2. Notre ancêtre le Gaulois…


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Notre ancêtre le Gaulois…

Notre ancêtre le Gaulois… il s’est fait jeter, le 20 novembre 2016, soit cinq ans et un mois – jour pour jour – après l’assassinat d’un homme d’État, Muammar El Gaddhafi.

Voici ce que le battu, aux élections des Primaires de son parti, disait, hier, aux Français et aux Françaises :
« J’ai voulu les Primaires. Elles sont un succès populaire incontestable. Elles se sont déroulées dans la dignité, sans contestation majeure. La page des guerres fratricides de notre famille politique est donc tournée, je l’espère, définitivement. L’action de rassemblement, engagée il y a deux ans, a donc porté ses fruits. » [Déclaration de Nicolas Sarkozy, après sa défaite aux Primaires des élections présidentielles de 2017, dimanche 20 novembre 2016, de 22h 06 à 22h 12. (Extraits.)]
L’enterrement de la hache de guerre n’est qu’un vœu pieux. Car là où il y a de gros intérêts, privés plus que publics, il y a lutte à mort.

« Comme je l’ai toujours fait tout au long de ma vie politique, j’ai défendu mes valeurs. J’ai défendu mes convictions avec ardeur, avec passion, et avec le souci exclusif de la France. Je ne suis pas parvenu à convaincre une majorité d’électeurs. Je respecte et je comprends la volonté de ces derniers de choisir, pour l’avenir, d’autres responsables politiques que moi. » [Idem.]
Le problème est que, dans une vraie démocratie, il ne s’agit pas de défendre des valeurs personnelles qui, d’ailleurs, ne peuvent aucunement être celles d’un pays, mais des valeurs collectives qui puissent permettre à chacun-chacune et à tous-toutes de vivre dans la dignité et le respect.
Les « valeurs » personnelles ne sont, dans ce cas précis, que la vie de luxe au détriment de la collectivité, les affaires de corruption, la justice entravée, etc., sans parler des prêts libyens pour la campagne de 2007… sur lesquels la justice devrait obliger Nicolas Sarkozy à s’expliquer.

« Je veux, enfin, féliciter François Fillon et Alain Juppé qui sont qualifiés pour le second tour. Ce sont deux personnalités de grande qualité qui font honneur à la droite française. J’ai travaillé en confiance avec chacun d’eux. J’ai beaucoup d’estime pour Alain Juppé. Mais les choix politiques de François Fillon me sont plus proches. Les électeurs qui m’ont fait confiance sont naturellement libres de leur décision. Je leur demanderai, cependant, de ne jamais emprunter la voie des extrêmes. La France mérite tellement mieux que le choix du pire. » [Idem.]
Nicolas Sarkozy, croit-il que le choix des électeurs et des électrices, en 2007, n’a pas été « le choix du pire » ? En cinq années de mandat, il a ramené la fonction présidentielle au degré zéro de la vertu politique. Lorsqu’il disait : « La France m’a tout donné. Je lui rendrai tout », il fallait entendre : « La France m’a tout donné. Je lui prendrai tout ». Il s’est moqué de la population française dès le lendemain des élections présidentielles. Et les ministres de son gouvernement, lors de leur première réunion, décidaient d’augmenter considérablement leurs émoluments et ceux du président, tandis que des retraité(e)s, qui ont travaillé toute leur vie, n’ont pas même de quoi vivre et que, pour faire face aux dépenses quotidiennes, ils-elles se trouvent souvent obligé(e)s de vendre les pauvres biens acquis durant leur vie de dur labeur.
Enfin, la politique étrangère et de défense fut la politique « du pire ». L’invitation du Guide révolutionnaire libyen fut un fiasco. L’avion de Muammar Gaddhafi n’avait pas encore atterri, le 10 décembre 2007, que la secrétaire aux droits de l’homme se répandait en diatribes, dans les médias, contre le Guide libyen : ainsi, un invité de la France était insulté avant même d’avoir posé le pied sur le sol français.
Quatre ans plus tard, un Polichinelle n’ayant aucun mandat d’aucune sorte, sauf peut-être celui de l’État sioniste, poussait le président Sarkozy à attaquer militairement la Libye. La population française fut bafouée, trompée, leurrée à coup de mensonges diffusés dans tous les médias français, avec le secours d’universitaires et autres expert(e)s ès monde arabe ; les générations précédentes d’universitaires et de passionné(e)s du monde arabe avaient fait preuve de beaucoup plus de curiosité culturelle et intellectuelle…
La Libye portera longtemps encore les stigmates des bombardements et, si les ancêtres du peuple libyen, ne sont pas les Gaulois, le peuple libyen a de la mémoire… Quant à la France, elle méritait tellement mieux qu’une guerre : le budget militaire du pays, doit-il être gaspillé en bombes qui produisent l’enrichissement d’une poignée d’affairistes, et qui font le malheur des populations française, libyenne, syrienne, etc.

« L’idée que je me fais de mon devoir est de dire avec franchise, avec clarté, avec loyauté que, quels que soient mes désaccords passés avec lui, François Fillon me paraît avoir le mieux compris les défis qui se présentent à la France. Je voterai donc pour lui au second tour de la Primaire. Quel que soit le verdict du second tour, celui qui sera choisi pourra compter sur mon soutien personnel. » [Idem.]
Très pragmatique, Nicolas Sarkozy sait les casseroles qu’il traîne derrière lui comme autant de boulets. François Fillon, au vu des scores, ayant plus de chances de l’emporter qu’Alain Juppé, il se range derrière l’ami-ennemi d’hier qu’il avait choisi comme Premier ministre et qu’il n’avait cessé d’humilier tout au long de son quinquennat à la présidence de la république. Espère-t-il pouvoir manœuvrer encore pour que la justice traîne et finisse par prononcer un non-lieu en sa faveur et en celle de son parti ? Il n’est vraiment pas certain que ce parrainage de Sarkozy pour le candidat Fillon ne soit pas un boulet de plus…

« L’enjeu pour la France de l’élection présidentielle de mai 2017 est, en effet, considérable. Mon unique objectif sera que le candidat que vous aurez choisi, mes chers compatriotes, gagne cette élection présidentielle. Je vous prie de le croire. Je vous le dis du fond de mon cœur. Seul l’intérêt de la France compte à mes yeux. Je vous remercie. Et je remercie aussi les journalistes qui m’ont suivi tout au long de cette campagne, toujours avec passion, et je mesure combien je leur ai demandé d’efforts par rapport à leur vie personnelle et à leurs familles. Qu’ils soient assurés de ma reconnaissance. » [Idem.]
Nicolas Sarkozy se trouvait face à cette alternative : gagner les élections présidentielles ou les faire gagner par quelqu’un de son parti pour avoir des chances de se tirer d’affaire… des affaires.
Nicolas Sarkozy n’est pas choisi, mais il va tout faire pour que Fillon ou Juppé gagne : c’est sa seule planche de salut pour échapper à la justice de la France. Il n’est pas sûr que le changement de nom, par le passage de l’UMP aux Républicains, permette, à lui tout seul, d’effacer les ardoises. Par ailleurs, la brosse à reluire peut inciter les journalistes ami(e)s à rendre encore de nombreux services, à lui et à son parti… Mais les Français et Françaises, qui ont rejeté ce candidat aux élections présidentielles de 2012, et ceux-celles qui viennent de le rejeter, ce dimanche 20 novembre 2016, lors des Primaires en vue des prochaines élections présidentielles qui auront lieu en 2017, n’ont certainement pas le désir de voir Nicolas Sarkozy s’immiscer, depuis les coulisses, dans les affaires politiques du pays.

« Il est donc temps maintenant, pour moi, d’aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques. Bonne chance à la France. Bonne chance à vous, mes chers compatriotes. Soyez certains que Français je suis, Français je reste, et que tout ce qui, de près ou de loin, touche à la France, me touchera toujours personnellement. » [Idem.]
La plupart des Français et des Françaises se seraient facilement passé(e)s de ses « passions publiques ». Il est à espérer que ses « passions privées » ne seront pas utilisées à passer entre les mailles du filet de la justice. Mais, dorénavant, il ne bénéficiera plus de l’immunité que lui conférait la fonction présidentielle qu’il espérait obtenir, de nouveau, en 2017, et il n’aura plus la place première, le mandat présidentiel, qui lui permettait de tout contrôler à son profit : médias, justice, armée, police, etc.

Françoise Petitdemange
21 novembre 2016

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