III 2. « Le viol – considéré en Libye comme le crime des crimes – était pratique courante »

(Le torchon de papier d’A.C.)

 

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Libye contre-révolutionnaire ou réactionnaire (2011-...)

La Libye réactionnaire ou contre-révolutionnaire (2011-…)

III 2. “le viol – considéré en Libye comme le crime des crimes – était
pratique courante

(La journaliste prévient…)
« J’étais à Tripoli pour le journal Le Monde. J’enquêtais sur le rôle des femmes dans la révolution. » (P.11)
(Il s’agit, d’abord, de faire passer une guerre civile provoquée par des forces spéciales étrangères (européennes et états-uniennes) infiltrées sur le sol libyen, par des “revenants” libyens – membres d’Al Qaïda revenus des combats en Afghanistan et prisonniers libérés, sur demande de l’État des masses libyen, du camp de torture de Guantánamo -, par des bandes de mercenaires venus du Golfe, principalement du Qatar, pour une révolution libyenne qui n’est, en réalité, qu’une contre-révolution doublée d’une guerre coloniale occidentale.
Le procédé de la journaliste est plus que contestable puisqu’elle généralise « le rôle des femmes » dans cette contre-révolution, oubliant que toutes les femmes n’étaient pas du côté de la contre-révolution, loin s’en faut…)

« Elles avaient pris des risques fous : celui d’être arrêtées, torturées, et violées. Car le violconsidéré en Libye comme le crime des crimesétait pratique courante et fut décrété arme de guerre. Elles s’étaient engagées corps et âme dans cette révolution. » (P.13)
(Les femmes que A.C. dit avoir rencontrées sont des Libyennes qui ont pris le parti, non pas de protéger la révolution jamahiriyenne dont elles ont bénéficié durant leur vie, mais de se ranger du côté de la contre-révolution, de la guerre coloniale, et des prétendus rebelles ; ces prétendus rebelles qui ont trahi leur pays en faisant de la figuration dans les studios de la chaîne al-Jazeera – la chaîne menteuse appartenant à l’émir du Qatar – et en collaborant avec l’ennemi (armées française, britannique, états-unienne, troupes de mercenaires qataris, services secrets occidentaux et israéliens)… avec les résultats en Libye que chacun(e) peut constater presque cinq ans après la mort du Guide révolutionnaire, Muammar Gaddhafi, et la fin de la guerre.)

« L’ensemble du peuple libyen qui venait d’endurer quatre décennies de dictature n’avait-il pas un compte commun à régler avec le despote ? » (P.13)
(Non seulement la journaliste généralise comme si elle avait parlé avec… « l’ensemble du peuple libyen », mais elle parle à la place du peuple libyen…
Une remarque s’impose et qui vaudra pour tout le torchon de papier de la journaliste : celle-ci, qui ne connaît rien de la Libye, ne cherche pas à la connaître ; ce qui l’intéresse, ce n’est pas la recherche de la vérité mais le colportage de mensonges érigés en idéologie nauséabonde. A.C. ne connaît rien du développement considérable de la Libye, de 1969 à 2011. Une simple indication d’ordre politique : le peuple libyen vivait dans une structure politique et économique horizontale, et non pas verticale comme dans nos pays dits démocratiques où, en réalité, une oligarchie bourgeoise s’appuie sur une structure verticale, hiérarchique. Une autre indication d’ordre économique : en Libye, l’économie ne reposait pas sur l’exploitation de l’être humain par l’être humain, autrement dit : sur le capitalisme ; il n’y avait pas de propriété privée de moyens de production et d’échange comme dans les pays capitalistes où il y a, d’un côté, les propriétaires privés des moyens de production et d’échange et, de l’autre côté, les salarié(e)s obligé(e)s, pour vivre, de vendre leur force de travail jusqu’à la mise au chômage. Autre chose : quand nous savons l’endettement qui s’accroît dans ces dictatures bourgeoises, où les minorités imposent, aux majorités, leur loi politique par la ruse, le mensonge et l’argent, et leur loi économique par le chantage, la compétition à outrance entre les salarié(e)s et la force de frappe du chômage, il est instructif de constater qu’en décembre 2010 – soit à la veille de l’attaque du peuple libyen par les chefs d’État occidentaux – l’État des masses, ou la démocratie directe, ou le peuple se gouvernant lui-même réussissait de telle sorte que la Libye était le pays le moins endetté de la planète. (Cf. L’ouvrage de Françoise Petitdemange, « La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011) », Éditions Paroles Vives 2014, pages 487-488-489.) 

(Dans son torchon, la journaliste utilise un procédé pour le moins surprenant. De page en page, elle mélange insidieusement les différentes époques : les 42 années de la Révolution, de 1969 à 2011, et les 8 mois de la contre-révolution, de février à octobre, doublée de la guerre coloniale, de mars à octobre 2011. Ne s’étant pas renseignée le moins du monde, ce qu’elle dit de la période révolutionnaire de 1969 à 2011 est à l’opposé de la réalité qu’ont vécue la population libyenne et les populations venues de Tunisie, des Philippines et d’ailleurs pour vivre et travailler en Libye.)

Libye révolutionnaire (1969-2011)

La Libye révolutionnaire (1969-2011).
N’en déplaise aux chefs criminels des Etats capitalistes sanguinaires, elle revit !

« Les viols perpétrés en masse par les mercenaires et forces de Kadhafi constituaient un tabou insurmontable et enfermaient autorités, familles et associations féminines dans un silence hostile. » (P.14)
(De quels « viols perpétrés en masse », la journaliste, parle-t-elle ? Les « forces de Kadhafi », c’était le peuple libyen en armes qui défendait son pays contre les forces intérieures et extérieures qui l’attaquaient. Comment aurait-il pu, ce peuple, s’en prendre à lui-même ? Quant aux « mercenaires et forces de Kadhafi », de quels mercenaires parle la journaliste ? Il n’y avait pas de mercenaires dans les forces libyennes de défense contre les envahisseurs occidentaux : des militaires sont venus d’autres pays d’Afrique au secours de leurs frères libyens, ainsi qu’il était prévu dans les statuts de l’Union Africaine. Par contre, les armées française et anglo-saxonnes ont utilisé des mercenaires de l’émir du Qatar…
Mme Cojean, qui se pique de soutenir les femmes, a-t-elle rencontré les pères et les maris libyens qui ont vu leurs filles et leurs femmes être violées devant eux ou emmenées de force par les gentils rebelles – ses amis – pour subir des viols collectifs ?)
« Tard dans la nuit des coups à la porte dans la ville de Misurata. Des soldats armés sortent des jeunes femmes libyennes de leurs lits avec leurs armes. En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes. Selon des rapports de réfugiés, les viols sont désormais des actes de guerre courants dans les villes tenues par les rebelles, et font partie d’une stratégie militaire organisée. » [Article « De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye (Veterans Today) » de Susan Lindauer, ex-correspondante américaine pour la Libye aux Nations unies.]
(Mme Cojean a-t-elle rencontré ce père ?)
« « Les parties de viol » sont les exemples les plus obscènes de la perte de contrôle moral de l’OTAN. Un père en pleurs a dit à la délégation d’investigation comment il y a environ deux semaines des rebelles de l’OTAN avaient ciblé sept ménages distincts, enlevant une fille vierge dans chaque famille pro-Kadhafi. Les rebelles étaient payés pour chaque fille enlevée, de même qu’ils sont payés pour chaque soldat libyen qu’ils tuent – comme des soldats mercenaires. Ils ont embarqué les filles dans des camions et les ont emmenées dans un bâtiment où elles ont été enfermées dans des pièces séparées.
Les soldats de l’OTAN ont continué à boire de l’alcool, et à se saouler. Alors le leader leur a dit d’aller violer les filles vierges selon le mode du viol collectif. Quand ils eurent fini de violer les filles, le leader de l’OTAN leur a dit de trancher les seins des filles vivantes et de les lui apporter. Ils l’ont fait alors que les filles étaient vivantes et hurlant de douleur. Toutes les filles sont mortes de mort affreuse. Alors leurs seins coupés ont été emmenés sur une place locale et ont été mise en place pour orthographier le mot « putain ».
Le père affligé a parlé lors d’une convention d’ouvriers, suivie par la délégation d’enquête internationale. Il pleurait ouvertement, comme chacun d’entre nous le ferait. » [Idem.])

Clic suivant : III 3. « Soraya et son histoire démente »

Françoise Petitdemange


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