I. 1 – Vladimir Poutine : « Qu’est ce qu’un monde unipolaire ? »

I. – 1 – Vladimir Poutine : « Qu’est ce qu’un monde unipolaire ? »

Discours de Vladimir Poutine, prononcé le 10 février 2007,
à la Conférence sur la Sécurité, à Munich (Allemagne)

Des hommes politiques, des militaires,
des entrepreneurs, des experts

Le 10 février 2007, Vladimir Poutine prononçait un discours, à la Conférence sur la Sécurité à Munich (München en allemand), devant « des hommes politiques, des militaires, des entrepreneurs et des experts venus de plus de 40 pays du monde ». Voici ce qu’il disait dès le début de son intervention :
« On sait que les problèmes de la sécurité internationale sont bien plus larges que ceux de la stabilité militaro-politique. Ces problèmes concernent la stabilité de l’économie mondiale, la lutte contre la pauvreté, la sécurité économique et le développement du dialogue entre les civilisations.
Le caractère universel et indivisible de la sécurité est reflété dans son principe de base : « La sécurité de chacun signifie la sécurité de tous. » Franklin Roosevelt avait déclaré au début de la Seconde Guerre mondiale : « Où que la paix soit rompue, c’est le monde entier qui est menacé. »
Ces paroles restent valables aujourd’hui. » [Le mémorable discours de Poutine à Munich, 2007. Traduction RIA Novosti.]

La France, après deux siècles écoulés, en est encore à glorifier son héros de légende : Napoléon Ier (mai 1804-avril 1814) ; celui-ci voulait conquérir le monde, il s’est retrouvé sur l’île Sainte-Hélène où il est mort en mai 1821. L’Allemagne a tenté, durant sept décennies, de faire oublier son Führer : Adolf Hitler (août 1934-avril 1945), qui voulait instaurer une domination allemande pour 1.000 ans ; celui-là s’est suicidé le 30 avril 1945, à l’arrivée des troupes soviétiques dans Berlin.

Dorénavant, l’impérialisme occidental nourrit une pléthore d’idéologues chargé(e)s de persuader le bon peuple français que Hitler n’était pas aussi vilain que Staline… en mettant sur le compte de Staline – sans fournir les preuves irréfutables sans lesquelles toute accusation est de la diffamation – un nombre de morts incomparablement plus élevé que celui dû à Hitler et au nazisme.

Quant aux États-Unis, qui ne peuvent même plus compter les morts que leurs guerres sèment partout dans le monde, débarrassés ad vitam æternam (du moins le croyaient-ils) de l’Union des pays qu’ils ne pouvaient voir que comme des rivaux sur la scène du monde, après la dissolution de l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) en 1991, ils se voyaient déjà tout seuls en haut de l’affiche. Depuis lors, le « monde unipolaire » – incarné par les États-Unis – est présenté dans les médias-mainstream occidentaux comme la panacée occidentale, voire universelle, qu’il faut faire accepter par toutes les têtes de bûches, notamment en France…

Vladimir Poutine donne, de cette conception du monde, une définition particulièrement instructive :
« Certes, l’histoire de l’humanité a connu des périodes d’unipolarité et d’aspiration à la domination mondiale. L’histoire de l’humanité en a vu de toutes sortes.
Qu’est ce qu’un monde unipolaire ? Malgré toutes les tentatives d’embellir ce terme, il ne signifie en pratique qu’une seule chose : c’est un seul centre de pouvoir, un seul centre de force et un seul centre de décision.
C’est le monde d’un unique maître, d’un unique souverain. En fin de compte, cela est fatal à tous ceux qui se trouvent au sein de ce système aussi bien qu’au souverain lui-même, qui se détruira de l’intérieur. » [Idem.]

Ce « monde unipolaire » qu’il s’agit de faire entrer dans les cerveaux sans discussion possible, qu’est-ce donc ?
Vladimir Poutine nous le dit sans le moindre détour :
« Bien entendu, cela n’a rien à voir avec la démocratie, car la démocratie, c’est, comme on le sait, le pouvoir de la majorité qui prend en considération les intérêts et les opinions de la minorité. » [Idem.]

C’est bien cette définition de la démocratie qui avait animé les révolutionnaires du 1er Septembre 1969 en Libye et qui avait conduit le CCR (Conseil du Commandement de la Révolution) à créer, juste après, la RAL (République Arabe Libyenne) avec toutes les institutions nécessaires permettant au peuple libyen de sortir de l’analphabétisme. Ce rêve des révolutionnaires de 1969 était, progressivement, devenu réalité, en 1977, sous l’impulsion de Muammar Gaddhafi, avec la création de la JALPS (Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), ou État des masses, ou démocratie directe, ou gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. En 2011, il y avait urgence pour les dirigeants de pays surendettés comme la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, de plus en plus soumis à l’État sioniste, de détruire un système qui risquait de déteindre sur d’autres pays…

Françoise Petitdemange
29 avril 2017

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