IV. 92 – La démocratie et les droits de l’homme, imposé(e)s par le terrorisme et les guerres…

IV. 92 – La démocratie et les droits de l’homme,
imposé(e)s par le terrorisme et les guerres…

H. Rohani, V. Poutine, R. T. Erdoğan

Depuis le coup d’État perpétré par un groupe de militaires rebelles de l’armée turque, dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, qui a été manqué mais qui aurait pu lui réserver un bien mauvais sort, le Président turc, Recep Tayyip Erdoğan, est amené à être un peu plus solidaire de la Syrie et de l’Iran… sous peine de se retrouver isolé. D’autant que la Turquie est, elle aussi, menacée dans son intégrité territoriale par des groupes kurdes dans le sud-est et par certains groupes armés de l’ÉI (État Islamique).
D’où venait ce coup d’État ? D’exilés turcs aux États-Unis ? Plus d’un an après, le Président Recep Tayyip Erdoğan, s’exprimant à propos du Sommet qui venait de s’achever à Sotchi, devait affirmer :
« Ce sommet trilatéral a une grande importance pour cesser l’effusion de sang [en Syrie, ndlr], ainsi que pour mettre fin à la tragédie qui se poursuit depuis de longues années. » [Sputnik, « Cesser l’effusion de sang » en Syrie, intérêt principal du sommet à Sotchi, selon Erdoğan, 22 novembre 2017.]

Le Président iranien, Hassan Rohani, qui ne peut ignorer d’où est parti ce conflit contre la Syrie, pays arabo-musulman, montait au créneau pour défendre la stabilité dans la région contre le terrorisme… des prétendues démocraties :
« Les pays de la région doivent tirer une leçon de la crise artificiellement créée en Syrie. Cette leçon nous apprend que certaines puissances qui se réclament de la démocratie et des droits de l’homme ne se refusent pas de recourir au terrorisme et à la violence dans la région pour atteindre leur objectif à courts termes. » [Sputnik, Hasan Rohani accuse certaines puissances de faire se propager le « mal du terrorisme », 22 novembre 2017.]
Sachant que la guerre contre les Arabes est destinée à renverser la politique des États pour en imposer une autre, à détruire l’économie, et à faire des coupes sombres dans les armées et dans la population civile, afin de préparer une mise en coupe réglée de ces pays, il rejetait toute violation de la souveraineté de l’État syrien :
« Il n’y a aucune raison pour la présence de forces militaires étrangères en Syrie sans la permission du gouvernement légitime de ce pays. » [Sputnik, Hassan Rohani donne son avis sur la présence de forces militaires étrangères en Syrie, 22 novembre 2017.]

Leonid Sloutski

Le président de la commission des Affaires Étrangères de la Douma (chambre basse du parlement russe), Leonid Sloutski, évoquait, lui aussi, la lutte des trois pays contre le terrorisme :
« Le sommet de Sotchi a montré l’unité des approches de la Russie, de la Turquie et de l’Iran sur le règlement syrien. Surtout en ce qui concerne les questions du fonctionnement des zones de désescalade dans le contexte de la préservation de la souveraineté de la Syrie. On peut dire que les trois pays ont mis en place une véritable coalition antiterroriste. » [Sputnik, Moscou, Ankara et Téhéran « ont mis en place une véritable coalition antiterroriste », 22 novembre 2017.]
Et, pour ne laisser aucune illusion aux ennemis de la Syrie, il devait ajouter que
« la coordination mutuelle des efforts pour la victoire finale sur les forces du terrorisme international en république syrienne se poursuivra ». [Idem.]

Milŏs Zeman et Vladimir Poutine

Le 22 novembre 2017, le Président russe Vladimir Poutine, qui recevait le Président tchèque, Milŏs Zeman, à Sotchi, faisait le point sur la situation en Syrie :
« Les troupes gouvernementales contrôlent en effet 98 % du territoire. Il reste encore des îlots de résistance terroriste, mais ils fondent sous les frappes de l’aviation russe et ses alliés syriens. » [Exoportail, Selon Poutine : le gouvernement syrien contrôle 98 % du pays, 22 novembre 2017.]

Ces trois pays, Turquie, Russie, Iran s’accordent pour mettre fin à la guerre en Syrie. Cela laisse donc à penser que certains autres chefs d’États ont intérêt à faire durer la guerre tout en pleurnichant sur le nombre de morts qu’ils mettent, toute honte bue, sur le dos du Président Bachar El Assad.

Suite : IV. 93 – La 8ème série de négociations à Genève (Suisse) sur la Syrie, sous l’égide de l’ONU, le 29 novembre 2017

Françoise Petitdemange
13 février 2018


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