III 22. « Le récit de Soraya » – « 3. Bab al-Azizia »

(Le torchon de papier d’A.C.)

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III 22. « Le récit de Soraya » – « 3 Bab Al-Azizia »
3
BAB AL-AZIZIA

 

III 22. Bab al-Azizia

Muammar Gaddhafi,
après la Révolution du 1er Septembre 1969, a vécu dans cette caserne, avec sa famille.
Contrairement à ce qui est parfois dit, elle n’avait rien d’un « Palais ».
Elle fut bombardée par les Anglo-Saxons, dans la nuit du 14 au 15 avril 1986,
en représailles à des attentats mis sur le compte de la Libye,
sans apport de la moindre preuve jusqu’à ce jour.
Lors de ces bombardements, la fille adoptive de Muammar et de Safiya, Hannah,
aurait été tuée : certain(e)s journalistes et universitaires
ne se sont pas gêné(e)s, en 2011, pour ironiser sur cet assassinat d’une enfant en bas âge.
Milad, neveu de Muammar, adopté lui aussi par le couple Gaddhafi,
aurait sauvé la vie du Guide lors de cette attaque éclair de la résidence familiale.
Ces bombardements anglo-saxons, effectués durant le sommeil des Libyen(ne)s,
ont fait quelque 60 mort(e)s et plus d’une centaine de blessé(e)s :
Ronald Reagan voulait faire un maximum de morts dans la population libyenne
à seule fin qu’elle se retournât contre le Guide. 

« Nous avions roulé pendant près de quatre heures, à grande vitesse, effrayant les voitures et passants qui se rangeaient pour laisser passer le convoi. » (P.57) (De tels convois n’auraient pu passer inaperçus… Dans un pays de quelque 6 millions d’habitant(e)s, de telles allées et venues de jeunes filles – enlevées à leurs familles et à leurs écoles et destinées à la prostitution – n’auraient pu rester secrètes : à ce train-là, il est permis de se demander comment Muammar Gaddhafi, en tant que Guide révolutionnaire, aurait pu vivre aussi longtemps au contact du peuple libyen et comment la Révolution libyenne, née le 1er Septembre 1969, aurait pu durer… 42 années !
Ce n’est pas le peuple libyen, ni même les groupes d’Al-Qaïda, ni même les groupuscules de prétendus rebelles manipulés, mais les incessants bombardements, de nuit comme de jour, pendant
sept mois, de mars à octobre 2011, ordonnés par des chefs d’États occidentaux, anti-démocrates et criminels, qui vivent en parasites dans leurs pays respectifs et qui, ne sachant pas ce que travailler veut dire, n’hésitent pas à saccager les efforts des peuples, ici et là dans le monde, pour développer leur pays, qui ont détruit la Libye. Cf. L’Afghanistan, l’Irak, la Syrie…)

« Je connaissais le nom bien sûr. Qui, en Libye, ne le connaissait pas ? C’était le lieu du pouvoir par excellence, symbole de l’autorité et de la toute-puissance : la résidence fortifiée du colonel Kadhafi. Le nom signifie en arabe la « porte d’Azizia », la région s’étendant à l’ouest de Tripoli ; mais dans la tête des Libyens, il était surtout synonyme de terreur. » (PP.57-58) (Les lieux du pouvoir étaient partout en Libye : dans les CPB (Congrès Populaires de Base) et CPB (Comités Populaires de Base) des plus petites Jamahiriyas jusqu’au CGP (Congrès Général du Peuple) qui avait lieu dans des villes différentes, d’une année à l’autre. Bab al-Azizia n’était pas « le » « lieu du pouvoir », mais le lieu où Muammar Gaddhafi vivait avec son épouse et ses enfants.
Ne voyageant pas beaucoup, limitant ses déplacements par avion au strict nécessaire – contrairement à ce que font de nombreux chefs d’États et ex-chefs d’États occidentaux qui ne cessent de voyager partout dans le monde, avec leurs épouses, enfants, gardes du corps, etc., et dépensent sans compter l’argent des contribuables de leurs pays – il lisait beaucoup, écrivait, pensait à l’avenir de la Libye, en particulier, et de l’Afrique, en général. Il recevait la plupart du temps dans sa tente : de vieux amis comme l’ancien ambassadeur de France en Libye, Guy Georgy, et son épouse, mais aussi des chefs d’États qui venaient des autres pays africains ou des autres continents.
La caserne de Bab al-Azizia, « synonyme de terreur » ? D’une « terreur » semée par qui ? La caserne avait un dispositif de défense, comme n’importe quel lieu où vit une personne menacée de mort : des opposants, n’avaient-ils pas pénétré par ruse, en mai 1984, dans l’enceinte de la résidence pour attenter à la vie du Guide mais aussi à la vie de son épouse et de ses enfants ? Dispositif qui se révélera bien évidemment dérisoire sous les bombes de l’Otan en 2011.)
« Papa m’en avait montré un jour l’immense porte, surmontée d’une affiche gigantesque du Guide, ainsi que le mur d’enceinte le long de plusieurs kilomètres. Il ne serait venu à l’idée à personne de marcher le long de la muraille. On se serait fait arrêter au motif d’espionnage et tirer dessus au moindre mouvement suspect. On nous a même raconté qu’un malheureux chauffeur de taxi dont un pneu avait malencontreusement crevé au pied du mur est mort dans l’explosion de sa voiture, avant même d’avoir pu sortir du coffre une roue de secours. (Qui est ce « On » qui a « raconté » ? Comment s’appelait ce « chauffeur de
taxi » tué pour un pneu crevé. Où sont les preuves ?) Et dans tout le quartier alentour, les téléphones portables ne passaient pas. » (P.58) (Il ne faut rien connaître des groupes d’opposants à main armée qui tentaient de déstabiliser la Jamahiriya c’est-à-dire le pouvoir du peuple, il ne faut rien connaître des Libyens, membres d’Al-Qaïda, ex-combattants revenus d’Afghanistan, il ne faut rien connaître des membres d’Al-Qaïda faits prisonniers par les forces états-uniennes, durant cette guerre notamment, et enfermés pendant des années pour être torturés dans le camp de Guantánamo… libérés sur demande de la Jamahiriya, bref ! il ne faut rien connaître d’une certaine réalité pour stigmatiser le dispositif de sécurité mis en place pour protéger le Guide et sa famille mais aussi la Révolution. Protéger le Guide, c’était aussi protéger la Révolution.
Mme Cojean, croit-elle que les Français-Françaises peuvent entrer dans le Palais de l’Élysée comme dans un moulin ? En dehors de l’Élysée, croit-elle que les Français-Françaises peuvent se balader à leur guise dans telle entreprise ? telle banque ? tel musée ? sans qu’il y ait un dispositif de surveillance et de sécurité ? Même la rue est surveillée !)

Clic suivant : III 23. « Soraya » à Bab al-Azizia… Vraiment ? 

Françoise Petitdemange

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