Une France à refaire… si possible

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La première guerre mondiale ?… Rien qu’un petit rien…

Après nous avoir avoué – dans un contexte historique qui précède d’une poignée d’années seulement l’implosion de l’U.R.S.S. – que la réhabilitation d’Hitler est bien le but qu’il veut atteindre en écrivant son ouvrage « La guerre civile européenne » dont la première édition allemande est datée de 1987, Ernst Nolte nous fournit immédiatement l’astuce au moyen de laquelle il va s’efforcer de nous mener en bateau à travers les méandres d’une dangereuse croisière :
« Dans les pages qui suivent, je pars de l’hypothèse de base toute simple que la révolution des bolcheviks a créé, en 1917, une situation totalement inédite : pour la première fois dans l’histoire moderne, un parti idéologique prenait seul le pouvoir dans une grande puissance, alors qu’il exprimait l’intention crédible de bouleverser radicalement au moyen de guerres civiles, le monde entier […]. » (page 44)

1914-1918

S’agit-il bien d’une hypothèse (plus ou moins crédible!!!) ? C’est-à-dire d’une tentative, soumise à l’épreuve, d’expliquer un phénomène en introduisant un argument qui n’est d’abord que douteux… par hypothèse ?

Non. Ernst Nolte nous le dit avec le plus grand aplomb : il s’agit d’une « hypothèse de base« . Autrement dit d’une base, au sens d’un fondement, d’une fondation, c’est-à-dire de tout ce qu’il y a de plus solide et de moins hypothétique.

Mettons donc cette « solidité » à l’épreuve d’elle-même en relisant tranquillement quelques passages significatifs de la phrase qui se contente de l’énoncer comme un fait :
« … la révolution des bolcheviks a créé, en 1917, une situation totalement inédite… un parti idéologique… exprimait l’intention crédible [comme s’il ne s’agissait pas de savoir si elle a été suivie d’une mise à exécution] de bouleverser radicalement, au moyen de guerres civiles, le monde entier« …

Création ex nihilo par la révolution bolchevique toute seule… C’est très fort!… quand ce « rien » a pour contenu une guerre mondiale qui faisait rage depuis trois ans entre les pays qui avaient alors la réputation d’être les plus civilisés du monde!… Rien… Rien de rien… Quelques millions de morts… Pas de quoi fouetter un chat!…

N’y ayant rien alors sur la terre, rien sans doute que des petits bonheurs pépères, voici que soudainement la créativité satanique des bolcheviks a pu tirer de « rien » un grand tout…

Ce grand tout, Herr Nolte se fait un plaisir et un devoir de nous le présenter :

« Ils n’avaient pas tort ceux qui avaient alors le sentiment que la révolution bolchevique représentait, à l’échelle mondiale, le passage à une nouvelle dimension, celle de l’anéantissement social de masses humaines entières [non, non, pas celles de 1914-1917 qui n’intéressent aujourd’hui plus personne, puisque tout est de la faute des… bolcheviks], et, bien sûr aussi, celle d’une révolution industrielle [ici le malin s’insinue qui glisse à l’oreille de l’inconscient de l’anticommuniste qui sommeille aujourd’hui chez tout un chacun la pratique nazie d’extermination industrielle] d’un genre nouveau. » (page 45)

Le lecteur ou la lectrice pressé(e) peuvent ne pas tenir compte de cette formule étrange d’un anéantissement social, qui renvoie subrepticement – et tout juste pour les initiés – à la vraie formule utilisée par les bolcheviks qui parlaient de l’anéantissement de la bourgeoisie en tant que classe qui exploite, et non pas de l’anéantissement  physique des individus qui la composaient.

Ainsi, pour celles et ceux qui se laissent ici emporter par la savonnette qu’on leur a savamment glissée sous les pieds, tout le Mal venait donc de Lénine et Cie :
« Ce n’est pas Hitler qui, le premier, fut désigné comme l’ennemi de l’humanité, l’incarnation du mal et le destructeur de la civilisation ; l’historien sait pourtant, et il doit donc aussi le dire, que toutes ces expressions furent appliquées au bolchevisme par des observateurs sociaux, alors que personne ou presque ne savait quoi que ce soit de Hitler. » (page 50)

Et par conséquent, à en croire Ernst Nolte :
« Si Hitler l’avait emporté, l’histoire n’aurait plus consisté, dans l’Europe sous la coupe allemande et dans une large partie du monde, qu’à louer les hauts faits du Führer. Autant que l’on puisse en juger, il serait impossible de procéder à une déshitlérisation. Peut-être les hommes, à l’exception des victimes dont il ne serait pas fait mention, seraient-ils plus heureux parce qu’il leur serait alors épargné la peine de comparer et de juger ; il est certain que nombre de ceux qui, « tardivement nés » sont aujourd’hui antifascistes, seraient alors des partisans convaincus et appréciés du régime. » (page 50)

Mais, patience, puisque certains organes de presse nous ont appris ces temps-ci que le frère de Hermann Goering était si brave homme qu’il pourrait sans doute entrer désormais dans la sainte phalange des « justes »… pour son extrême sensibilité à propos du sort des Juifs du temps de l’holocauste.

Eh, l’Européen! tu ne la vois décidément pas, en 2014, l’immonde bête brune qui te mine ?…

Suite : Selon Ernst Nolte, Hitler nous l’avait bien dit…

Michel J. Cuny

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