Les crimes de Staline (de Poutine ???…), quelles preuves ? 21. Selon Hannah Arendt, la mort de Staline a épargné au monde un second holocauste…

Abordant les lendemains de 1945, et les huit dernières années de règne de ce Staline qui lui donne tant de frissons, Hannah Arendt nous propose d’abord un petit rappel (page 213) :
« Ce livre traite du totalitarisme, de ses origines et des éléments qui le constituent, tandis que ses suites en Allemagne ou en Russie ne nous intéressent que dans la mesure où elles sont susceptibles d’éclairer ce qui les a précédées. Aussi n’est-ce pas la période qui suit la mort de 
Staline, mais plutôt son règne d’après-guerre, qui importe dans notre contexte. »

De fait, trois pages plus tôt, la grande spécialiste des Guignols du totalitarisme y insistait :
« J’ai déjà mentionné le processus de détotalitarisation qui suivit la mort de 
Staline. »

Il faut donc s’en convaincre, parce que c’est à la base du dernier coup tordu que nous prépare l’une des grandes championnes du discours pervers : il y a une rupture radicale qui accompagne le décès de Staline. Avant, c’est tout totalitarisme ; après, presque plus de totalitarisme, ou pas grand-chose, en tout cas rien que de très peu significatif.

Introduire une telle « rupture » est, en réalité, un coup de maître qui va permettre aux Guignols du totalitarisme de recevoir une nouvelle impulsion, et à notre haineuse Sirène de relancer la tournée mondiale de sa belle baraque de foire!…

C’est qu’à la panoplie du parfait criminel par dizaines de millions, il manque le massacre des Juifs. Eh oui! c’est curieux, jusque-là même l’absence de preuves n’a pas eu à être déplorée. Il n’en a pas du tout été question. Voilà donc où pèche le couple Staline/Hitler (qui fait donc momentanément faux-bond (/) au petit tiret (-) de la si jouissive scène primitive à laquelle la petite Hannah tient tant : Hitler-Staline

Or, le massacre des Juifs, c’est, à ce qu’il paraît, une affaire de quelques millions qui sont difficilement contestables, sauf à tomber, de nos jours, sous le coup de la loi. Du côté des documents, il n’y a donc rien à redire. Cette branche d’activité du totalitarisme est mondialement attestée. Mais, jusqu’à plus ample informé, elle est du ressort du seul nazisme. C’est là que ça coince.

Impossible toutefois d’imaginer une seconde que Staline ait pu ne pas y tremper un peu, d’une façon ou d’une autre, avant ou après (?)… sa mort, et pourquoi pas? par pensée, paroles ou action.

Or, Hannah nous le dit aussitôt :
« Et ces huit années, de 1945 à 1953, confirment et développent, elles ne contredisent ni ne modifient ce qui était manifeste depuis le milieu des années 30. Les événements qui suivirent la victoire, les mesures qui furent prises pour réaffirmer la domination totale après la détente provisoire de la guerre, en Union soviétique, comme celles qui introduisirent le règne totalitaire dans les pays satellites, étaient toutes en accord avec les règles du jeu telles que nous avions appris à les connaître. »

…les règles du sinistre jeu des Guignols du totalitarisme, où déjà madame Arendt a réussi à perdre toute crédibilité avant, maintenant, de toucher à l’ignominie dernière en allant jusqu’à faire injure à la mort des Juifs et de… Staline.

Avançons-nous jusqu’au prélude (page 214) :
« Dans notre contexte, les développements internes de l’Union soviétique, spécialement après 1948 – année de la mort mystérieuse de 
Jdanov et de l‘ ‘affaire de Leningrad’ – ont plus d’importance. Pour la première fois depuis la grande purge, Staline fit exécuter un grand nombre de hauts et très hauts fonctionnaires, et nous savons avec certitude que ces exécutions devaient donner le signal d’une nouvelle purge à l’échelle nationale. »

« Nous savons… avec certitude… » Reste à trouver les « millions » de la terrible charrette qui nous permettra de remplir correctement l’hypothèse de ce qui aurait dû se passer si la mort de Staline n’avait pas provoqué la rupture qui, en mettant un terme soudain au totalitarisme, avait interdit aux preuves… d’exister enfin… 

Suffira de déshabiller fictivement un peu Adolf (post mortem) pour habiller réellement Joseph (post mortem itou)… Ce qui suffira à requinquer tout à fait l’idéologie dominante de l’Europe allemande.

Michel J. Cuny


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