III 7. Des événements qui, s’ils avaient eu la moindre véracité, auraient été la belle aubaine des opposants libyens et de leurs mentors occidentaux

III 7. Muammar Gaddhafi parlant de la Charte de l'ONU à l'ONU, 23 septembre 2009Muammar Gaddhafi, analysant le contenu de la Charte de l’ONU
à l’ONU, 23 septembre 2009

(Le torchon de papier d’A.C.)

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III 7. Des événements qui, s’ils avaient eu la moindre véracité, auraient été
la belle aubaine des opposants libyens et de leurs mentors occidentaux

(Heureusement, il y a Mme Cojean et « Soraya »…) « Mais au moins y aura-t-il son témoignage pour prouver que pendant qu’il se pavanait à l’ONU avec des airs de maître du monde, pendant que les autres nations lui déroulaient le tapis rouge et l’accueillaient en fanfare, pendant que ses amazones étaient sujet de curiosité, fascination ou amusement, chez lui, dans sa vaste demeure de Bab al-Azizia, ou plutôt dans ses sous-sols humides, Mouammar Kadhafi séquestrait des jeunes filles qui, en arrivant, n’étaient encore que des enfants. » (PP.21-22) 
(Jusqu’ici, pas de témoignage de « Soraya ». Simplement une entrée en matière faite par Mme Cojean pour préparer les lecteurs et lectrices à plonger, tête la première, dans le vif du sujet. Patience ! Cela aura lieu à la 25ème page.
En ce qui concerne le discours de Muammar Gaddhafi, qu’il a fait à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 23 septembre 2009… pas de chance pour la journaliste du Monde qui croit s’en tirer par une phrase fielleuse. Il est des personnes qui ont pris la peine de l’écouter, de le lire, de l’analyser, ce discours, et d’en citer la quintessence. Ce discours, plein de vérités, montrait comment l’ONU pourrait être beaucoup plus démocratique qu’elle ne l’était et qu’elle ne l’est. Mais l’ONU n’est que le bras gauche complice du bras droit armé des chefs d’États criminels occidentaux.
Quant aux « amazones », il serait moins exotique mais plus juste de les appeler par leur vrai nom : les « femmes en armes ». Elles étaient des militaires à plein temps ou à mi-temps, selon qu’elles avaient, ou pas, une activité civile dans l’enseignement ou la médecine ou dans une autre discipline, en parallèle à leur activité militaire. Que d’ignorance chez une journaliste ! Mme Cojean, qui se pique de s’intéresser aux femmes, aurait tout de même pu se renseigner un peu sur ces femmes en armes plutôt que de les traiter avec un certain mépris… Mais aux documents, elle préfère les ragots.

Alors, Muammar Gaddhafi, un… pédophile ? un… malade sexuel ? Voilà ce que sous-entend la rédactrice du torchon de papier.
Si tel avait été le cas, les parents de ces enfants (filles et garçons) devenu(e)s jeunes filles et jeunes hommes, les chefs de clans et les chefs de tribus, auraient pu, sans plus attendre, s’adresser à la justice de leur pays, la justice du peuple rendue dans les « tribunaux du peuple ». Les parents « riches » et « puissants » dont Mme Cojean parle, à un moment donné de son propre récit, auraient pu faire entendre leurs plaintes auprès de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) puis de l’UA (Union Africaine) et, si nécessaire, auprès d’instances occidentales.

Si, par exemple, les parents de “Soraya” – toujours en admettant qu’ils aient existé réellement – craignaient une partialité de la justice populaire socialiste libyenne, ils auraient pu s’adresser à la presse ou à des associations françaises de défense des enfants ou des femmes, etc., puisque “Soraya” – toujours en admettant qu’elle ne soit pas un personnage de fiction – se “réfugiera” un certain temps en France, avant de rencontrer Mme Cojean…

Enfin, si Muammar Gaddhafi avait été l’homme des turpitudes racontées par Mme Cojean, les générations de chefs d’États occidentaux, qui se sont succédé au pouvoir, et qui cherchaient tous les moyens d’assassiner Muammar Gaddhafi et de déstabiliser l’État des masses, auraient eu, là, de quoi alimenter leurs médias-valets qui ne se seraient pas gênés pour raconter l’histoire de toutes les Sorayas, pour la dire et la redire durant les 42 années de Révolution et, sinon, durant toute l’année 2011 de la contre-révolution.
Si Muammar Gaddhafi avait été l’homme des turpitudes décrites dans ce torchon de papier, les quelques opposants à la Révolution, qui se sont réfugiés, au début des années 1980, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Arabie saoudite, en France (très peu, en réalité), n’auraient pas manqué de le dénoncer à la CIA et aux autres services de renseignement occidentaux.
Les familles des victimes des explosions d’avions, en plein vol, au-dessus de Lockerbie et du désert du Ténéré, qui n’ont cessé d’accuser la Libye sans l’ombre d’une preuve irréfutable, et celles qui sont allées jusqu’à accuser, personnellement, Muammar Gaddhafi, et qui ont été déboutées, se seraient emparées de ces histoires-là. 

Et jamais Muammar Gaddhafi n’aurait été appelé « Frère Muammar », « Guide révolutionnaire », « roi des rois d’Afrique »…)

Clic suivant : III 8. « Le récit de Soraya »

Françoise Petitdemange


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