Michel J. Cuny – Françoise Petitdemange : écrivain et écrivaine par amour

Il y a donc maintenant bien plus de quarante années que nous vivons, en France, de nos métiers d’écrivaine et d’écrivain, de façon totalement indépendante, tant en ce qui concerne les contenus que nous abordons dans nos livres et que nous traitons entièrement à notre convenance, qu’en ce qui concerne nos circuits de diffusion, essentiellement constitués par nos personnes elles-mêmes…

Pourquoi donc, depuis tout ce temps, la nouvelle ne s’en est-elle pas répandue dans notre propre pays ?

Pour le comprendre, prenons tout d’abord ce départ, ces premiers mots, cette façon plutôt désinvolte d’entrer dans une étrange démarche dont nous essayerons peu à peu de voir ce qu’en ont été les incroyables fruits…

Officiellement, tout commence en décembre 1976 : un mois après sa sortie de l’imprimerie Kruch de Raon l’Etape (Vosges), le roman de Michel J. Cuny, Une femme très ordinaire, était présenté dans le Mensuel d’action culturelle de la Médiathèque municipale de Saint-Dié (Vosges).

Voici une transcription du texte rédigé par l’auteur lui-même (l’original étant accessible ici)

« Michel J. CUNY. – « Une femme très ordinaire ». – Ed. M. J. Cuny (en vente dans toutes les librairies déodatiennes). – 27 F.

« Rompant brutalement avec l’ordinaire du système d’édition, j’ai pris sur moi assez d’audace pour faire directement imprimer un premier roman ; me voici, courant les librairies, comme un fantôme les cimetières. Et j’ai du bruit de chaînes pour saboter le long et profond silence qui règne sur la culture. J’ai de l’écume aux lèvres – qui saura me le pardonner ? – mais c’est de ne pas avoir appris à retenir les excès d’un coeur qui ne se hasarde guère à mollir.

« Les grands oreilles délicates se rabattraient à qui mieux mieux pour ne pas entendre mon chant désordonné. Alors, je vais feindre. C’est déjà fait. Ma feinte s’intitule : « Une femme très ordinaire » ; ça coûte 27 francs et ça se rencontre dans les librairies déodatiennes, pour commencer.

« Moi, à compter d’aujourd’hui, j’attends patiemment, au prochain virage, ceux qui se risqueront sur cette route à verglas, la culture. Que d’autres se contentent de n’y voir qu’un gentil miroir où leur face fardée s’attendrit en une sotte et plaisante grimace, je n’y vois aucune malice, rien qu’un drame croustillant. Nous sommes au temps des musées et des cimetières : quelle pierre tombale refuserait de nous renvoyer un lénifiant reflet ?

« Mais vient un lieu enfin où cela tourne à la tragédie car il est une multitude sur laquelle les « gens cultivés » font de l’ombre. Il est des êtres qui n’ont pas même un éclat de verre où découvrir simplement les plaies de leur visage. Je suis né là. J’y reste. Je polis à longueur d’année tout ce qui passe à portée de ma main, il faudra bien qu’un jour cela reflète quelque chose !…

« Je compte sur quelques échos, quelques sourires… »

Les sourires y seraient… et pas qu’eux. Mais c’est une autre histoire qui se continue pour nous chaque jour qui passe.

Quant au roman Une femme très ordinaire de Michel J. Cuny, il est maintenant disponible dans sa version électronique ici.

C’est également le cas ici pour La clef des champs de Michel J. Cuny – Françoise Petitdemange, récit autobiographique qui permet de revivre les quatorze premières années (1976-1990) d’une démarche qui déploie désormais ses résultats à l’échelle du monde…

Michel J. Cuny – Françoise Petitdemange

Clic suivant :
Pourquoi, en 1976, ai-je écrit le roman « Une femme très ordinaire  » ?


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