IV. 47 – Incompétence de la coalition occidentalo-golfico-sioniste ou action criminelle ?

IV. 47 – Incompétence
de la coalition occidentalo-golfico-sioniste
ou action criminelle ?

Hadiya Khalaf Abbas et Ali Larijani, à Téhéran (Iran),
26 septembre 2016

Après les quatre frappes aériennes de la coalition dite internationale, en réalité occidentalo-golfico-sioniste, auxquelles ont participé les forces armées des monarchies britannico-australienne et danoise, qui ont touché des troupes de l’armée syrienne près de Deir ez-Zor, le 17 septembre 2016, et qui ont été suivies par une attaque lancée contre ces troupes par les groupes armés de Daesh, la présidente du Conseil Populaire de la Syrie, Hadiya Khalaf Abbas, devait, lors d’un déplacement en Iran, faire cette déclaration  :
« L’armée syrienne a intercepté une conversation entre les Américains et Daech avant le raid américain à Deir ez-Zor. » [Sputnik, Frappe de Deir ez-Zor : Damas dit avoir l’enregistrement des négociations Daesh/USA, 26 septembre 2016.]

Le United States Central Command ou CENTCOM (Commandement Central des États-Unis) qui, depuis sa création en 1983, multiplie les opérations militaires dans les pays du Proche et du Moyen-Orient, de l’Asie centrale et du sud, a déployé des forces en Jordanie, en Arabie saoudite, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, dans la plupart des pays de la péninsule arabique (Koweït, Qatar, Oman, Bahreïn, Émirats Arabes Unis), ainsi qu’en Afrique (Djibouti).

Étant responsable des opérations en Syrie, le CENTCOM devait se fendre d’un communiqué quelque peu effarant : à savoir que « les commandants » et « les pilotes » de la coalition, qui sont à l’origine des dizaines de morts et de la centaine de blessés parmi les militaires syriens, n’ont fait preuve ni d’une « conduite répréhensible », ni d’un « non-respect délibéré » « des procédures de ciblage ». [Sputnik, Raid de la coalition US : « Sans l’appel des Russes, la frappe se serait poursuivie », 29 novembre 2016.]

Selon le responsable chargé de l’enquête, le général de brigade, Richard Coe… « Ça a été une erreur tragique due au facteur humain. » Et de dire… « Lorsque nous avons téléphoné aux Russes pour la première fois, nous leur avons donné des informations erronées sur la localisation de la frappe. » La coalition, en donnant le point d’impact de la frappe, « s’est trompée » de… neuf kilomètres. Cela arrive souvent ? Le commandement russe a aussitôt prévenu la coalition qu’elle se trompait de cible… Et alors ? « Sans ce coup de fil de la part des Russes, la frappe se serait poursuivie. » [Idem.] Cela serait, à la rigueur, plausible si… les frappes n’avaient laissé place à l’offensive des groupes de Daesh contre les militaires syriens. L’incompétence, en cette matière – lorsqu’il s’agit de lâcher des bombes – frôle l’acte criminel. Celui-ci, aurait-il été planifié ?

Mais déjà, le Pentagone, qui a donné l’ordre de mener une enquête concernant quelque 70 personnes, et qui, donc, est juge et partie dans l’affaire, a consacré six semaines à la rédaction d’un rapport. Puis il a refermé les dossiers… Top sécurité. Pour qui ?

Général Igor Konachenkov

La Fédération de Russie a dû prévenir, le 6 octobre 2016, par la bouche du général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense, que toute attaque menée de façon masquée sur les zones contrôlées par le gouvernement syrien ne resterait pas sans riposte :
« Les systèmes de défense antiaérienne et antimissile déployés en Syrie n’hésiteront pas à abattre « tout aéronef non identifié » en cas de frappes aériennes. » [Russia Beyond Th Headlines, Nikolaï Litovkine, La Russie prête à abattre des avions américains en cas de frappe en Syrie, 10 octobre 2016.]

Les officiers du Centre russe s’efforcent de mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays. Les négociations sont menées, sur le terrain, « avec les chefs de localités et de détachements armés » dans les différentes provinces de la Syrie. Et, donc, l’avertissement n’est pas superflu quand il est de notoriété internationale que les forces états-uniennes commettent beaucoup de… « bavures » contre des personnes ou des groupes dont elles n’ont cure, et beaucoup « d’erreurs » d’appréciation contre des positions qui ne leur conviennent pas. Le général Konachenkov d’ajouter : « Toute frappe aérienne ou attaque aux missiles contre le territoire contrôlé par le gouvernement syrien feront peser une menace sur les militaires russes. » [Idem.]

Que ceux qui se comportent comme des cowboys se le tiennent pour dit… Les systèmes de défense antiaérienne sont opérationnels pour protéger la vie des soldats russes :
« Nous avons pris les mesures nécessaires pour éviter toute « erreur » à l’encontre des effectifs russes et des bâtiments militaires en Syrie après les tirs du 17 septembre. » [Idem.]

Mais les États-Unis se veulent en dehors du droit international. Et l’ONU se plie au droit du plus fort qui est, souvent, le droit du plus abruti.

Suite : IV. 48 – Le dernier discours de Mr Propret à l’ONU, 20 septembre 2016

Françoise Petitdemange
1er mai 2017

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