III 25. Un petit tour du côté de la restauration rapide…

Le torchon d’A.C.

*

III 25. Un petit tour
du côté 
de la restauration rapide…  

« Je ruminais toutes ces idées quand Amal a passé une tête dans ma chambre : « Allez, ne reste pas là, viens faire un tour ! » On a pris le couloir, grimpé quatre marches et nous nous sommes retrouvées dans une grande cuisine, bien équipée, dont un mur était orné par le poster d’une jeune fille brune, un peu plus âgée que moi, qu’Amal m’a présentée comme étant Hanaa Kadhafi, la fille adoptive du Colonel. (Que le portrait de la fille adoptive du Guide révolutionnaire soit suspendu à l’un des murs d’une cuisine… Tout à fait crédible, n’est-ce pas ? De qui se moque A.C. ?) Je n’ai appris que bien plus tard que sa mort avait été faussement annoncée, en 1986, à la suite du bombardement américain sur Tripoli décidé par Reagan. Mais ce n’était un secret pour personne, à Bab al-Azizia, qu’elle était non seulement en vie mais l’enfant préférée du Guide. (Étrange, cette façon de ressusciter une morte sans donner les preuves irréfutables de son existence.) Amal a préparé un café et sorti un petit téléphone portable. J’ai ouvert des yeux ronds. « Comment se fait-il que tu puisses avoir un téléphone ?
– Ma puce ! Je te signale que ça fait plus de dix ans que je suis dans ces murs ! » (PP.63-64) (Tiens donc ! La prétendue « Soraya » affirmait à propos de Bab al-Azizia : « Et dans tout le quartier alentour, les téléphones portables ne passaient pas. » (page 58) Apparemment, six pages plus loin, les communications ont été rétablies puisque celles des portables, qui ne passaient pas à l’extérieur et à proximité de l’enceinte de Bab al-Azizia, passent depuis le « sous-sol » de Bab al-Azizia transformé en bordel ? Par ailleurs… Amal était l’une des prostituées du Guide révolutionnaire, enfermée à Bab al-Azizia depuis « plus de dix ans » ! sans qu’aucun Libyen, sans qu’aucune Libyenne ne trouve rien à y redire dans le cadre d’un Congrès Populaire de Base ou d’un Congrès Général du Peuple ?)

La cuisine se prolongeait par une sorte de cafétéria qui, peu à peu, s’est remplie de jeunes filles très belles, bien maquillées, accompagnées par deux garçons portant le badge du service du protocole. Ça piaillait, ça riait. « C’est qui ? ai-je demandé à Amal.
– Des invitées de Mouammar. Il en a en permanence. Mais je t’en prie, sois discrète et ne pose plus de questions ! » (PP.63-64) (Il en avait toute une cafétéria… des salopes. Quel homme !…)

« Amal ayant disparu, j’ai préféré retourner dans ma chambre. Que dire à ces filles qui avaient l’air de frétiller à l’idée de rencontrer le Guide ? Faites-moi sortir d’ici ? Avant même que j’aie pu expliquer mon histoire, je serais ceinturée et jetée dans un trou. » (P.64) (“Soraya” aurait plutôt été fusillée… au moins. C’est connu… Muammar Gaddhafi a fait fusiller des milliers de Libyens et de Libyennes, pour ne pas dire six millions… ce qui serait tout de même un peu exagéré.)

« J’étais allongée sur mon lit quand Mabrouka a poussé la porte (j’avais interdiction de la fermer totalement) : « Regarde les DVD qu’on t’a donnés ! C’est un ordre ! » J’ai mis un disque sans la moindre idée de ce que j’allais voir. C’était la première fois que j’avais un rapport avec le sexe. (Mais non ! Puisqu’elle était, selon ses dires, sans cesse… violée.) J’étais en territoire inconnu, à la fois désemparée et totalement écœurée. Je me suis vite endormie. Amal m’a réveillée pour m’emmener déjeuner à la cuisine. C’est incroyable comme on mangeait mal chez le président de la Libye ! On était servi dans des gamelles en métal blanc et c’était dégueulasse. » (P.65)

III 25. Les leaders de la malbouffe

Le pire… c’est ce qu’il y a dedans…

(Décidément, tout est mauvais dans cette maison. La journaliste reprend, à plusieurs reprises, la bourde lancée par son « héroïne » : si la prétendue « Soraya » vivait en Libye, elle saurait tout de même ceci que Muammar Gaddhafi n’était plus président de la RAL (République Arabe Libyenne) depuis 1977, et qu’étant née en 1989 elle n’avait jamais connu cette époque de l’équipe révolutionnaire au pouvoir et de la RAL puisque celle-ci avait cédé le relais à la JALPS (Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste) depuis cette année 1977, autrement dit depuis douze ans…)

Clic suivant : III 26. Non seulement les filles mais aussi les garçons

Françoise Petitdemange


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