III 30. « Le récit de Soraya » – « 5 Harem »

III 30-1 La création des Etats-Unis d'Afrique relancée par Muammar Gaddhafi

Muammar Gaddhafi avait relancé
la création des États-Unis d’Afrique.
Les Sarkozy, Cameron, Obama, Clinton, Netanyahou
en étaient jaloux et dépités…

Le torchon de papier d’A.C.

*

III 30. « Le récit de Soraya » – « 5 Harem »

5

HAREM

« Voilà qu’il s’envolait six jours au Tchad, Mabrouka, Salma, Faïza et de nombreuses filles dans les bagages. (La journaliste a déjà utilisé cette métaphore : « Dans ses bagages, le Guide avait ramené de nombreuses Africaines » (P.70) ; ici : « de nombreuses filles dans les bagages » (P.83).) Peut-être est-ce l’occasion d’essayer de voir maman, me suis-je dit. Et j’ai tenté ma chance auprès de Mabrouka en la suppliant de me laisser lui rendre visite le temps de leur absence. « Il n’en est pas question ! a-t-elle répondu. Tu restes dans ta chambre et tu te tiens prête à venir nous rejoindre à tout moment au cas où ton maître te réclame. J’enverrai un avion te chercher. » Un avion… » (P.83) (« Un avion », rien que pour elle…
Muammar Gaddhafi n’avait pas la folie des voyages. Depuis 1999, il lui fallait se déplacer dans les pays africains et, donc, au Tchad, pays voisin, pour discuter de la constitution des États-Unis d’Afrique et de leurs institutions, non pour faire du tourisme sexuel comme certains hommes politiques français… que, par pitié pour eux, je ne nommerai pas ici.
Étrange… “Soraya”, qui avait, pour la deuxième fois, l’occasion de sortir, pensait aller voir sa mère qui était à Syrte, et non son père qui vivait à Tripoli, autrement dit non loin de Bab al-Azizia… Étrange aussi, ce père qui était employé au BPRE (Bureau Populaire des Relations Extérieures) et qui ne cherchait pas à savoir où se trouvait sa fille que, pourtant, il adorait ?)

« J’ai donc mis mon corps au repos. Un corps constamment couvert de bleus et de morsures qui ne cicatrisaient pas. Un corps fatigué, qui n’était que souffrance et que je n’aimais pas. (Sachant qu’en pays musulman, traiter quelqu’un de « chien » est une injure, “Soraya”-Cojean veut faire passer Muammar Gaddhafi pour un chien : il mord.) […]. La veille de leur retour, j’ai cependant eu une bonne surprise : un chauffeur de Bab al-Azizia a reçu l’autorisation de me faire sortir une demi-heure, le temps d’aller en ville dépenser les 500 dinars reçus pendant le ramadan. C’était inouï. Je découvrais la douceur du printemps, j’étais éblouie par la lumière, comme une aveugle qui découvrait le soleil. Mon sous-sol dépourvu de fenêtres était tellement humide que Mabrouka y faisait brûler des herbes pour chasser l’odeur de moisi. » (PP.83-84)
(« Dans la Libye révolutionnaire, le droit au logement était fondamental : le logement, appartement ou maison, appartenait à celui ou à celle qui l’occupait et l’entretenait. Au moment du mariage, chaque couple recevait, de l’État des masses, un logement gratuit (un appartement ou une maison) dont la superficie pouvait aller jusqu’à 160 m2. » Etc. [Françoise Petitdemange, La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011), Éditions Paroles Vives 2014, page 509.]  Vraiment, ce Muammar Gaddhafi, quel homme abject ! Alors qu’en France, tous les habitant(e)s vivent dans des palais.)

« Le chauffeur m’a conduite dans un quartier chic et j’ai acheté un jogging, des chaussures, une chemise. […]. J’aurais dû penser à un livre, à quelque chose qui m’aurait fait rêver, m’évader ou apprendre la vie. Ou bien à un carnet et un crayon, pour dessiner ou écrire, car je n’avais accès à rien de tout cela à Bab al-Azizia. Seule Amal avait quelques romans d’amour dans sa chambre, et un livre sur Marilyn Monroe qui me faisait rêver, et qu’elle refusait de me prêter. (Les « romans d’amour » qui fourvoient les jeunes filles dans l’Imaginaire ; Marilyn Monroe, la prostituée des hommes politiques des USA… C’est tout ce qui peut faire rêver, selon Annick Cojean ?) […]. J’étais une séquestrée lâchée quelques minutes dans une ville qui ne savait rien de moi, où les promeneurs me croisaient sur le trottoir sans rien deviner de mon histoire, où le vendeur me tendait mon paquet en souriant comme à une cliente ordinaire, où un petit groupe de lycéennes en uniforme chahutait près de moi sans penser que j’aurais dû, moi aussi, être à l’école et ne songer qu’à étudier et rire. (“Soraya”, ne souffrirait-elle pas d’une hypertrophie du moi ?) Mabrouka, pour une fois, n’était pas sur mon dos ; le chauffeur était gentil, mais je me sentais traquée. Fuir n’était pas une option. Mes trente minutes de pseudo-liberté m’ont paru trente secondes. » (PP.83-84) (Pourquoi « Fuir n’était pas une option » alors que son père vivait dans la ville et qu’elle aurait pu se réfugier chez lui ?)

« Le lendemain, la clique était déjà de retour. J’ai entendu du boucan dans le sous-sol, des pas, des portes, des éclats de voix. Je me suis bien gardée de sortir de ma chambre, mais Mabrouka est vite apparue sur le seuil et m’a ordonné : « Là-haut ! » avec un mouvement du menton. Elle ne disait même plus « Tu dois monter ». Le minimum de mots. Le maximum de mépris. Oui, j’avais le traitement d’une esclave. » (P.85) (Comme les lecteurs et lectrices peuvent le voir de leurs propres yeux… la journaliste a du vocabulaire : « clique », « boucan », etc. Quant à “Soraya”, avec le martyr qu’elle endure depuis si longtemps, elle n’a pas tenté de fuir son sort…)

 « Ce jour-là, et pour la première fois, j’ai regardé une vidéo porno et me suis interrogée sur le sexe. Le peu que j’en savais n’était que violence, horreur, domination, cruauté, sadisme. C’était une séance de torture. Avec le même bourreau. Je n’imaginais même pas que ce puisse être autre chose. Or, les actrices de vidéos ne jouaient pas des rôles d’esclaves ou de victimes. Elles élaboraient même des stratégies pour avoir des rapports sexuels qu’elles avaient l’air d’apprécier autant que leurs partenaires. C’était bizarre et intriguant. (PP.85-86) (Voilà tout un éventail de mots pouvant se rapporter à une dictature : « violence, horreur, domination, cruauté, sadisme », « séance de torture », « bourreau » Ce vocabulaire convient davantage aux États prétendument démocratiques qui sèment des bombes partout et aux dictatures que ces États prétendument démocratiques ont mis en place partout dans le monde, notamment en Amérique latine dans les années 1970.)

« Deux jours plus tard, Faïza est arrivée dans ma chambre avec un petit papier. « Voici le numéro de ta mère, tu peux l’appeler au bureau. » (Mais… “Soraya”, ne connaissait-elle pas le numéro de téléphone de sa mère ?)  Maman a tout de suite décroché : « Oh Soraya ! Comment vas-tu ma petite fille ? Oh mon Dieu, que je suis heureuse d’entendre ta voix ! Où es-tu ? Quand puis-je te voir ? Tu es en bonne santé ?… » Je n’avais droit qu’à une minute. Comme les prisonniers. Faïza a dit : « Ça suffit. » Et d’un doigt sur l’appareil a interrompu la communication. » (P.86) (Voilà ce qu’il s’agit, pour A.C., de faire accroire aux lecteurs-lectrices : Bab al Azizia est une prison ; le Guide révolutionnaire et les femmes en armes sont des sadiques qui ne respectent ni les jeunes filles, ni les jeunes hommes, ni les femmes, ni les mères, ni les familles.)

III 30-2 Muammar Gaddhafi en 2009, à propos des Etats-Unis d'Afrique

Cet homme portait haut les rêves du peuple libyen,
des autres peuples africains,
mais aussi des peuples européens.
2009 : Muammar Gaddhafi travaillait durement
à la création des Etats-Unis d’Afrique.

Clic suivant : III 31. Une virée hors de l’enfer…

Françoise Petitdemange

 


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.