à l’activité dia-bolique (de Thanatos), et donc du lien à sa… rupture.
    
Avec comme satan-modèle le De Gaulle qui supprime, après la mort de Jean Moulin, l’adverbe « souverainement » dans le texte fondateur du Conseil National de la Résistance. Ce qui peut se savoir mieux en suivant la piste qui est ici.

La France ? Un petit pays qui a laissé passer sa chance… et qui n’en sait toujours rien. 

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Ce que les éborgnés que nous sommes ne peuvent pas voir… De quoi peut-il bien s’agir ?

Hélas, rien que du mouvement de la vie. Et pourquoi donc ne pouvons-nous pas le saisir?

À tout prendre dans la perspective du « moi » (et celui-ci, qu’en a-t-il à faire, de l’amour ?, voir quoi que ce soit, ce n’est toujours que laisser son unique oeil  rivé au même clou.

Nous devrions tout de même pouvoir faire mieux, non ?

Tout laisse d’ailleurs à penser (car, on ne peut pas manquer de le savoir depuis Sigmund Freud et Jacques Lacan : « ça » pense pour nous) que ce n’est pas faute d’essayer, parfois, de faire mieux…

Après quoi, « ça » retombe (selon ce que nous pouvons en savoir) : le désir paraît ne plus y être.

Le désir ? Mot redoutablement fourvoyé dans les embrouilles d’alcôve… s’il s’agit pour nous de continuer à afficher la triste figure des chevaliers nus d’avoir perdu non pas seulement leur souveraineté (qui donc s’en soucie encore ?), mais peut-être leurs bretelles… si ce n’est le reste.

Michel J. Cuny

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