1. Michel J. Cuny, écrivain


1. Michel J. CUNY
(1950)

Michel Cuny est né le 3 décembre 1950, à la maternité de Saint-Dié, dans les Vosges (France). Il est le fils aîné d’un père ouvrier qualifié, qui sera bientôt contremaître dans un tissage Boussac installé à Saulcy-sur-Meurthe, et d’une mère, ouvrière dans la même usine. Tandis que sa maman travaille, le petit Michel est confié à la garde de la crèche de l’usine. Le village de Saulcy-sur-Meurthe, où ses parents ont décidé de vivre, ayant été incendié lors de la seconde guerre mondiale, c’est dans une baraque en bois au milieu d’autres baraques que Michel passera sa petite enfance. Mme Cuny deviendra femme au foyer avec la venue au monde d’un deuxième enfant : une fille. Dans ces moments-là, Mr Cuny décide de construire sa propre maison, avec l’aide d’un maçon italien, pour, dira t-il avec sérénité, « y loger ma famille ». Une autre fille rejoindra la fratrie quelques années plus tard.

Après une scolarité au village, durant laquelle Michel a fait partie d’une petite troupe de théâtre constituée par l’instituteur, il entre en 6ème au lycée Jules Ferry de Saint-Dié. Il passera le C.E.P. (Certificat d’Études Primaires) puis le B.E.P.C. (Brevet d’Études du Premier Cycle) de l’enseignement du second degré, avec succès.

En février 1966, Michel a quinze ans et deux mois lorsqu’il crée, dans son village, un club de football qui, en 2015, existe toujours. En 1968-1969, c’est l’année du doublement de sa 1ère, mais il ne regrette rien de l’année précédente pendant laquelle il s’est initié tout seul à la guitare : ce sera la porte ouverte sur le répertoire de Georges Brassens et les « Études » de Fernando Sor.

En 1969, il passe un baccalauréat, série C, dans laquelle les mathématiques sont de première importance, au lycée Jules Ferry de Saint-Dié. Considérant que les diplômes ne font pas la valeur d’un être humain, il n’ira jamais chercher l’original du sien. C’est muni d’une copie provisoire qu’il s’inscrit à la Faculté des Sciences à Nancy. Pour payer ses études, il devient maître d’internat au lycée technique de Saint-Roch, un quartier populaire de Saint-Dié. Devant partager son temps entre cette ville des Vosges et Nancy, préfecture de Meurthe-et-Moselle, distante d’une petite centaine de kilomètres, il ne peut guère suivre les cours. Au bout de deux mois, il quitte la Faculté des Sciences et se rend, en auditeur libre, à la Faculté de Droit, autant que le lui permet son temps de maître d’internat.

En 1970, il rencontre Françoise Petitdemange.

L’année suivante, 1970-1971, nommé surveillant d’externat au Lycée Jules Ferry de Saint-Dié, il suit, autant qu’il le peut, les cours de 1ère année en Droit. En 1971-1972, il est en 2ème année. En 1972-1973, il double cette 2ème année de Droit, obtient le DEUG, et s’inscrit ensuite en troisième année avant d’abandonner très vite, et définitivement, le cursus universitaire, parce qu’il vient d’acquérir la certitude que ses travaux personnels dépassent le strict cadre du droit.

Il restera surveillant d’externat pendant cinq années au Lycée avant de quitter le milieu de l’enseignement, au moment où la loi Haby, dont des éléments sont mis en oeuvre au cours de l’année scolaire 1974-1975, avant même sa promulgation en 1975, supprimait les salles d’études, où, jusque-là, les élèves pouvaient faire leurs devoirs en présence d’un surveillant, et les transformait en salles de jeux. Durant ses six années de « pionicat » (1969-1975), Michel Cuny a lu, face aux élèves, dans les salles d’études, de nombreux ouvrages, particulièrement en philosophie, psychanalyse et linguistique, et a obtenu ainsi le silence, en travaillant lui-même. Il n’a jamais puni un seul élève ; par contre, pendant sa première année de surveillance, il s’est porté volontaire pour garder, le samedi, les élèves punis (collés, disait-on à l’époque) par ses collègues : il voulait comprendre qui étaient ces élèves-là.

Écrivain professionnel depuis 1976, en toute indépendance des maisons d’édition et de diffusion ordinaires, Michel J. Cuny s’est doté d’une plume libre. En 1976, il publie son premier roman, « Une femme très ordinaire ». En 1980, un deuxième roman, « Les samedis de mai », est édité.

Après la rédaction de romans, il écrit des essais, dont certains en co-écriture avec sa compagne, Françoise Petitdemange. Après avoir publié leurs premiers romans sous l’intitulé éditorial : « Michel J. CUNY, Éditeur », « Françoise PETITDEMANGE, Éditrice », il-elle publient leur premier essai, écrit en commun, « Le Feu sous la Cendre », sous un nouvel intitulé éditorial : « Éditions CUNY-PETITDEMANGE ». Suite à la publication, en 2002, d’un nouvel essai « Ernest-Antoine Seillière – Quand le capitalisme français dit son nom », il-elle créent les Éditions Paroles Vives. Depuis cette année 2002, leurs ouvrages (en 1ère édition ou en réédition) sont publiés sous cet intitulé éditorial.

Ces ouvrages sont d’une importance capitale pour qui veut comprendre le présent à la lumière du passé, citations à l’appui, et non à la fausse lueur d’une histoire transformée en légende, et saisir les grands enjeux du monde contemporain.

 

1 – © Photo Michel Cuny, 1970. Archives Privées, MJC-FP

Enfant, il voulait être pilote de ligne ;
adulte, il l’est devenu, en écrivant des pages et des pages

Michel J. Cuny par Françoise Petitdemange,
1er janvier 2015

Suite :
2. Françoise Petitdemange, écrivaine

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