Quand les impérialismes se rebiffent…

Quand les impérialismes se rebiffent…

Tous comptes faits, trois prétendues démocraties occidentales – États-Unis, Grande-Bretagne, France – ne cessent de vouloir imposer leurs vues politiques et économiques sur le monde, au mépris de la grande majorité des populations. Du passé au présent…

2 - Les peuples vaincront l'impérialisme
(Images du film de Charlie Chaplin « Le dictateur » réalisé en 1940. 
Aux Etats-Unis,
lors de la « première mondiale » en 1940 et de sa « sortie nationale » en 1941,
Charlie Chaplin dut faire face à des pressions politiques…)
Les peuples vaincront l’impérialisme : des plus malins
que les Reagan, Bush, Clinton, Obama ; que les Churchill, Cameron ;
que les Ferry, Thiers, De Gaulle, Mitterrand, Sarkozy, Hollande,
que les Mussolini, Franco, Pinochet, etc.
serviteurs des trusts, des multinationales, de la sangsue financière internationale,
ont lamentablement chuté au cours de l’Histoire

« Depuis le 1er janvier 1999, à minuit, les transactions financières européennes s’effectuent dans une nouvelle monnaie. Et cette nouvelle monnaie – l’euro – devrait être mise en circulation et remplacer les anciennes monnaies – le franc, le mark, la peseta, etc. – en 2002, pour les habitant(e)s de l’Europe. » [Françoise Petitdemange, La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011), page 384.]
Dans le cadre de la création des États-Unis d’AfriqueMuammar Gaddhafi était intervenu, à deux reprises, pour parler de la monnaie que l’Union Africaine devait mettre en place : le dinar-or. La Libye était encore, à ce moment-là, sous un embargo décrété par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne avec l’aval de l’ONU, embargo qui avait commencé au début de 1992, et qui ne prendra fin qu’en septembre 2003.
« Sous l’impulsion de Muammar Gaddhafi, qui avait organisé une conférence dite « Conférence Mondiale de Mathaba en 1996 » sur le « Dinar-or », une autre a lieu, en cette année 2000, et les pays africains, voulant de plus en plus se libérer du moindre joug colonial qui perdure, manifestent leur intérêt pour cette monnaie unique. » [Page 384.]
Voilà l’une des raisons principales de la déstabilisation de l’Afrique, qui a commencé, d’une manière urgente, fin 2010 en Côte d’Ivoire, qui s’est poursuivie en Tunisie et en Égypte et qui s’est achevée par la guerre civile doublée d’une guerre coloniale en Libye, en 2011. À noter que la Syrie, pays arabe, qui n’ouvrait pas suffisamment ses portes au capitalisme occidental – selon la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis – a été déstabilisée en même temps que la Libye, et que la guerre se poursuit jusqu’à cette année 2016.
L’Afrique ne fut pas la seule à vouloir se libérer des monnaies coloniales. Excédé par des manœuvres occidentales qui plongèrent l’Irak dans d’incessantes guerres (Koweït, Iran, États-Unis-Grande-Bretagne-France), et par un embargo économique, assorti du honteux chantage « Pétrole contre nourriture » qui a duré des années (1996-2003) et qui a fait 1,5 million de morts dont 500.000 enfants en Irak (chiffres d’organismes rattachés à l’ONU), le président de l’Irak, Saddam Hussein, et son gouvernement prennent alors des décisions qui fâchent les États-Unis :
« Au cours de cette année 2000, Saddam Hussein a fait savoir que l’Irak n’utiliserait plus le billet vert dans ses transactions internationales et le ministre des Finances irakien a confirmé le fait que le dollar allait être remplacé par d’autres devises. Le pétrole irakien ne sera plus échangé contre des dollars mais contre d’autres devises étrangères, dont l’euro, ce qui va privilégier l’Europe et faire basculer le commerce du pétrole de tous les pays membres de l’OPEP vers l’euro : […]. » [Page 386.]
Par ailleurs, la guerre contre l’Irak et l’assassinat de Saddam Hussein, après un procès bâclé et une mise à exécution ultra-rapide de la peine de mort prononcée, et la guerre contre la Libye jusqu’à l’assassinat de Muammar Gaddhafi dans les conditions que nous savons, ont mis fin à des procès en cours contre la France qui n’avait pas hésité, au milieu des années 1980, à vendre, en toute connaissance de cause, des poches de sang contaminé non chauffé à… l’Irak, la Libye, l’Argentine, la Grèce, la Tunisie, etc., poches de sang qui, au lieu de sauver des vies, ont décimé des familles dans ces pays.

Pour plus d’éléments, je renvoie à mon ouvrage La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011), Éditions Paroles Vives 2014.

http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr/#LA_LIBYE_REVOLUTIONNAIRE_.A

Suite : L’Afrique pillée, colonisée, martyrisée

Françoise Petitdemange
28 mars 2016

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