Les crimes de Staline, selon les sionistes ?… La preuve : les SS l’ont dit

Nous poursuivons notre lecture de l‘Avertissement de l’éditeur, rédigé par Michel Parfenov pour l’édition française (Actes Sud, 1995) du Livre noir, consacré par Vassili Grossman et Ilya Ehrenbourg à l’extermination, par les nazis, des Juifs d’URSS

Nous avons vu que, dès les premiers lignes, la confusion s’installe. Il y aurait eu un « pacte germano-soviétique ». Je ne reviendrai pas sur le pourquoi de l’élimination, par Michel Parfenov, de la suite : « de non-agression ».

Par ailleurs, nous avons appris que les Juifs soviétiques n’avaient « pas été évacués à temps »… Staline commence donc à ressembler à ce que l’on attend de lui… Mais, comme on le voit, la manière n’est encore qu’allusive.

C’est que nous n’en étions qu’à la septième page du livre… Passons à la suivante :
« Gémellité du nazisme et du stalinisme, que Vassili Grossman a admirablement décrite dans son roman Vie et Destin, quand il fait dire à un SS : « Pour qu’existe le socialisme dans un seul pays, il fallait priver les paysans du droit de semer et de vendre librement, et Staline n’hésita pas : il liquida des millions de paysans. Notre Hitler s’aperçut que des ennemis entravaient la marche de notre mouvement national et socialiste, et il décida de liquider des millions de Juifs.«  » (page 8)

Heinrich Himmler et sa clique…

En sa qualité de Juif, Vassili Grossman se sera donc prêté à ce jeu éhonté qui consiste à confondre Hitler et Staline… dont il fait ici des… jumeaux.

Comment s’y prend-il ? Dans un roman « il fait dire à un SS »… Le Juif Grossman a donc de très bonnes sources… Il s’en remet tout simplement au « témoignage » de l’un des membres de cette collectivité criminelle, les SS, dont les Juifs ont eu tant à pâtir…

Ce qui rend ce « témoignage » d’autant plus crédible, sans doute, d’être cautionné par un écrivain juif de renommée mondiale. Et pour nous dire quoi ? Mais tout simplement que ce que des millions de Juifs ont pu subir de la part de Hitler, des millions de paysans russes l’avaient subi auparavant de la part de Staline… C’est effectivement l’explication nazie de l’histoire de l’Union soviétique… Mais cette histoire se trouve ici authentifiée par l’un des deux responsables principaux du Livre noir… autant dire un spécialiste patenté des malheurs juifs…

Cerise sur le gâteau : c’est dans l’Avertissement, que l’éditeur inscrit au fronton d’un livre qui répertorie les crimes nazis contre les Juifs d’Union soviétique, que ce propos prêté à un SS est cité comme une vérité historique de plein exercice…

Interrogeons-nous… Quand il est entré en Union soviétique, Hitler n’en aurait-il voulu qu’aux Juifs ? Certes, non. C’est d’ailleurs le même Michel Parfenov qui l’a écrit dans une phrase que j’ai déjà citée :
« L’opération Barberousse » est, aux yeux d’Hitler, le début de la guerre d’anéantissement du « judéo-bolchevisme ». » (page 7)

Si des « millions de paysans » ont été liquidés en URSS avant l’arrivée des hommes de Hitler, celui-ci n’aura-t-il fait que les mettre au compte de Staline et des non-Juifs ? Il ne semble pas… puisqu’il s’en prend à tout le monde…

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que Vassili Grossman et Michel Parfenov se rangent derrière un SS de fiction pour faire de Staline l’égal de Hitler dans le crime… C’est-à-dire qu’ils n’hésitent pas une seconde à s’engouffrer dans une si terrible identification… seulement imaginaire ?

Nous sommes pourtant bien obligé(e)s de l’admettre : dans le binôme « judéo-bolchevique » qui faisait face, en 1941, à Hitler, et que Hitler avait décidé d’anéantir – ce qu’il a fait avec la plus grande détermination pendant les trois ou quatre années suivantes -, la cible juive se sera suffisamment décalée en 1995 pour pouvoir venir se ranger derrière les nazis et tancer vertement le chef des Soviétiques : Joseph Staline… pour les millions de morts qu’il aura ordonnées, s’il faut en croire un chef SS de fiction, inventé de toutes pièces par l’un des auteurs du martyrologe juif : Le Livre noir

Très fort, n’est-ce pas ? Et pas très rassurant… pour l’idée que nous commençons à nous faire du sionisme… puisque nous le voyons se ranger aujourd’hui en ordre de bataille sur les positions idéologiques fermement défendues naguère par les nazis… et au prix du sang de millions de victimes…

Mais restons sur la page 8, et voyons ce que Michel Parfenov nous rapporte à propos des lendemains de la Seconde Guerre mondiale et de l’association qui va être la maîtresse d’œuvre du Livre noir : le CAJ (Comité antifasciste juif). Nous tombons sur une phrase dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle a un caractère expéditif :
« En 1948, le grand acteur Solomon Mikhoels, le président du CAJ, est ignoblement assassiné par la police de Staline, le comité est dissous, ses dirigeants arrêtés, un procès préparé qui annonce « le complot des blouses blanches ». » (page 8)

Rappelons-le pour éliminer tout doute : Michel Parfenov intervient ici en qualité d’éditeur. On peut donc penser qu’il connaît de bout en bout les éléments qui constituent ce livre…

Apparemment que non, pourtant… « Solomon Mikhoels… ignoblement assassiné par la police de Staline ». Est-ce vraiment aussi simple ? et aussi sûr ?

Prenons la page 1090. Nous y découvrons une courte biographie du personnage en question. La voici :
« Le plus grand acteur du théâtre juif et, à partir de 1929, son directeur. Participa au « premier rassemblement des représentants du peuple juif » à Moscou en août 1941, puis devint président du CAJ. En 1943, se rendit aux États-Unis, au Mexique et en Grande-Bretagne pour demander aux Juifs de ces pays de soutenir l’effort de guerre soviétique. Après la guerre, son assassinat à Minsk par le KGB, en janvier 1948, déguisé en accident de voiture, marqua le début de la campagne antisémite déclenchée par Staline, qui conduisit entre autres à l’interdiction du Théâtre juif d’État et de la maison d’édition Der Ernes. » (page 1090)

Circulons !… Il n’y a décidément rien à voir… Michel Parfenov a-t-il eu accès à des informations particulières lui permettant de franchir allègrement la marge qui va d’un accident de la circulation à un assassinat en bonne et due forme ? Pourquoi donc ne nous en fait-il pas part ? Le moment était pourtant idéal… Mais non, nous n’en saurons pas plus.

Et l’accusation subsiste tout tranquillement…

De même qu’aujourd’hui Vladimir Poutine fait sans doute allègrement éliminer tous ses adversaires… Or, nous savons ce que nous savons : aucun document, aucune preuve n’y changera rien… Ce ne peut être que lui !

Michel J. Cuny

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