IV. 135 – Vers une réappropriation de la Syrie par le peuple syrien

IV. 135 – Vers une réappropriation de la Syrie
par le peuple syrien

En ce mois de mai 2018, l’armée syrienne poursuit la libération des villes et des villages.

Elle doit continuer la lutte contre les terroristes armés, au service des États occidentalo-golfico-sionistes, qui gagnent leur vie de mercenaires… parfois en se faisant tuer sur le terrain. Derrière ces groupes armés, il y a les groupes d’opposition politico-économique constitués de fils et de filles à papa qui, dès le début de cette guerre, ont voulu imposer une condition illégale – le départ du Président élu Bachar El Assad – à la moindre négociation, pour s’emparer de tous les pouvoirs.

Mharda et Al-Sqilbiya, situés au centre de la Syrie, dans la banlieue nord de Hama, étaient peuplés, au début de la guerre, de dizaines de milliers d’habitant(e)s : rapidement, une partie des habitants de ces deux villages chrétiens, s’était réfugiée dans la région de Tartous. Les habitant(e)s resté(e)s sur place avaient été sommé(e)s, en décembre 2012, par les opposant(e)s politiques syrien(ne)s et ex-syrien(ne)s, de se soulever contre les membres du « régime » favorables au Président Bachar El Assad et contre les soldats chargés de défendre la population, sous peine de voir leurs villages attaqués par leurs mercenaires armés.

La libération actuelle du pays est d’autant plus longue et dangereuse que les groupes terroristes sont encore très actifs – ne serait-ce que pour détruire les infrastructures de la Syrie – avant de se faire tuer ou de se rendre avec leurs armes. Le 24 mai 2018, les groupes de Mharda ont attaqué la centrale électrique avec des roquettes…
« Les chantiers ont débuté la réparation de la centrale pour la remettre en service dès que possible » a déclaré le correspondant de SANA. [SANA (L’Agence Arabe Syrienne d’Informations), A. Chatta, La centrale électrique de Mharda a été mise hors services du fait d’une attaque terroriste aux roquettes, 24 mai 2018.]

Les défenses antiaériennes syriennes doivent repousser des attaques aux missiles lancées contre d’autres infrastructures : le 24 mai, un aéroport militaire, dans la région d’Homs, a été visé.

Il faut refaire les routes, les autoroutes dont celle qui relie Homs à Hama, les aéroports, les hôpitaux, les écoles… et, bien sûr, les maisons d’habitation, les immeubles, etc., reconstruction rapide nécessaire à un retour en Syrie des familles réfugiées dans différents pays, et à un retour à la vie de l’ensemble de la population.

Au fur et à mesure de la libération des localités, des équipes de sapeurs effectuent des opérations de déminage en vue de la réintégration par les habitant(e)s de leurs quartiers. Dans le village de Ghanto (banlieue nord de Homs), après le départ des bus utilisés pour l’évacuation des terroristes et de leurs familles, ces équipes de démineurs, aidées par les habitants, ont trouvé un arsenal d’armes diverses, de mines et autres engins explosifs, d’obus de mortier, de roquettes, de lance-roquettes, de mitrailleuses…

Des munitions abandonnées sur place
par des groupes d’opposants armés (banlieue nord de Homs)
(Photo © Sana)

Parfois, comme à Hajar Aswad et à Yarmouk au sud de la capitale, les équipes découvrent des écoles transformées en centres de recrutement des enfants : des ouvrages takfiristes, abandonnés sur place, étaient destinés à colporter une idéologie violente faite d’appels à perpétrer des tueries et à s’emparer des biens appartenant à la population.

Écoles transformées en centres de recrutement
à Hajar Aswad et à Yarmouk *
(Photo © Sana)

D’autres services sont chargés de régulariser la situation de dizaines d’hommes qui acceptent de rendre leurs armes et s’engagent à ne plus reprendre le combat contre le pays et sa population.

Par ailleurs, l’Assemblée du Peuple, sous la houlette de son président, Hammouda Sabbagh, consacrent des séances à tout ce qui se rattache au patrimoine syrien. Il s’agit, pour le ministre de la Culture, Ahmad, de récupérer les objets de l’Antiquité qui ont été volés et de rassembler tous les éléments culturels qui témoignent du riche passé de la Syrie.

Dès 2011, l’opposition politique s’était vue au pouvoir, travaillant en parfaite collaboration avec les anciens États colonisateurs. C’était sans compter avec la fidélité de l’armée à l’État syrien, fidélité qui avait mis fin, après la décolonisation, à tous les coups d’État aventureux qui empêchaient le pays de se développer. C’était sans compter avec le fait que la Syrie, dont la composition ethno-religieuse est très diverse, avait été patiemment structurée pour permettre à toutes les communautés ethniques et religieuses, majoritaires et minoritaires, de vivre en bonne intelligence. Mettre en cause cet équilibre, un peu partout en Syrie, ne pouvait que déboucher sur une guerre civile doublée d’une guerre étrangère : les États ex-colonisateurs n’attendaient que cela. L’opposition politique et les groupes armés, mercenaires de cette opposition dirigée par les forces occidentalo-golfico-sionistes, ont perdu la partie devant l’histoire et face à l’humanité.

C’est dans ce contexte particulièrement douloureux pour le peuple syrien que le ministre israélien de la Protection Environnementale, Zeev Elkin, qui participait au Forum économique de Saint-Pétersbourg, du 24 au 26 mai 2018, pleurnichait :
« Il est certain que nous sommes très préoccupés. Car vu la proximité géographique entre Israël et la Syrie, les systèmes antiaériens [S-300, ndlr] qui seront déployés dans ce pays couvriront en réalité la totalité de l’espace aérien israélien. » [Sputnik, Quand l’idée de voir des S-300 en Syrie donne des sueurs froides à Israël, 25 mai 2018.]

Ben oui… Mais il fallait y penser plus tôt. À force d’agresser, l’agresseur craint d’être agressé. Mais la panoplie des armes destructrices des agresseurs n’est pas nécessairement celle des pays qu’il agresse et qu’il craint ensuite : il y a ceux qui ne pensent qu’à leur veau d’or et ceux qui ont une éthique en phase avec le développement de l’humanité. Affaire à suivre…

Encore le même : « Il ne nous est pas possible d’accepter cette situation ou de la traiter calmement. » « [N]ous suivons de près les déclarations des responsables russes. » [Idem. Note FP : La lettre majuscule entre crochets est de mon fait.]

Ce pleurnichard qui, tout à coup, se montre arrogant, oublie que la Russie n’est pas tenue de rendre des comptes à l’État sioniste sur ses livraisons d’armes à la Syrie. La Russie ne peut ignorer que l’État sioniste agresse la Syrie, État souverain et indépendant, en violant son espace aérien et, ce faisant, en enfreignant les textes internationaux…

* Note de l’auteuse à propos de la 2ème image : Sur Facebook Michel Cuny C’est Françoise Petitdemange qui écrit :
Mes faibles connaissances en langue arabe me demanderaient trop de temps pour savoir ce que disent
les inscriptions dans cette école. Je remarque juste qu’il s’agit de l’arabe littéraire. Est-ce que je me trompe ?
Quelqu’un ou quelqu’une, pourrait-il(elle) me traduire ces inscriptions en français ?
Merci d’avance. Cordialement, Ma29Mai2018, 13 heures08.
Histos Yamos la traduction presque littéraire de la longue phrase, sur le mur en haut :( le reste de derrière est mal-vu..) “Tel la pluie,quand ça vient les gens en sont satisfaits,elle tombe et ils en tirent bénéfice S’elle part, elle laisse un bon effet parmi eux, et s’elle s’absente, elle commence à leur manquer”
Michel Cuny Françoise Petitdemange à Histos Yamos :
Merci pour votre traduction. C’est très gentil de votre part. Cordialement, Ma29Mai2018, 21heures26.
Omar Kharbouch à part la célèbre logo contrasté du calife : « dieu est unique, Mohamed est son prophète » (Bizarrement écrit à l’inverse: dieu est le prophète de Mohamed). les phrases les plus claire en haut parlent de la pluie, de ses bienfaits, et de l’amour que lui réservent les gens. un peu au fond, des messages à l’ennemie que « l’état  » (islamique) est éternel et invincible. à gauche, des paroles qui déclarent que seules leur foi et leur religion qui sont véritables.
Michel Cuny Françoise Petitdemange à Omar Kharbouch : Merci pour votre traduction complémentaire à celle de Histos Yamos. C’est un honneur pour moi de recueillir vos connaissances linguistiques. Cordialement à vous deux, Me30Mai2018, 15heures34.
La solidarité entre les peuples, c’est cela aussi.

Suite : IV. 136 – La Syrie, maîtresse de sa défense

Françoise Petitdemange
28 mai 2018


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