Texte 9 : Trump : défenseur de la… « souveraineté » !

Assemblée Générale de l’ONU à New York
Discours de Donald Trump,
19 septembre 2017

Texte 9 :
Trump : défenseur de la… « souveraineté » !


9 – D. Trump, 2017 : « Des alliés pour se faire des amis
et non pas des ennemis. » [sic]

Comme tous les maîtres-cabots qui ne connaissent que trois mots dans le langage de l’humanité : capitalisme, impérialisme, colonialisme, Donald Trump sait très bien que l’idéologie prônée par la grande bourgeoisie, à travers tous les médias dont elle dispose, ne cesse de rebattre les oreilles des populations et de les aveugler pour que le système perdure : ainsi, le petit nombre – la grande bourgeoisie – vit de l’exploitation tous azimuts qu’elle impose au plus grand nombre – les peuples – afin de les contenir au ras du gazon. Ainsi, il lui est facile de crier haut et fort :
« De l’Union soviétique à Cuba en passant par le Venezuela, chaque fois que le vrai socialisme, le vrai communisme, a été adopté, il n’a semé que l’angoisse, la dévastation et l’échec. Ceux qui prônent cette idéologie discréditée ne font que contribuer à la souffrance des populations qui vivent avec ces systèmes cruels. » [Assemblée Générale de l’ONU à New York, Discours de Donald Trump, 19 septembre 2017. Note de l’auteuse : La transcription du Discours est de moi. Mais la traduction est le fait d’une personne de l’ONU : qu’elle en soit ici remerciée.]
Dans les pays à régime socialiste ou communiste, les peuples souffrent, d’abord et avant tout, des sanctions imposées par les pays à régime capitaliste destinées à entraver leur développement. Quant aux bourgeoisies nationales, elles souffrent de ne pouvoir se hisser bien au-dessus des peuples dont elles oublient qu’elles sont issues… Les maîtres-cabots, qui s’efforcent d’apparaître comme les protecteurs des peuples, en viennent très vite à faire parler les armes pour détruire tout ce que les populations construisent.

Après chaque destruction d’un pays, le maître-cabot du moment, qui se cache derrière la bannière étoilée, redevient un bœuf. Et le bœuf états-unien se gonfle d’importance tandis que le petit cabot français, qui pense avoir bien jappé, se prend tout à coup pour une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf… On sait comment cela finit, pour la grenouille, dans la fable…
« Les États-Unis sont aux côtés de tous ceux qui vivent sous un régime brutal. Notre respect de la souveraineté [de la grande bourgeoisie] est également un appel à l’action. Chacun mérite un gouvernement protégeant la sécurité [des capitaux], les intérêts personnels [des gens fortunés], le bien-être [des classes moyennes qui lèchent les bottes des capitalistes pour avoir leur pâtée quotidienne], y compris la prospérité [des propriétaires de capitaux et des actionnaires]. Aux États-Unis, nous essayons de resserrer les liens commerciaux, économiques avec toutes les nations de bonne volonté. Mais ces échanges commerciaux doivent être justes et doivent être réciproques. » [Idem. Note de l’auteuse : les précisions entre crochets sont de mon fait.]
Autrement dit… « ces échanges commerciaux doivent être », selon « America first » à l’avantage des États-Unis.

La doctrine qui guide tous les présidents qui se succèdent à la Maison-Blanche ? « America first. » L’action qui en découle ? Graisser la patte au « bon peuple », c’est-à-dire à la classe moyenne pour qu’elle continue à protéger le capital contre les vrais laissés-pour-compte qui – puisqu’il y a « le bon peuple », il doit bien y avoir, en toute logique trumpiste, “le mauvais peuple” – font sans doute partie du “mauvais peuple”.
« Des millions d’emplois ont disparu et des millions d’entreprises ont fermé la porte. Nombreux sont ceux qui ont enfreint les règles. Et notre formidable classe moyenne, qui était autrefois la toile de fond de la prospérité américaine, a été oubliée : elle a été laissée pour compte, mais elle n’est plus oubliée et elle ne sera plus jamais oubliée. »

En plaçant leur conglomérat d’États au premier rang : « America first », coûte que coûte pour les autres pays, les présidents des États-Unis montrent qu’ils sont totalement incapables de la moindre diplomatie :
« L’Amérique poursuivra sur la voie de la coopération et du commerce avec les autres pays mais nous renouvelons notre attachement au premier devoir de tout gouvernement, c’est-à-dire notre devoir vis-à-vis de nos citoyens : c’est là la source de la force de l’Amérique et de tout pays responsable représenté ici. » [Idem.]
Pour sauvegarder cette suprématie ou, plutôt, cette dictature qui ne dit pas son nom, sur le monde, les États-Unis font la guerre partout… pour renverser ou tenter de renverser tout régime politico-économique autre que capitaliste et pour détruire tout développement obtenu par le travail des populations. Cf. la destruction de l’Afghanistan, de l’Irak, de la GJALPS (Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), de la Syrie… Cf. les autres pays à abattre : la Corée du Nord, l’Iran, la Russie, la Chine… et tant d’autres en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Amérique centrale…
Aucune illusion de paix à se faire de ce côté-là du monde…

D’autant que l’histoire des États-Unis est un chemin de sang… Cependant, avec les pas de géante de la Chine, il se pourrait bien que la force états-unienne soit remise en cause… C’est peut-être pourquoi Donald Trump évoque, en ces termes, l’ONU (Organisation des Nations Unies) :
« Si cette organisation veut relever le défi auquel nous sommes confrontés, il faudra, comme l’a dit le président Truman il y a 70 ans, que l’on tienne compte de la force indépendante de chaque membre et cela dépendra de cette force, de la force de chaque membre, et si nous œuvrons de concert, il n’y aura rien qui pourra remplacer nos nations solides, fortes, souveraines, indépendantes : des nations qui sont ancrées dans l’histoire et investies dans leur destinée, des pays qui cherchent des alliés pour se faire des amis et non pas des ennemis [sic]. Et, surtout, et c’est encore plus important, des pays qui accueillent des patriotes, des hommes et des femmes qui sont prêts à consentir le sacrifice pour leur pays, pour leurs concitoyens et pour promouvoir tout ce qu’il y a de meilleur [re-sic] dans l’esprit humain. » [Idem.]
TrumanHarry S. Truman (1884-1972), président des États-Unis, de 1945 à 1953… le très pacifiste président qui a donné l’ordre de larguer la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, au Japon… alors que Hitler ayant mis fin à ses jours en avril 1945, l’Allemagne étant en déroute militaire contre les forces soviétiques, le Japon n’aurait pu se maintenir seul.

Après pareille histoire qui, sans remonter au massacre des tribus sur les territoires s’étendant entre l’Atlantique et le Pacifique et à la mise en esclavage des Noir(e)s, date du XXème siècle, parler de lutte contre « le mal »…
« En nous rappelant la victoire qui a entraîné la fondation de cette organisation, nous ne devons pas oublier tous ceux qui ont lutté contre le mal, tous ceux qui ont lutté contre le mal, lutté pour les nations qu’ils aimaient : c’est le patriotisme qui a mené les Polonais à lutter pour sauver la Pologne, qui a mené les Français à sauver la France, les Britanniques à lutter pour leur pays. Aujourd’hui, nous ne devons pas oublier nos nations. Si nous ne construisons pas des familles solides, des sociétés sûres ; si nous ne le faisons pas nous-mêmes, personne ne pourra le faire pour nous. Nous ne pouvons pas attendre que quelqu’un d’autre le fasse, nous ne pouvons pas attendre qu’un pays lointain [la Chine, par exemple ?] ou des bureaucraties lointaines [en Russie, par exemple ?] le fassent à notre place. Non. Nous devons régler nos propres problèmes pour établir notre prospérité, pour assurer notre avenir, un avenir dans lequel nous arriverons à agir. » [Idem. Note de l’auteuse : les ajouts entre crochets sont de mon fait.]
Le problème est que les États-Unis veulent absolument décider de l’avenir d’autres peuples qui se passeraient volontiers des sanctions imposées à leurs pays et des guerres fomentées contre eux. Les peuples russes, chinois, nord-coréens, vénézuéliens, cubains, et quelques autres n’ont pas besoin que les États-Unis décident du système politique et économique à leur place. Ces peuples ne demandent rien d’autre que le respect de leur souveraineté et de la paix et la possibilité de développer leurs pays en toute confiance, sans craindre les bombes qui détruisent, en quelques jours, les infrastructures mises en place durant des années, voire des décennies de travail (Cf. La Libye, la Syrie), pour renverser les superstructures (véritablement démocratiques) qui ne conviennent pas à des chefs obnubilés par leur “démocratie” qui n’est jamais qu’une dictature bourgeoise.

À suivre… Texte 10
Assemblée générale de l’ONU à New York – Discours de Donald Trump, 19 septembre 2017 – Texte 10 : Trump dans la démocratie des bisounours

Françoise Petitdemange
1er mars 2020


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.