4. Etats-Unis über alles

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États-Unis über alles

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Derrière l’apparente propreté,
le drapeau le plus sanguinolent du monde

La candidate déchue, Hillary Clinton, devait déclarer dans un discours de fin d’après-midi de ce 9 novembre 2016 : « La justice est aussi enchâssée dans la Constitution, tout comme le principe d’égalité de nos droits et de notre dignité, la liberté de religion et d’expression. Nous respectons et incarnons également ces valeurs. Et nous devons les défendre. » [Radio-canada, Vous avez manqué le discours d’Hillary Clinton ? Le voici, 9 novembre 2016.] Sauf que les États-Unis « défendent » “leurs” « valeurs » en ne cessant d’attaquer les populations, par les armes les plus brutales, y compris par des ADM (Armes de Destruction Massive), au mépris de « la justice », de « la Constitution », du « principe d’égalité » des « droits » et de la « dignité », de « la liberté de religion et d’expression » dans les autres pays du monde. Les chefs des États-Unis ont toujours préféré les bombes à la diplomatie, pourvu que ces bombes ne tombent pas chez eux. D’ailleurs, connaissent-ils le rapport des mots ? connaissent-ils autre chose que le rapport de forces ?

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Les 6 et 9 août 1945,
les États-Unis apportaient leur démocratie
au peuple japonais
en expérimentant leur nouvelle arme

Et Hillary Clinton de se fendre de quelques remerciements à l’adresse des “gogos”… « Aux millions de bénévoles, meneurs, activistes et dirigeants syndicaux qui ont cogné aux portes, qui ont parlé à leurs voisins et qui ont publié sur Facebook, même dans des pages secrètes, je veux que vous sortiez au grand jour pour que votre message soit entendu à l’avenir. » [Idem.] « Même dans des pages secrètes »… c’est-à-dire ? Pour résumer, les partisans sont allés, physiquement jusque dans les foyers, idéologiser les foules…

Et puis, après ce laïus obligé, reprenant son pipeau… « Je bénis chaque jour d’être une Américaine. Et je crois toujours aussi profondément que, si nous travaillons ensemble dans le respect de nos différences, dans la force de nos convictions et de notre amour pour la nation, notre avenir sera brillant. » [Idem.] La candidate défaite sait très bien que la politique menée par sa « nation » exclut, par les bombes, toutes les politiques menées par les autres pays qui ne sont pas en phase avec la sienne. Même ses compatriotes ont compris ce qu’il en est du « respect » des « différences », par exemple, entre Indiens et colonisateurs européens puis américains, entre Noir(e)s descendant(e)s d’esclaves et Blanc(he)s, ce qu’il en est de la « force » des « convictions » dictées par qui ou, plutôt, par quoi ? Quant à l’« amour pour la nation », les vétérans de toutes les guerres en paient le prix, en silence, muselés qu’ils sont par le conglomérat médiatique capitaliste, impérialiste, colonialiste.

Alors que les États-Unis – sa nation – font la guerre dans tous les coins du monde, Hillary Clinton ose se référer aux Écritures saintes dans lesquelles il est dit, selon elle : « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. » [Idem.] Quelle grandeur d’âme ! Au nom du « bien » (de leur bien), les États-Unis prétendent lutter contre le mal (venant des autres, bien sûr) en ne cessant de bombarder : l’Afghanistan (1979-1989), l’Irak (1990-1991), la Somalie (1992-1995), Haïti (1994-1995), la Yougoslavie (1994-1995), (1998-1999), l’Afghanistan encore (2001-2014), l’Irak, encore, (2003-2011), le Nord-Ouest du Pakistan (2004-en cours en 2016), la Libye (2011), la Syrie, la Libye encore, l’Irak encore et le Nigeria (2014-en cours en 2016), l’Afghanistan encore (2015-en cours en 2016), pour renverser des chefs d’États, ou assassiner, comme en Libye, le Guide révolutionnaire qui avait construit, avec ses camarades de Révolution, les chefs de tribus, et le peuple lui-même, une véritable démocratie, et pour imposer des chefs d’État fantoches aux peuples qui n’en veulent pas, pour exiger, de ces chefs fantoches, la mise en place de superstructures qui ne correspondent ni à l’histoire de ces pays ni au désir des populations, et pour détruire les infrastructures que des millions de personnes ont obtenues par leur travail.

Depuis leur existence en tant que « nation », les États-Unis ont un seul scénario : anéantir les pays qui se développent et que, donc, ils voient comme des ennemis et plonger les populations dans le chaos pour mieux piller leurs richesses.

Enfin… « Que Dieu vous bénisse, que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. » [Idem.] Ce qui ressemble à un « Deutschland über alles » et à un « Dieu est avec nous », de sinistre mémoire.

Françoise Petitdemange
11-12 novembre 2016


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