III 14. Dans le torchon de papier de la « journaliste », des relents de xénophobie…

(Le torchon de papier d’A.C.)

*

III 14. Dans le torchon de papier de la « journaliste »,
des relents de xénophobie…

« Je n’ai pas encore parlé du personnage parce que ce n’était ni une préoccupation ni un sujet de conversation à la maison. Maman le détestait, très clairement. (Mais qui aimait-elle en Libye, si elle considérait son mari comme quelqu’un qui l’avait « flouée », « piégée » ?  Pourquoi donc n’a-t-elle pas divorcé ? Si elle n’aimait pas la Libye, elle pouvait retourner, sans problème, au Maroc, chez sa grand-mère.) Elle changeait de chaîne dès qu’il apparaissait à la télévision. Elle l’appelait « le décoiffé » (C’est tout ce que la coiffeuse voyait, lors des apparitions de Muammar Gaddhafi à la télévision ?) et répétait, en secouant la tête : « Franchement, est-ce que ce type a une tête de président ? ». » (P.30)
(Ah ! bon… C’est comment « une tête de président » ? Cette expression a des relents de… xénophobie.

Muammar Gaddhafi a été président du CCR (Conseil du Commandement de la Révolution) et de la RAL (République Arabe Libyenne) du 10 septembre 1969 au 2 mars 1977, puis Secrétaire général du CGP (Congrès Général du Peuple) du 2 mars 1977 au 2 mars 1979. À partir de 1980, il est devenu le Guide de la Révolution. Ces fonctions n’ont rien à voir avec celles des chefs d’États et de gouvernement occidentaux.
“Soraya” étant née en 1989, après trois garçons, le couple, formé par l’employé à l’ambassade de Libye, ou plutôt au BPRE (Bureau Populaire des Relations Extérieures) libyen en France, et l’apprentie coiffeuse, a dû s’installer en Libye, au moment de leur mariage qui peut être situé au début des années 1980 : à cette époque, Muammar Gaddhafi n’était plus président de la République Arabe Libyenne, l’État des masses ayant été créé en 1977.
Soit la mère de “Soraya” est ignorante de la structure politique de la Libye alors qu’elle y vit depuis plusieurs années ; soit “Soraya” est ignorante elle-même et fait dire une absurdité à sa mère ; soit enfin “Soraya” n’existe pas et la journaliste du Monde, qui ne connaît rien à la Libye et à son évolution politique, raconte n’importe quoi aux lecteurs et lectrices.)

« Papa, je pense, en avait peur et restait sur sa réserve. (À moins que pour la paix du ménage…) Nous sentions tous, intuitivement, que moins on parlait de lui, mieux ça valait, le moindre propos tenu hors du cadre familial pouvant être rapporté et nous valoir de gros ennuis. » (P.30)
(C’est faire accroire aux lecteurs et lectrices que les Libyens et Libyennes étaient des mouchard(e)s et que la famille de “Soraya” vivait dans la terreur de Muammar Gaddhafi.
Or, de 1969 à 2011, hormis quelques opposants à l’État des masses, qui ont été pris en mains par la CIA et autres services secrets aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Arabie saoudite pour préparer et commettre des attentats sanglants dans leur pays natal, les Libyens et Libyennes, qui avaient tout ce qui
était essentiel à la vie, n’émigraient pas.
Il faudra les bombes occidentales, tombant de nuit comme de jour sur leurs familles en 2011, pour qu’ils-elles fuient leur pays. La liberté d’expression était si restreinte, sous l’effet de la terreur semé par Muammar Gaddhafi dans cet État des masses que, plus loin dans le torchon de papier d’Annick Cojean, des propos seront tenus, contre le Guide révolutionnaire, dans le salon de coiffure tenu par la mère de “Soraya”… donc en présence de clientes !)

« Pas de photo de lui à la maison, surtout pas de militantisme. (La mère de “Soraya”, née dans la monarchie du Maroc, – en admettant qu’elle existe et qu’elle ait su ce qu’était la Libye révolutionnaire –, était opposée à la démocratie directe en Libye, c’est-à-dire au gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Quant à ce qui concerne les photos au domicile des familles… Nombre de familles françaises avaient Pétain ou De Gaulle en photo à la maison… Les générations suivantes accrocheront des posters de Johnny Hallyday aux murs de leurs chambres… Etc. Mais jamais Muammar Gaddhafi, pas plus que Pétain ou De Gaulle ou Johnny Hallyday en France, n’a imposé son portrait dans les maisons familiales en Libye.) Disons qu’instinctivement, nous étions tous prudents. » (P.30) (Vraiment ? À suivre…)

III 14. Muammar Gaddhafi

Muammar Gaddhafi, avec ou sans ballon au pied,
toujours très attentif à ce qu’il faisait

Clic suivant : III 15. Avec « Soraya »-Cojean… « La machine à ragots est perpétuellement en marche »

Françoise Petitdemange

 

 


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.