III 16. Le salon de coiffure ? Encore un lieu d’adversité !

(Le torchon de papier d’A.C.)

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III 16. Le salon de coiffure ?
encore un lieu d’adversité !

« Le salon est vite devenu le rendez-vous des femmes chic de la ville. Donc du clan Kadhafi. (Donc, sa mère n’était pas « source d’opprobre » (P.31). Puisque… des femmes de la famille Gaddhafi fréquentaient son salon… Dans la structure tribale, un mot est un mot qui a tout son sens, le sens historique notamment : le « clan Kadhafi » n’existe pas : Muammar Gaddhafi est né dans une famille composée d’un père, Mohammed, d’une mère, Aïcha, et de trois filles ; son père appartenait au clan des G’hous qui faisait partie de la cabila (tribu) Gadhadhafa.) « Lorsque avaient lieu, à Syrte, de grands sommets internationaux, les femmes des différentes délégations venaient se faire belles, les épouses de présidents africains, celles des chefs d’État européens et américains. » (PP.32-33) (Voilà qui serait loin d’un rejet de la mère de « Soraya ».)

« Un jour, Judia, la chef du protocole de l’épouse du Guide, est venue chercher maman en voiture pour coiffer et maquiller sa patronne. » (P.33) (La “journaliste” table sur l’ignorance de ses lecteurs et de ses lectrices qui ne savent pas qu’en Libye – dans l’État des masses – l’exploitation de l’être humain par l’être humain n’existait pas. Elle table sur le fait que les salarié(e)s qui lisent son torchon, et qui ont, quant à eux-elles, des patrons ou des patronnes, se révoltent, non pas contre l’exploitation qui a lieu dans les pays capitalistes comme la France mais contre celle qu’elle invente pour la Libye… Dans l’État des masses, il n’y avait ni « patron », ni « patronne » ; le Guide révolutionnaire, Muammar Gaddhafi, n’était pas un patron, Safiya, son épouse, pas davantage une « patronne ». Raison de plus, pour Annick Cojean, d’écrire le contraire en utilisant ces termes, contre l’État des masses, qui – elle le sait – vont choquer et semer la confusion…)

« C’était la preuve que maman avait acquis une sacrée réputation ! Elle y est donc allée, a passé plusieurs heures à s’occuper de Safia Farkash, et a été payée d’une somme ridicule, très en dessous du tarif normal. (Bien sûr – c’est archi-connu – la « patronne » Safiya Farkash, comme le patron Muammar Gaddhafi, était pour “l’exploitation de l’être humain par l’être humain”, et donc, elle-il ne payaient pas leurs “employé(e)s” [sic].) Elle était furieuse et se sentait humiliée. Alors quand Judia est revenue plus tard la chercher, elle a tout bonnement refusé, prétextant être surchargée de travail. D’autres fois, elle s’est même cachée, me laissant le soin d’expliquer qu’elle n’était pas là. Elle a du caractère, ma mère. (Cela ne s’appelle pas “avoir du caractère” mais une certaine capacité à mentir.) Elle n’a jamais courbé l’échine. » (P.33) (L’État des masses ne le lui demandait pas. Cependant, elle laissera tout de même partir sa fille… sans trop résister.)

« Les femmes de la tribu de Kadhafi étaient en général odieuses. (Le contraire – pris du point de vue de “Soraya”-Cojean – nous aurait étonné(e)s !…) Si je m’avançais vers l’une d’elles en lui demandant par exemple si elle souhaitait une coupe ou une teinture, elle me lançait avec dédain : « Tu es qui, toi, pour me parler ? » Un matin, l’une de ces femmes est arrivée au salon, élégante, somptueuse. J’étais fascinée par son visage. « Ce que vous êtes belle ! » ai-je dit spontanément. Elle m’a giflée. (Qu’une dame – qui recourait aux services de la mère de “Soraya” et de “Soraya” elle-même pour se faire coiffer – ait giflé une gamine pour un mot, c’est prendre les lecteurs et lectrices pour des idiot(e)s !) D’abord pétrifiée, j’ai couru vers maman qui a murmuré entre ses dents : « Tais-toi. La cliente a toujours raison. » (P.33) (Voilà qui s’appelle “ne pas courber l’échine”. Cette histoire est cousue de fil blanc… ou de cheveu blanc)

III 16. Du rififi dans le salon

Du rififi dans le salon

« Une autre fois, une future mariée a réservé le salon pour une mise en beauté le jour de son mariage. Elle a versé un petit acompte puis elle a annulé. Comme maman refusait de lui rembourser la somme, elle s’est transformée en diablesse. Elle a hurlé, s’est mise à casser tout ce qu’elle pouvait, a prévenu le clan Kadhafi qui a débarqué en force et a saccagé le salon. (Tout cela pour un « petit acompte »… Oui-oui, c’est très plausible. Mais Mme Cojean ne sait pas que, dans l’État des masses, toute personne qui détériorait volontairement l’outil de production devait rendre des comptes de son acte devant un tribunal du peuple. C’était dans les lois.) Un de mes frères est arrivé à la rescousse et s’est fait tabasser. (Comme ça ?… Sans avoir rien dit, rien fait ?) Quand la police est intervenue, c’est mon frère qui a été arrêté et jeté en prison. Les Kadhafi ont tout fait pour qu’il y reste le plus longtemps possible, et il a fallu une longue négociation entre tribus pour qu’un accord suivi d’un pardon puisse avoir lieu. Il est sorti au bout de six mois, le crâne rasé, le corps couvert de bleus. On l’avait torturé. (Rien que cela ? Tabassage, prison, torture… Mais, « les Kadhafi » ne l’ont pas tué ? Tout de même ! cette intervention dans une querelle entre femmes, à l’intérieur d’un salon de coiffure, sans même un crêpage de chignons, méritait – au moins – la peine de mort… D’ailleurs, les Tribunaux du Peuple condamnaient à mort toute personne qui levait le petit doigt…) Et malgré l’accord tribal, les Kadhafi, qui dirigeaient toutes les institutions de Syrte, y compris la mairie, se sont ligués pour imposer la fermeture du salon pendant encore un mois. J’étais révoltée. » (P.34) (Mais oui… Bien sûr ! Tout « accord tribal » ne comptait pour rien ! À ce jeu de parole en l’air et de foi bafouée entre chefs de tribus, il est à se demander pourquoi il a fallu, depuis 1969, attendre 2011 pour que des interdictions, concoctées par les « Assis » de l’ONU, frappent la famille Gaddhafi et des membres de la Jamahiriya, pour qu’une « zone d’exclusion aérienne » soit instaurée, puis bafouée par les chefs d’États qui l’avaient exigée, et pour qu’un largage massif des bombes de l’OTAN, soit effectué nuit et jour, pendant sept mois, sur la Libye, pour décimer la famille Gaddhafi et la tribu Gadhadhafa, détruire le pays, et provoquer un exode de réfugié(e)s que la France rejette comme s’il n’était pas le fruit de son mauvais génie.)

Clic suivant : III 17. « Pas le moindre rêve » ? Pauvre !

Françoise Petitdemange


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