IV. 121 – La harpie Nikki Haley balaie d’un revers de main le droit international

IV. 121 – La harpie Nikki Haley balaie d’un revers de main
le droit international

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Intervention des États-Unis,
ONU, Samedi 14 avril 2018

Nikki Haley

La représentante des États-Unis devait, lors de son intervention au Conseil de sécurité de l’ONU, samedi 14 avril 2018, dévoiler la politique menée par son pays : celle du pouvoir, du pouvoir de soumettre tous les autres pays du monde par la violence la plus brutale.

États-Unis à l’ONU (Nikki Haley) :

« C’est notre 5ème réunion du Conseil de sécurité de la semaine pour traiter de la situation en Syrie. Une semaine s’est écoulée. Une semaine faite de discussions. Nous avons discuté des victimes de Douma. Nous avons parlé du régime d’Assad et de l’Iran, et la Russie qui les appuie. Nous avons passé la semaine à parler de l’horreur des armes chimiques.

Hier, l’heure des discussions s’est terminée. Nous sommes, ici, aujourd’hui, parce que trois membres permanents du Conseil de sécurité ont agi : le Royaume-Uni, la France et les États-Unis ont agi, non pas pour se venger, non pas pour punir qui que ce soit, non pas pour se lancer dans une démonstration symbolique de la force. Non, nous avons agi pour dissuader toute utilisation future d’armes chimiques, en faisant en sorte que le régime syrien rende des comptes. »

C’est bien le « régime d’Assad », c’est-à-dire le régime Baas, qui escagasse le Royaume-Uni, la France et les États-Unis. Sauf que Bachar El Assad est le Président de la République Arabe Syrienne, qu’il est élu et qu’il a été réélu par le peuple syrien, sous les bombardements, le 3 juin 2014. Et donc, en quoi la politique intérieure de la Syrie, regarde-t-elle ce trio d’États qui voudraient imposer à la population syrienne un autre président, un président fantoche, et un autre régime, celui capitaliste qui conviendrait à leurs seules affaires.

Mme Haley dit : « non pas pour se venger, non pas pour punir… » Or, dans ce cas précis, la dénégation est une affirmation. Cela fait des années que les différents présidents et membres des gouvernements de ce trio d’États clament qu’il faut « punir » Bachar El Assad : Laurent Fabius, le haineux anti-Arabes, considérait que le Président élu de la République Arabe Syrienne ne méritait pas de vivre, et François Hollande, le fat, n’avait que le mot « punir » à la bouche. En réalité, ils veulent aussi « punir » le peuple syrien de si mal voter, comme ils ont voulu « punir » le peuple libyen de se gouverner lui-même.

Il ne s’agit pas de « punir » selon Mme Haley ? Voire… Quelques minutes plus tard, la voici qui déclare :

« Pendant que la Russie s’affairait à protéger le régime, Assad a bien vu ce qui se passait. Il a bien compris qu’il pouvait agir en toute impunité et il l’a fait ! En novembre, la Russie a utilisé son pouvoir de veto pour tuer le Mécanisme d’Enquête [Conjoint], le MEC. C’était le seul outil, le principal outil que nous avions pour voir qui utilisait des armes chimiques en Syrie. Alors même que la Russie utilisait son pouvoir de veto, le régime syrien utilisait du gaz sarin semant la mort et la destruction. Le régime syrien utilisait des armes barbares contre son peuple et, ce, en contravention totale du droit international.

Les États-Unis et les alliés des États-Unis n’allaient pas accepter cela. Les armes chimiques constituent une menace pour chacun d’entre nous. C’est une menace sui generis. C’est un type d’armes tellement maléfique que la communauté internationale est convenue à les interdire. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser la Russie fouler au pied toutes les normes internationales que nous voulons respecter.

Nous ne pouvons pas accepter que l’utilisation d’armes chimiques reste impunie. Et alors même que la Syrie, le régime syrien, utilisait des armes chimiques, le week-end dernier, il faut bien comprendre que ce n’était pas un incident isolé et la réaction que nous avons eue ne constitue pas une nouvelle stratégie. Notre stratégie vis-à-vis de la Syrie n’a pas changé. Toutefois le régime syrien nous a forcé d’agir, compte tenu de l’utilisation répétée d’armes chimiques. »

Non seulement la représentante des États-Unis à l’ONU se contredit, dans la même intervention, mais il faut savoir que « punir », selon ce trio d’États (États-Unis, Royaume-Uni, France), c’est assassiner le chef de l’État syrien, Bachar El Assad, en attendant de faire la peau à Vladimir Poutine.

[ONU (Organisation des Nations Unies), Intervention de l’ambassadrice Nikki Haley pour les États-Unis, Samedi 14 avril 2018. Note FP : La transcription et la capture d’écran sont de mon fait ; la précision entre crochets est aussi de mon fait. Remerciements à la personne qui a effectué la traduction simultanée de l’intervention. Vidéo RT (Russia Today, La Russie convoque une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, 14 avril 2018.]

https://francais.rt.com/international/49830-russie-convoque-reunion-urgence-conseil

Suite : IV. 122 – La Syrie mais aussi la Russie dans le viseur de Nikki Haley 

Françoise Petitdemange
17 avril 2018


4 réflexions sur “IV. 121 – La harpie Nikki Haley balaie d’un revers de main le droit international

  1. Bonjour, bombarder un entrepôt de produits chimiques ( supposer autrement probable), y avait-il un risque majeur de la population locale à proximité de cet entrepôt qu’elle soit soit gazée ou contaminée . Il n’y a pas eu de victimes, donc tout cela est une bouffonnerie pour sauver la face Le but était de bombardé les aéroports qui a échoué. La DCA Syrienne a veillée.

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    1. Merci Jacques pour votre assiduité à nous lire,
      Michel et moi y sommes très sensibles,
      Vous soulevez effectivement un problème majeur : la population était à proximité du site bombardé.
      S’il y avait eu des produits chimiques, ces bombardements criminels auraient contaminé la population !
      Voilà bien la bêtise doublée de la méchanceté de ces chefs d’États occidentaux qui n’ont que faire des populations, contrairement à ce qu’ils clament sans cesse.
      D’ailleurs, comme vous le savez, en Libye, l’OTAN ne s’est pas gênée pour utiliser du phosphore blanc sur la population de Bani Walid réputée attachée à l’État des masses.
      L’OTAN n’a pas hésité à bombarder des cibles dans la capitale, Tripoli, à proximité d’une réunion que tenaient les chefs des tribus libyennes pour parler de la guerre.
      C’était le 3 juin 2011.
      Les chefs tribaux ont fait une Déclaration dans laquelle ils écrivaient :
      « Le peuple libyen a le droit de se diriger lui-même. Des attaques constantes depuis le ciel, à toutes les heures du jour (et de la nuit) ont complètement perturbé les vies des familles de Libye. Il n’y a pas eu de combats à Tripoli, et pourtant nous sommes bombardés chaque jour. Nous sommes des civils et nous sommes tués par les Anglais et par l’OTAN. Les civils sont des gens sans armes à feu, cependant les Anglais et l’OTAN protègent seulement les croisés armés de l’Est en agissant comme leur armée d’attaque.
      Nous avons lu les résolutions de l’ONU et il n’y a aucune mention de bombarder des civils innocents.
      Il n’y a aucune mention d’assassiner les autorités légitimes dans toute la Libye. »
      (PP.497-498)
      Et, pourtant, Sarkozy, Cameron, Obama l’ont fait ! Et en toute impunité !
      Pour quel lobby travaille l’ONU ?
      Je sais que vous avez le livre dans votre bibliothèque mais j’écris cela aussi pour ceux-celles qui ne l’ont pas.
      Il y a des événements qu’il faut rappeler à sa mémoire.
      Bien amicalement de Michel et de moi,
      Françoise

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