III 4. La machine à ragots de la classe exploiteuse et de ses médias mercenaires contre l’Etat des masses

III IV - 1. Les lapin(e)s de couloir

Quelques-un(e)s de ces lapin(e)s de couloir

(Le torchon de papier d’A.C.)

*

III 4. La machine à ragots
de la classe exploiteuse et de ses médias mercenaires
contre l’État des masses

(Comme chacun et chacune le sait… L’éthique journalistique, plus particulièrement en France, est respectée… Les journalistes des médias-poubelles ne mentent jamais, toujours soucieux-soucieuses d’avoir les documents irréfutables pour étayer leurs affirmations, leurs accusations et recouper leurs informations. Et donc, ou bien Mme Cojean, journaliste, croit à tout ce qu’a raconté « Soraya », ou bien, elle se prend au piège de son « héroïne », de sa propre invention.)

« Je ne doutais pas une seconde de ce qu’elle m’avait dit. » (Étrange, cette obligation ressentie par la journaliste de dire, dès les premières pages, qu’elle ne doutait « pas une seconde ».)
« Car des histoires me parvenaient, très ressemblantes, qui me prouvaient l’existence de bien d’autres Soraya. »
(« L’histoire » d’une jeune fille anonyme glisse vers… « des histoires » qui parvenaient… d’où ? de qui ? Le lecteur ou la lectrice devra attendre d’atteindre le deuxième chapitre de « L’enquête » [sic], soit les pages 189 à 213, pour avoir les « histoires » d’autres femmes se retranchant, elles aussi, derrière de faux prénoms, insistant sur le fait qu’il ne fallait surtout pas citer leurs noms, des femmes – courageuses elles aussi – sans visage, sans identité, comme “Soraya”, mais toutes ayant soutenu, comme “Soraya”, les prétendus rebelles.)

(Ici, la machine à ragots de Mme Cojean s’emballe inexorablement…) « J’apprenais que des centaines de jeunes femmes avaient été enlevées pour une heure, une nuit, une semaine ou une année et contraintes, par la force ou le chantage, de se soumettre aux fantaisies et violences sexuelles de kadhafi. Qu’il disposait de réseaux impliquant des diplomates, des militaires, des gardes du corps, des employés d’administration et de son service du protocole, qui avaient pour mission essentielle de procurer à leur maître des jeunes femmes – ou jeunes hommes – pour sa consommation quotidienne. Que des pères et des maris cloîtraient leurs filles et leurs femmes afin de les soustraire au regard et à la convoitise du Guide. »
(Tout cela résume 324 pages de diffamation. Non seulement la journaliste diffame un mort qui ne peut plus l’attaquer en justice, mais elle diffame des « diplomates, des militaires, des gardes du corps, des employés d’administration et de son service du protocole », mais aussi « des pères et des maris » qu’elle prend pour qui ? « leurs filles et leurs femmes » qu’elle prend pour qui ?)

(Il y a un petit topo – véritable lieu commun répété à satiété par les oligarchies bourgeoises, organisées en petites sociétés parasites, contre les peuples qui les font vivre, et relayé par les médias mainstream – petit topo devant lequel ne recule aucun(e) prétendu(e) expert(e) en géopolitique. Ce petit topo a été répété par des lapin(e)s de couloir, aux micros de la Maison de la Radio, chargé(e)s ou se chargeant eux(elles)-mêmes de faire passer le lynchage, suivi de l’assassinat de Muammar Gaddhafi, pour quelque chose de juste, par cette petite phrase : « C’était un Bédouin. » Et, même : « Ce n’était qu’un Bédouin. »
Mme Cojean est sur les traces de ces lapin(e)s de couloir qui lâchent leurs petites saletés, tout imprégné(e)s qu’ils-elles sont des « Droits de l’Homme ». La voici elle-même qui lâche…) « Je découvrais que le tyran, né dans une famille de Bédouins très pauvres, gouvernait par le sexe, obsédé par l’idée de posséder un jour les épouses ou les filles des riches et des puissants, de ses ministres et généraux, des chefs d’État et des souverains. »
(Les lecteurs et lectrices ne tarderont pas à faire connaissance avec l’entourage de « Soraya »… Si elle n’est pas le fruit de l’imagination de la journaliste, la famille de “Soraya” se compose alors d’un père, « Libyen », « employé d’ambassade » qui ne gagne pas bien sa vie, et dont les lecteurs et lectrices apprendront très vite qu’il n’est à la hauteur de rien, d’une mère, « née au Maroc », de parents « Tunisien(ne) », « coiffeuse » qui travaille, du matin au soir, pour élever les sept enfants, et qui, elle, est à la hauteur de tout… Si cela est ! voilà qui ne fait pas une famille riche et puissante.
Cela n’empêche pas la journaliste d’asséner un préjugé récurrent : les pauvres sont nécessairement jaloux des riches… Ceci s’appelle tout simplement la lutte des classes : Muammar Gaddhafi, étant né dans une famille très pauvre, voulait forcément se venger « des riches et des puissants », mais aussi « de ses ministres et généraux » dans son propre pays, bien sûr, « des chefs d’État et des souverains » d’autres pays. Comment ? Mais… en violant leurs « filles » et leurs « femmes »… Mme Cojean ne recule devant rien.)

« Il était prêt à y mettre le prix. N’importe quel prix. Il n’avait aucune limite. » (P.19)
(Mme Cojean n’a aucune limite dans son entreprise de diffamation. Et, d’ailleurs, ce torchon de papier lui rapportera… le « Prix International de l’Association de la Presse Étrangère », en décembre 2012. C’est dire l’état de délabrement de la culture – sans parler de la vérité – dans nos pays prétendument démocratiques…)

« Mais de cela, la nouvelle Libye n’est pas prête à parler. Tabou ! On ne se prive guère, pourtant, d’accabler Kadhafi et d’exiger que la lumière soit faite sur ses quarante-deux ans de turpitudes et de pouvoir absolu. On recense les sévices causés aux prisonniers politiques, les exactions contre les opposants, les tortures et meurtres de rebelles. On ne se lasse pas de dénoncer sa tyrannie et sa corruption, sa duplicité et sa folie, ses manipulations et ses perversions. Et on exige réparation pour toutes les victimes. Mais des centaines de jeunes filles qu’il a asservies et violées, on ne veut pas entendre parler. Il faudrait qu’elles se terrent ou qu’elles émigrent, ensevelies sous un voile, leur douleur empaquetée dans un baluchon. Le plus simple serait qu’elles meurent. Certains hommes de leurs familles sont d’ailleurs prêts à s’en charger. » (PP.19-20)
(Toujours le « on », pronom indéfini… le « on » impersonnel, le « on » anonyme de la rumeur, du ragot. Il y a beaucoup d’indéfinis dans ce torchon. Et beaucoup d’adjectifs possessifs : « sa », « ses »… Et toujours la confusion entre les 42 années de révolution et les 8 mois de contre-révolution et de guerre coloniale.
La journaliste, ne sachant rien de la Libye révolutionnaire (1969-2011), invente tout. Le pouvoir étant entre les mains du peuple, les opposants pouvaient s’exprimer à travers les Congrès et Comités Populaires de Base et lors du Congrès Général du Peuple qui avait lieu une fois par an. Dans la Jamahiriya, il y avait des tribunaux et les prisonniers ne subissaient pas de « sévices » comme à Guantánamo : d’ailleurs, les Libyens emprisonnés et torturés à Guantánamo ont été libérés sur demande de la Jamahiriya ; en 2011, ils se sont retournés contre la police et l’armée du peuple, et contre la population elle-même. Ce qui a été dit, par exemple, des « sévices » infligés aux infirmières bulgares et au médecin prétendument palestinien, n’a été qu’invention faite pour déstabiliser le pouvoir du peuple.

Comme, selon Mme Cojean, il y a eu… « des centaines de jeunes filles » « asservies et violées » par « le tyran », Mme Cojean considère que les hommes de Libye, des centaines donc, sont des criminels, prêts à tuer les filles et femmes de leurs propres familles qui auraient été violées par Muammar Gaddhafi, pour imposer le silence aux prétendues victimes : chacun sait – n’est-ce pas ? – que les Arabes ont toujours un couteau dans la poche… Sans vergogne, cette journaliste s’appuie sur les préjugés les plus éculés, sur une xénophobie aux relents rancis de l’époque coloniale.)

Clic suivant : III 5. Le glanage de ragots ! après une guerre qui a fait tant de morts…

Françoise Petitdemange


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