23. Une « destitution » de type colonial pour évincer le peuple libyen

(Documentaire sur la Libye d’A. Vitkine, diffusé sur France 3, le 9 avril 2015. Analyse.)

Voix off : « Calculs et convictions, sans doute, se mêlent. Début mars, le président fait planifier une action militaire. Seul ou presque, parmi les dirigeants occidentaux. Car nul ne sait comment intervenir dans une situation de plus en plus chaotique. Par qui remplacer le dictateur ? » Un groupe brandit le drapeau du roi Idriss 1er. Parmi ce groupe, se trouvent des jeunes, qui font le V de la victoire. Mais que savent-ils de l’époque de la monarchie ? La plupart d’entre eux n’étaient pas nés.

XXIII 2 - Les drapeaux de la honte, Libye, 2011

Les deux drapeaux de la honte (celui de la monarchie du roi fantoche, avant 1969 ;
l’autre, de la guerre anti-Arabes, de la guerre civile et coloniale, de 2011)

En 2011, les Libyens, en grande majorité, n’étaient pas pour la contre-révolution, pour le retour de ce drapeau souillé par la collaboration avec l’occupant que Safiya Farkash, épouse de Muammar Gaddhafi, appelle « le drapeau de la honte » ; ils n’étaient pas pour le départ de Libye du Guide révolutionnaire ; cinq ans après, ils pleurent l’assassinat de leur Frère Muammar…

XXIII 1- Tripoli (Libye) - Le peuple soutient sa Révolution du 1er Septembre 1969 contre les bombes de l'Otan, 2011
Tripoli (Libye) – Le peuple libyen
soutient sa Révolution du 1er Septembre 1969
contre les bombes de l’Otan, 2011

Il est plus facile, idéologiquement, pour les hommes et femmes politiques des pays capitalistes, de parler du remplacement de ce qu’ils-elles appellent un « dictateur », que de parler du remplacement d’un Guide révolutionnaire.
Il est plus facile, aussi, pour ces mêmes hommes et femmes politiques des pays capitalistes, qui squattent, des décennies durant, les fonctions de maires, de député(e)s, de ministres, etc., de parler du remplacement des autres dirigeants que de leur propre remplacement…
Muammar Gaddhafi, qui était Guide révolutionnaire historiquement, était, par ce fait même de l’histoire, irremplaçable. Sauf à refuser les événements datés, mémorisés et archivés : les documents écrits, les photographies, les films l’emportent sur toute considération personnelle, que celle-ci soit dictée par la haine ou l’admiration…
Il s’agit, en 2011, d’un coup d’État contre-révolutionnaire sanglant fomenté par Nicolas Sarkozy. Il s’agit d’une vengeance personnelle de ce fou sanguinaire, qui avait déjà fait ses preuves en Côte d’Ivoire contre Laurent Gbagbo, et qui, pour ne pas avoir à rembourser ses dettes, s’est retourné contre Muammar Gaddhafi. Ce fou sanguinaire, Nicolas Sarkozy, appuyé par David Cameron et Barack Obama se font passer, à trois, pour « la communauté internationale ».
Il s’agit pour ces trois complices, dans la corruption et dans le crime, d’arracher le pouvoir au peuple libyen, de détruire la démocratie directe, d’empêcher la création des Etats-Unis d’Afrique, le développement des peuples africains et, qui plus est, l’instauration de démocraties directes sur tout le continent africain, inspirées par la démocratie directe libyenne. Celle-ci – faut-il le rappeler – n’a rien à voir avec les prétendues démocraties des pays capitalistes qui ne sont, en réalité, que des dictatures imposées par un petit nombre d’incompétents, d’incapables, d’incultes à l’ensemble des populations de ces pays.

Suite : 24. Polichinelle, l’agent israélien

Françoise Petitdemange

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