La guerre coloniale et la contre-révolution en Libye (mars 2011-octobre 2013)

Deux ans après la sortie de l’ouvrage de
Françoise PETITDEMANGE
LA LIBYE RÉVOLUTIONNAIRE DANS LE MONDE
(1969-2011)
(Livre papier de 542 pages, 29 (+2) euros)

les Éditions PAROLES VIVES publient…
de
 Françoise PETITDEMANGE
LA GUERRE COLONIALE ET LA CONTRE-RÉVOLUTION EN LIBYE
(mars 2011-octobre 2013)
(Livre électronique de 379 pages, 14(+2) euros)

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Quatrième de couverture, Commande et paiement

   20 - La g c et la c-r en L (ms 2011-oct 2013)

 Un « printemps arabe » de sang :
coups d’État et guerres néo-coloniales

  En 2003, une nouvelle guerre contre l’Irak, déclenchée par la coalition anglo-saxonne, afin de renverser le président de la République d’Irak, Saddam Hussein, accusé, sans apport de l’ombre d’une preuve, de détenir des ADM (Armes de Destruction Massive), était destinée à détruire le pays. Après un procès des plus bâclés, Saddam Hussein était condamné à mort et exécuté par pendaison le 30 décembre 2006, à l’âge de 69 ans. Le peuple irakien sait depuis lors ce qu’il en est des démocraties occidentales…

 À la mi-décembre 2007, le Guide révolutionnaire libyen, Moammar Kadhafi, et une importante délégation de son pays avaient répondu favorablement à l’invitation de la France. Mais leur avion ne s’était pas encore posé sur la piste d’aterrissage de l’aéroport d’Orly qu’une secrétaire d’État tenait des propos insultants, à l’égard des invité(e)s, dans les médias. Il va sans dire que les contrats, portant sur de l’armement et sur des fournitures civiles, que la France avait espéré conclure avec la Libye ne furent pas à la hauteur des attentes fiévreuses de Nicolas Sarkozy et du gouvernement.

  Au tournant des années 2010-2011, des déstabilisations en chaîne se produisirent en Afrique et dans les pays arabes. Après avoir exercé de nombreuses pressions pour provoquer des élections en Côte d’Ivoire, en décembre 2010, dont les résultats, plus que douteux, ont abouti à l’éviction de Laurent Gbagbo de la présidence de la République, et à son remplacement par un homme-lige, certains chefs d’États (français, britannique, états-unien) ont attaqué l’Afrique du Nord.

  Des révoltes prétendument spontanées éclataient en janvier 2011, chassant Zine el-Abidine Ben Ali de la présidence de la République Tunisienne, puis en février, provoquant le départ de Hosni Moubarak de la présidence de la République Arabe d’Égypte. Ces coups d’État perpétrés contre les deux pays limitrophes, situés à l’ouest et à l’est de la Libye, allaient priver le peuple libyen de tout secours éventuel.

  En 2010-2011, des petits groupes de mouchards français, britanniques, états-uniens, suédois… étaient entrés, de façon frauduleuse, sur le sol libyen. En février 2011, de prétendus manifestants pacifiques, qui, en réalité, étaient des bandes armées de Libye et d’ailleurs, attaquaient les bâtiments de l’armée et de la police du peuple pour y voler les armes, et s’en prenaient à la population elle-même dans les rues de Benghazi.

  Aussitôt, les chefs des États français, britannique, états-unien, aiguillonnés par la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), relayés par les médias-menteurs, pro-pageaient l’idée que « Mouammar Kadhafi » faisait tirer sur « son peuple », alors que le peuple libyen ne faisait, par son armée et sa police, que riposter aux attaques à main armée pour défendre les institutions légitimes de son pays et se défendre lui-même contre les groupes hétéroclites : des membres d’Al-Qaïda, ayant combattu contre puis avec les armées anglo-saxonnes et françaises en Afghanistan, et revenus en Libye, côtoyaient des groupuscules infiltrés sur le sol libyen et de prétendus rebelles, manipulés par des exilés financés par la CIA, pour se retourner contre la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste en se rangeant du côté des États pseudo-démocratiques capitalistes, impérialistes qui, quelques décennies auparavant encore, colonisaient l’Afrique dont les pays du Maghreb comme la Libye.

  Tandis que l’armée et la police du peuple parvenaient, vers la mi-mars, à ramener le calme en Libye, la Syrie était, elle aussi, déstabilisée par la FIDH qui colportait des mensonges répétés dans les médias et par des groupes de prétendus rebelles financés de l’extérieur et manipulés par des exilé(e)s. Le président de la république française, Nicolas Sarkozy (dont la mère est une juive sépharade), piqué aux fesses par la pseudo-socialiste Martine Aubry et le diable Bernard-Henri Lévy (qui affiche son sionisme notamment contre la France), décidait, en traître, d’attaquer militairement ce pays arabo-africain qu’est la Libye, au mépris de tout recours à la diplomatie, et sans avoir fait la moindre déclaration de guerre. Le 19 mars, il lançait les bombardiers de l’armée française sur le peuple libyen, prenant de court tous les autres chefs d’États dans le monde, y compris les chefs occidentaux qu’il avait conviés à Paris pour discuter de la Libye, mettant ainsi ses interlocuteur(rices) devant le fait accompli.

Françoise Petitdemange

 

 

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