La jeunesse africaine sur les pas de Muammar Gaddhafi ?

La jeunesse africaine sur les pas de Muammar Gaddhafi ?

Le Guide révolutionnaire libyen, Muammar Gaddhafi, avait fait remarquer aux Africains et Africaines que les pays colonisateurs – Europe et États-Unis – n’avaient pas aidé leur continent à se développer mais qu’ils l’avaient pillé et qu’ils voulaient le piller davantage encore. (Plus ces pays capitalistes, dits développés, s’enfoncent dans la crise économique, plus ils sont agressifs à l’égard des pays africains pour s’emparer des richesses vitales.)

Depuis des siècles, les guerres capitalistes-impérialistes-colonialistes et les assassinats, dans les conditions les plus terribles, des Panafricanistes et de tous ceux-toutes celles qui résistaient et qui résistent à la mise en coupe réglée du continent africain, sont destiné(e)s à entraver le développement de celui-ci.

La guerre menée par la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Qatar, l’Arabie saouditetous pays soumis à la finance internationale associée à l’État sioniste, contre la GJALPS (Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste), est du nombre de ces guerres séculaires.

Détruire la Libye, c’était détruire la démocratie directe populaire et empêcher les autres pays africains d’avoir, eux aussi, des démocraties directes populaires et d’être solidaires les uns des autres. Il s’agissait d’empêcher le continent africain de mettre en place ce que le Guide libyen réclamait depuis des années, voire des décennies : une armée commune qui permettrait à tous les pays africains d’organiser la défense de leurs territoires et donc de leurs richesses (dont les bien nommées « matières premières ») contre les opérations militaires répétées qu’il faut bien désigner par leur vrai nom : « guerres coloniales ».

Muammar Gaddhafi a pu trouver l’appui de la Côte d’Ivoire (sous la présidence de Laurent Gbagbo) afin d’acquérir le premier satellite africain permettant, non seulement à son propre pays, la Libye, mais à tout le continent, d’obtenir une réelle indépendance pour les communications notamment les communications téléphoniques…

Il a pu trouver l’appui du Zimbabwe (sous la présidence de Robert Mugabe) pour lutter contre la colonisation des terres africaines par les Blanc(he)s aux dépens des Noir(e)s. Robert Mugabe, Laurent Gbagbo, Muammar Gaddhafi n’avaient aucune haine contre les Blanc(he)s : simplement, tous trois, sachant que ce sont les plus criminels et les plus corrompus qui incitent les Africain(e)s à la soumission et à la “sagesse”, ne pouvaient accepter que les Européens – États-Uniens viennent donner, aux populations africaines vivant sur leur propre sol, des leçons de politique et d’économie bourgeoise tout imbibées de morale, tournées contre les peuples !

Après la guerre qui a détruit la Libye, le pays pilote du continent, et qui ne s’est achevée qu’avec le lynchage et l’assassinat de Muammar Gaddhafi, la jeunesse africaine se lève. Elle a compris que les pays belliqueux avaient pour unique but de détruire le projet en cours : la création des États-Unis d’Afrique, projet qui devait déboucher sur la création d’une monnaie commune africaine, le dinar-or, d’une CPA (Cour Pénale Africaine) qui aurait pu juger, non seulement les chefs des États africains mais, surtout, les chefs criminels des États européens, états-uniens, saoudiens, etc. Pour progresser dans la création des États-Unis d’Afrique et de leurs institutions, Muammar Gaddhafi avait insisté, sur un point précis, auprès des chefs des autres États africains : il ne fallait admettre personne d’autre que des Africain(e)s ou de vrais ami(e)s des Africain(e)s dans les réunions de l’UA (Union Africaine).

Après la mort de Muammar Gaddhafi, l’Union Africaine a invité à ses réunions des espions-mouchards comme Ban Ki-moon, alors secrétaire général de l’ONU (Organisation des Nations Unies), des membres de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), laquelle nֹ’a cessé, par la voix de sa présidente de l’époque, Souhayr Belhassen, de traiter Muammar Gaddhafi de « dictateur », et de pousser la France à faire la guerre contre la Libye.

De façon générale, les ONG (Organisations Non Gouvernementales) ne sont pas dignes de foi : elles ont, comme la FIDH, poussé à la guerre contre la Libye. Handicap International fait semblant d’être contre les guerres ; en réalité, cette association vit du handicap : plus il y a d’amputé(e)s de bras ou de jambes, plus elle peut, en gémissant, appeler les braves gens à faire des dons (en argent, notamment), plus les marchands de prothèses gagnent de la monnaie et moins elle risque elle-même de fermer boutique… Ces organisations, les ONG, qui ont pignon sur rue, savent se rendre indispensables, notamment grâce aux guerres…

Six ans après la guerre contre la Libye, qui devait libérer le peuple libyen du prétendu « dictateur » Muammar Gaddhafi, c’est le rétablissement de l’esclavage dans ce pays.

Que la jeunesse africaine se lève et les BHL (Bernard-Henri Lévy) and C°, agents du Mossad, qui ont pu, en 2011, manœuvrer certains chefs de tribus libyennes et mener ce pays au chaos, se trouveront bientôt dans l’incapacité de nuire. Cette perspective nous donne, à Michel J. Cuny et à moi-même, un grand espoir pour les populations africaines dans leur ensemble. À partir du moment où, sans risque de dommages pour elle, la jeunesse africaine fera, aux chefs des États colonisateurs et à leurs suppôts, ce que des Libyens ont fait, après l’assassinat de Muammar Gaddhafi, à l’un des membres du CNT (Conseil national de transition) qui a dû monter précipitamment dans un avion à coups de pied dans le derrière, ces chefs occidentaux, donneurs de leçons, regarderont à deux fois avant de s’aventurer sur un continent nullement conquis à leurs thèses néo-coloniales.

Vive la jeunesse africaine marchant sur les pas de Muammar Gaddhafi !

Françoise Petitdemange
Écrit mardi 28 novembre 2017.


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