IV. 15 – 2013. Un sale été pour François Hollande et Laurent Fabius

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Un sale été pour les crifistes

IV. 15 – 2013. Un sale été
pour François Hollande et Laurent Fabius

De même que le président Nicolas Sarkozy avait lancé la guerre contre le peuple libyen pour le protéger, de même le président suiveur, François Hollande, et son ministre des Affaires étrangères et du Développement international (mai 2012-février 2016), Laurent Fabius, qui prenaient eux aussi leurs décisions au CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), étaient sur le point d’impliquer directement la France dans la guerre contre le peuple syrien sous prétexte de le protéger. Ils n’attendaient que le feu vert du grand manitou…

Le 31 août 2013, le président des États-UnisBarack Obama, avait bien commencé son discours : « Après délibération, j’ai décidé que les États-Unis doivent mener à bien une action militaire à l’encontre de cibles syriennes. Il ne s’agit pas d’une intervention illimitée. Il n’y aura pas de soldats sur le terrain, de boys sur le terrain, mais le régime d’Assad doit être puni de cette utilisation d’armes chimiques. » [Discours de Barack Obama, 31 août 2013, en direct de la roseraie de la Maison Blanche, à Washington.] Barack Obama rassurait : il ne s’agissait… « pas d’une intervention illimitée » comme en Libye, par exemple… à propos de laquelle chacun(e) garde le souvenir d’avoir été criminellement trompé(e) par l’adoption d’une Résolution 1973, largement dépassée… Barack Obama faisait encore cette grande promesse… « Pas de soldats sur le terrain »… Chacun(e) se souvient d’arrestations, par les autorités de la Jamahiriya, de soldats suédois, britanniques qui se trouvaient sur le sol libyen avant même les bombardements français et que des forces spéciales anglo-saxonnes faisaient de l’instruction in vivo, autour de Tripoli notamment, pendant la guerre… Et puis Barack Obama n’aurait pas été le président des États-Unis s’il n’avait parlé de punir un autre président ! Mais où sont donc les Bush et tous les autres prédécesseurs d’Obama qui ont utilisé ces armes et qui devraient être traduits devant la CPI (Cour Pénale Internationale) ?

Coup de fatigue ou coup de franchise ? Barack Obama lâchait tout : « Nos forces militaires ont des natifs, des hommes dans la région et nos responsables militaires me disent qu’ils sont prêts à frapper lorque nous [prendrons] la décision. » [Idem. Note de FP : J’ai substitué « prendrons » à « prenons ».] Voilà pourquoi « pas de soldats sur le terrain » ! C’est qu’il y en a déjà « dans la région »… sur le sol syrien ? sur la frontière turco-syrienne ? Il s’agit d’une utilisation, par les États-Unis, de « natifs », donc de Syriens, exilés ou pas, mais, pour sûr, traîtres à leur pays et prêts à faire la guerre contre les habitant(e)s de la Syrie, c’est-à-dire prêts à faire la guerre civile. L’utilisation de « natifs », cela sent l’intervention coloniale.

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Tout avait donc bien commencé… (Capture d’écran : FP)

Là où tout devait se gâter pour Hollande… Voici qu’Obama louvoyait : « Cette décision sera mise en œuvre, soit demain, soit la semaine prochaine, soit d’ici un mois, et je suis prêt à donner l’ordre. » [Idem.] Peut-être, peut-être… aux Calendes gecques. Qui sait ? La première décision n’était donc pas encore prise… Cela n’empêchait pas le président des États-Unis de dire… sans rire : « Et c’est pourquoi j’ai pris une deuxième décision : je vais demander l’autorisation pour utiliser cette force militaire auprès du Congrès américain. » [Idem.] Il est vrai que le 29 août 2013, à la veille de ce discours d’Obama, David Cameron, qui s’était précipité en 2011 dans les bras de Nicolas Sarkozy pour abattre la Libye, pays arabo-africain dont le développement gênait considérablement l’État sioniste, venait d’être pris à contre-pied : « Non à la guerre, un soufflet pour Cameron », tel était le titre du quotidien conservateur “The Daily Telegraph” qui rendait compte du vote au Parlement britannique.

Cameronexit, restait Hollande pour faire la guerre contre le peuple syrien… Barack Obama ne pouvait qu’espérer un vote négatif du Congrès sur la question pour s’enlever une épine du pied : « Donc, j’ai l’autorité de mener à bien cette action sans l’autorisation du Congrès mais je sais que notre pays sera plus fort si nous passons d’abord par le Congrès. » [Idem.] Pour le Congrès lui-même, le choix est facile : le résultat est dans cette phrase du président Obama… « Il faudra des années pour résoudre cette situation, c’est pourquoi nous n’allons pas envoyer nos troupes car c’est la guerre de la Syrie, et non pas la nôtre. » Voilà ! Maintenant, les gars, vous pouvez voter ; je viens de vous dire ce qu’il faut faire. Le Congrès dira non et Obama poussera un gros ouf ! de soulagement.

Avant le vote du Congrès, lors d’un appel téléphonique, le 31 août, le président de la première puissance terroriste du monde, Barack Obama, aurait dit en substance au petit va-t-en guerre en culottes courtes, François Hollande… « Il n’y a pas de coalition internationale pour une intervention en Syrie, pas de majorité au Conseil de sécurité, pas de soutien dans l’opinion, il faut au moins que j’ai l’aval du Congrès, car je ne suis pas George W. Bush. » [Propos rapporté par un témoin de l’échange téléphonique et repris dans “Le Monde International”, article L’été où la France a presque fait la guerre en Syrie, 15-17 février 2014.] Y avait-il « une coalition internationale » ou, simplement, occidentale, « pour une intervention en Syrie » contre l’armée de la République Arabe Syrienne ? Non, puisque le Parlement britannique, après un débat houleux, avait refusé l’intervention militaire de Cameron en Syrie aux côtés de la France et des États-Unis. Y avait-il « une majorité au Conseil de sécurité » ? Non, puisque la Russie, la Chine avaient perdu toute confiance dans le respect des Résolutions de l’ONU par la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, à partir du non-respect de la Résolution 1973 qui avait été bafouée pour détruire les structures politiques et économiques de la Libye et bombarder le peuple libyen par la même occasion. Y avait-il un « soutien dans l’opinion » ? Mais qu’est-ce que « l’opinion » ? Une minorité qui s’exprime à tort et à travers dans les médias tandis qu’une majorité de citoyens-citoyennes n’ont jamais la parole dans aucune structure politico-médiatique. C’est vrai ! Obama le métis n’est pas le blanc Bush. Il n’empêche… Le président François Hollande, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui rêvaient de « punitions », de « sanctions », d’« évictions » pour se débarrasser du président élu, réélu, Bachar El Assad, se retrouvaient “chocolat”.

Dans ces moments-là, Vladimir Poutine devait dire : « Les forces syriennes sont à l’offensive et cernent les rebelles dans plusieurs régions. Dans ces conditions, fournir un atout à ceux qui appellent à une intervention armée serait totalement absurde. Je suis convaincu que ce n’est qu’une provocation de ceux qui veulent entraîner d’autres pays dans le conflit syrien et s’assurer le soutien des acteurs internationaux puissants, États-Unis en tête. Concernant la position de nos amis américains qui affirment que les troupes gouvernementales ont utilisé des armes chimiques, et disent avoir des preuves, eh bien, qu’ils les montrent aux enquêteurs des Nations Unies et au Conseil de sécurité. » [Interview de Vladimir Poutine, Syrie : Vladimir Poutine sur l’utilisation des armes chimiques, vidéo du 31 août 2013.] Oui, mais, voilà… en admettant que les inspecteurs de l’ONU aient été réellement dépêchés sur place pour l’enquête, ils n’avaient peut-être pas les “bons” résultats voulus par certains…

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Vladimir Poutine, interview du 31 août 2013 (Capture d’écran : FP)

Le 4 septembre 2013, devait avoir lieu un débat à l’Assemblée nationale sur la Syrie. François Hollande, têtu comme Umule, n’était pas décidé à renoncer à sa guerre : il réunissait les ministres concernés et certains de ses collaborateurs pour un conseil restreint. Un témoin devait raconter : « Le président insiste sur la nécessité d’apporter des informations d’origine française pour valider un argumentaire en quatre points : c’est une attaque chimique, massive, contre des civils, orchestrée par le régime de Bachar Al-Assad. » [Propos rapporté par un témoin de l’échange téléphonique et repris dans “Le Monde International”, article L’été où la France a presque fait la guerre en Syrie, 15-17 février 2014. Etc.] Hélas pour François, le sommet du G20, qui était prévu pour les 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie), allait tout gâcher… les Russes parlaient d’accusations lancées contre Bachar El Assad sans la moindre production de « preuves ». Comme s’il fallait des preuves ! Avant d’attaquer un peuple pour le protéger…

Suite : IV. 16 – Une mise en demeure adressée au président de la république française

Françoise Petitdemange
24 janvier 2017

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