IV. 19 – Grande panique de l’autre côté de l’Atlantique

Supporters of Syria's President Bashar al-Assad take part in a rally showing support a day after he declared that he would seek re-election in June, in Aleppo April 29, 2014. Al-Assad declared on Monday he will seek re-election in June, defying calls from his opponents to step aside and allow a political solution to the devastating civil war stemming from protests against his rule. REUTERS/George Ourfalian (SYRIA - Tags: POLITICS ELECTIONS) - RTR3N3ED

Réélection de Bachar El Assad
à la présidence de la République Arabe Syrienne,
3 Juin 2014

IV. 19 – Grande panique
de l’autre côté de l’Atlantique

Avant les élections présidentielles en Syrie, dans le camp occidental et des opposant(e)s en exil qui soutenaient l’ASL (Armée syrienne libre), certain(e)s s’étaient plu à dire et à redire que « le dictateur » Bachar El Assad était fini et que le régime en place allait tomber. Or, 11,6 millions de Syrien(ne)s, sur les 15,8 millions appelés à voter – soit un taux de participation de 73,42 % – s’étaient déplacés sous les bombes, le 3 juin 2014 : Bachar El Assad était réélu à la présidence de la République Arabe Syrienne. [Chiffres repris dans Le Huffington Post, Élection en Syrie : Bachar el-Assad réélu avec 88,7 % des voix, selon le président du Parlement, 4 juin 2014.]

Le 26 juin 2014, le président des États-Unis commençait à paniquer… « Le président américain Barack Obama a demandé au Congrès d’autoriser un budget de 500 millions de dollars pour « entraîner et équiper » l’opposition modérée armée en Syrie. » [Le Monde Amériques avec AFP et Reuters, article Obama veut donner 500 millions de dollars à l’opposition syrienne, 26 juin 2014.] Il appuyait sa demande en fournissant les précisions suivantes ainsi rapportées : « Ces fonds aideront les Syriens à se défendre, à stabiliser les zones sous contrôle de l’opposition, à faciliter la fourniture de services essentiels, à contrer les menaces terroristes et faciliter les conditions d’un règlement négocié. » [Idem.] Autrement dit, il s’agit d’un aveu du président états-unien d’ingérence dans les affaires intérieures de la République Arabe Syrienne, d’aide à l’opposition contre un président élu et réélu et un gouvernement légal, et d’une guerre perdue par les opposant(e)s puisqu’il est alors question de négociations.

En réalité… Ce que Barack Obama demandait au Congrès n’était qu’un acompte puisque les 500 millions réclamés devaient être prélevés sur la somme de 1,5 milliard de dollars affectée à l’opposition syrienne et aux pays voisins comme la Jordanie, le Liban, la Turquie et l’Irak, prétendument pour stabiliser la région. Tout cela n’était qu’hypocrisie : les États-Unis et l’État sioniste sont à l’origine de la plupart des conflits dans le monde, notamment dans le Proche et Moyen Orient. Et la CIA (Central Intelligence Agency) n’a pas attendu 2014 pour former militairement des rebelles dits modérés… en Jordanie, pays voisin de la Syrie, et, donc, pour impliquer la Jordanie dans ce conflit ouvert entre l’opposition syrienne exilée et la population syrienne vivant au pays.

L’ASL (Armée syrienne libre) ? De prétendus rebelles encadrés par des déserteurs de l’armée de la République syrienne : dès après sa création, le 29 juillet 2011, cette “armée” hétéroclite a fait, par sa cause commune avec le camp impérialiste, de nombreux morts parmi les femmes et les enfants, poussant une partie de la population à l’exil. Des manifestants… armés ou, plutôt, des mercenaires à la solde occidentalo-sioniste, sont tombés sous les balles de l’armée régulière qui n’a fait que défendre le pays et sa population.

Quant au Hezbollah libanais et aux Gardiens de la révolution iraniens, ils apportaient, depuis 2013, un soutien à l’armée de la République Arabe Syrienne pour stabiliser le front militaire, tandis que l’ÉIIL (État Islamique en Irak et au Levant) né, en Syrie, du chaos provoqué par l’ASL, tentait de s’établir en arrachant des territoires à l’armée légale et des positions à l’ASL. Durant l’été 2014, le chef de l’ÉIIL, qui est devenu l’ÉI (État Islamique), proclamait un Califat sur l’Irak et la Syrie. En août, les États-Unis et leurs alliés – mais qui étaient leurs alliés ? – bombardaient l’Irak et le nord-est de la Syrie.

Que de pays détruits, que de populations déplacées ou tuées, que de malheurs au nom des droits de l’homme…

Suite : IV. 20 – Frankenstein et ses créatures

Françoise Petitdemange
8 février 2017

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