Ce beau pays, la France, dans le rôle du parfait benêt…

Au cas où l’Europe d’aujourd’hui ne serait plus qu’un vieux canasson souffreteux – comme on pourrait avoir à le redouter quand on découvre dans quel état d’éparpillement un coronavirus l’aura mise en quelques mois… -, on ne s’étonnerait pas de ce que la toute nouvelle présidente de la Commission européenne – Ursula von der Leyen – lui ait administré un méchant savon à l’occasion de son premier discours à Bruxelles, le 16 septembre 2020.

En tout cas, ce qui nous évite de devoir croire à une erreur de cette dame qui vient de très loin et de très haut dans l’Histoire moderne du monde occidental, c’est de voir en elle la porte-parole des États du Nord de l’Europe tranquillement occupés à réactiver les circuits économiques du temps de l’ancienne ligue hanséatique… Ces chevaux-là devraient la mener loin, elle et les capitaux allemands en général.

Pour ne pas me couper complètement des arrières qu’il vaut mieux conserver dans un pays, la France, où l’histoire réelle – celle des documents – est à peu près totalement inconnue, je ne fournirai d’abord qu’une petite image qui pourra servir de repère à celles et à ceux qui ne souhaitent pas en rester là où nous en sommes de notre abaissement… au sein de l’Europe allemande.

Si j’ai pu écrire tout un livre à partir de cette petite question : « L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? », je ne vois pas pourquoi j’irais maintenant m’interdire d’affirmer que l’arrivée de madame von der Leyen aux responsabilités que nous savons en soulève une autre… tout aussi petite… « L’Allemagne serait-elle maintenant partie pour aller gagner la Première ?... »

Au fait, de quoi s’agissait-il ? Il s’agissait surtout… de l’Empire ottoman.

Et puis de quelques autres détails comme l’Alsace-Lorraine, par exemple. Mais nous allons prendre la question sous un angle plus général en nous tournant vers ce que déclarait, au printemps de 1914 (la guerre étant pour le mois d’août suivant…), le secrétaire général des Houillères qui était alors l’invité de la Société des Anciens Élèves et Élèves de l’École Libre des Sciences Politiques : la crème…

Son nom seul lui donne évidemment beaucoup de poids en face d’Ursula qui, pourtant, ne se débrouille déjà pas si mal avec son « von der Leyen ». Mais lui, c’est Henri de Peyerimhoff de Fontenelle (1871-1953). Lisons-le tout tranquillement :
« Le temps n’est plus où nous étions seuls avec les Anglais pour financer le monde : il faut compter avec beaucoup d’autres. Avec les Allemands d’abord… Ils ont déjà le pas sur nous pour l’électricité et les produits chimiques ; pour la navigation, ils disputent ardemment aux Anglais un rang auquel nous n’avons plus dès longtemps l’espérance de prétendre. Avec les Belges, les Hollandais, les Danois, les Italiens, les Autrichiens… Voici enfin les Américains du Nord […]. Dans ce conflit, sur quoi pouvons-nous compter ? Sur nos capitaux… mais c’est une force fragile lorsqu’elle n’est pas appuyée sur les autres. Notre argent travaillera pour notre Empire, dans la mesure où notre Empire saura défendre notre argent… » (Repris de Michel J. Cuny, Françoise Petitdemange, Le feu sous la cendre – Enquête sur les silences obtenus par l’enseignement et la psychiatrie, Éditions Paroles Vives 1986, page 393.)

Et c’est ainsi que la France aura atteint quelques quantités astronomiques du malheur le plus pur : 1.700.000 victimes civiles et militaires, quand les blessés militaires auront été 4.200.000…

Notre Empire colonial s’est effectivement bien défendu sur le dos d’une belle jeunesse, tout particulièrement… tandis que l’Allemagne était un peu dépouillée… mais, surtout, l’Empire ottoman…

Or, aujourd’hui, la France n’est plus qu’un instrument dans les mains de l’Europe allemande, ce qui pourrait ne rien enlever à ses capacités criminelles : c’est ce que Sarkozy s’est chargé de montrer au monde entier en détruisant la Libye de Muammar Gaddhafi… Pour le compte de qui ?

Ce qui est sûr, c’est que Ursula von der Leyen n’aura pas mâché ses mots le 16 septembre 2020, pas plus que Henri de Peyerimhoff de Fontenelle en mars 1914…

Pour sa part, la France n’en sait rien… Elle ne compte encore ses morts que par dizaines, centaines… et persiste à s’enfoncer dans une ignorance qui fait sourire certaines chancelleries… Très amusant, en effet !…

Michel J. Cuny


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