27. Les faux démocrates français contre la démocratie directe libyenne

(Documentaire sur la Libye d’A. Vitkine, diffusé sur France 3, le 9 avril 2015. Analyse.)

Quant à la réaction de Muammar Gaddhafi, la diplomate libyenne, Zohra Mansour, se souvient : « Il a été stupéfait que Sarkozy s’ingère dans ce conflit. » Ahmed Gaddhaf El Dam (conseiller de Muammar Gaddhafi) : « Ils n’ont même pas cherché à dialoguer. Aucun émissaire français n’est venu sur place, en Libye. Il semble qu’il y avait déjà un plan pour se débarrasser de Gaddhafi. »

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Puisqu’il est manifeste que quelque six chefs d’Etats
– français, britannique, états-unien, israélien, qatari, saoudien –
voulaient se débarrasser de Muammar Gaddhafi et des chefs d’Etats arabes,

il faudrait maintenant se débarrasser, par un congé sans solde,
d’eux-mêmes en Europe, aux Etats-Unis, dans l’Etat sioniste,
de leurs remplaçants et de leurs soutiens
parce qu’ils utilisent les mensonges, le chantage, les menaces, le pillage, l’assassinat, les massacres
pour confisquer le pouvoir entre leurs mains
et l’exercer contre les peuples de leurs propres pays et du reste du monde

D’ailleurs, des membres de l’UA (Union Africaine), qui voulaient se déplacer, par avion, en France, ont été tout simplement menacés physiquement. Voici ce que monsieur Kofi Yamgnane dévoilera, plus tard, lors d’un entretien : « Lorsqu’un président de la république française interdit – moi, je suis tombé sur mon sur mon sur le dos quand j’ai entendu ça. Vous savez que l’Union Africaine, qui était, à l’époque, présidée par son Excellence le président Obiang (Intervention du questionneur : Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Équatoriale…) de la Guinée Équatoriale, avait, à propos de la Libye, avait une solution négociée à proposer. Ils ont formé une délégation pour y aller et Sarkozy leur dit : « Je vous interdis de monter dans l’avion parce que si vous passez l’espace, je vous flingue. » [https://www.youtube.com/watch?v=66vakaVFOcg « Libye Sarkozy a menacé de mort les présidents africains qui souhaitaient négocier avec kadhafi »]

Muammar Gaddhafi en habit brun, toujours avec sa chéchia noire, s’adresse au président Sarkozy : « La France se prend pour qui ? Elle veut nous attaquer ? Tu penses qu’attaquer la Libye est facile, espèce de crétin ! » Applaudissements et acclamations très importantes dans la salle. « Nous, on va t’attaquer ! Tu veux attaquer ? Essaie pour voir ! » Muammar Gaddhafi était loin de penser à quel point Nicolas Sarkozy n’était pas un chef d’Etat français mais était un voyou sans aucun scrupule.
La France a commencé les bombardements sur la Libye, le 19 mars 2011, au moment où les prétendus rebelles étaient battus sur le terrain : autrement dit, au moment où le peuple libyen en armes était parvenu à rétablir la paix dans son pays. Il faudra une dizaine de jours à la France pour se rendre compte qu’elle n’arrivera pas toute seule à venir à bout du peuple libyen. L’OTAN prendra le relais, dès la fin mars, et bombardera la population de quelque six millions d’habitant(e)s, civile comme militaire puisqu’il s’agissait, en Libye, d’un peuple en armes ; elle bombardera cette population, de mars à octobre 2011, soit sept mois durant, de nuit comme de jour. 

XXVII 2 - Bombardement de la Libye, 2011
Contrairement aux allégations du boucher de la Libye,
le commandant criminel de l’Otan, Charles Bouchard,
la population libyenne a été bombardée et massacrée.

Vue sur les véhicules militaires libyens portant le drapeau vert de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste. Les tanks roulent sur une route traversant le désert. Voix off : « Fou de rage, le dictateur commet l’erreur d’envoyer ses chars contre la ville rebelle de Benghazi. » Fallait-il laisser les prétendus manifestants, les rebelles figurants sortis tout droit des studios de la télévision qatarie Al-Jazeera, les combattants islamiques, revenus « gonflés à bloc » d’Afghanistan et du camp de tortures de Guantánamo, attaquer, à main armée, les autorités policières et militaires du pays dans les commissariats de police et les casernes, ainsi que la population dans les rues ? Que ferait un président de la république, dans le cas où la police et l’armée françaises, ainsi que la population française, seraient attaquées ? Rien ? À suivre…

Message de Muammar Gaddhafi à la radio : « C’est bon, l’affaire est réglée ! Nous arrivons ! Pas de pitié ni de clémence pour eux ! » L’attaque, à main armée, contre les autorités libyennes, était un crime de haute trahison passible de la peine de mort.

Suite : 28. Une bande de criminel(le)s en goguette… juste avant de répandre le sang

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Françoise Petitdemange


2 réflexions sur “27. Les faux démocrates français contre la démocratie directe libyenne

  1. Merci Zigya pour votre petit mot.

    Depuis 2011, c’est-à-dire depuis la guerre menée par la France (Nicolas Sarkozy), les États-Unis (Barak Obama et Hillary Clinton), le Royaume-Uni (David Cameron) contre la Tunisie, l’Égypte, la Libye, la Syrie… des bateaux chargés de migrant(e)s traversent la Mer Méditerranée.
    Pourquoi ces migrant(e)s ? Parce que les guerres, prétendument libératrices des peuples de ces pays que les chefs des États occidentaux ont bombardés, menées en réalité pour détruire les structures politiques, économiques, sociales, culturelles de ces pays… n’ont semé que le chaos et la misère et n’ont instauré que la torture.
    Chaque semaine, les charlatans des médias qui salissent la fonction de journalistes, les politicard(e)s qui salissent la res publica (la chose publique), [concept qui se réfère à un État gouverné, non pas pour faire la fortune de quelques-un(e)s, mais selon le bien du peuple], les auto-proclamé(e)s intellectuel(le)s qui ne cessaient de prôner la guerre contre ces pays cités, et qui continuent à prôner la guerre, cette fois contre la Russie, pleurnichent maintenant, à grands flots d’hypocrisie, sur les bateaux surchargés de migrant(e)s qui coulent et qui déversent leurs cargaisons d’hommes, de femmes, d’enfants en pleine mer.
    Or, ces pleurnichard(e)s, qui ne cessaient de se répandre dans les médias pour clamer qu’ils-qu’elles étaient pour la guerre contre Muammar Kadhafi, contre Hosni Moubarak, contre Zine el-Abidine Ben Ali, contre Bachar el-Assad, sont peu ou prou les mêmes pleurnichard(e)s qui, depuis 2022, prônent la guerre contre Vladimir Poutine dont le pays lutte effectivement contre les néo-nazis d’Ukraine et d’ailleurs. C’est dire que les pleurnichard(e)s ne sont absolument pas pour la démocratie [dêmos*, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté »], concept qui se réfère à un État gouverné par le peuple et pour le peuple, à un État dont la souveraineté ne se trouve pas entre les mains de quelques-un(e)s mais dont la souveraineté appartient au peuple.
    Pour ces malheureux(euses) que les conséquences de ces guerres de fausse libération des peuples et de fausse démocratie, etc., ont obligé(e)s à quitter leur pays, c’est quasiment la mort assurée.
    Douze ans après le déclenchement de ces guerres qui se continuent, personne n’a jamais posé la question et personne ne la posera jamais. Alors, je la pose, ici, puisque Michel J. Cuny et moi sommes boycotté(e)s par les médias :

    Mais quand donc ceux et celles,
    qui ont accès à quelques micros et qui ont un peu de coeur et d’esprit,
    obligeront ces chefs des États occidentaux,
    qui ont semé le chaos dans ces pays,
    à répondre de leurs décisions, de leurs actes destructeurs
    et des conséquences désastreuses
    de leurs décisions et de leurs actes pour l’humanité ?
    Ces chefs des États occidentaux devraient être en prison depuis longtemps
    pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité
    qu’ils ont produits et qu’ils continuent à produire,
    jour après jour, semaine après semaine,
    depuis leur retraite dorée.

    Françoise Petitdemange, ce 15 juin 2023, à 08h08 (heure française).

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