IV. 1 – Mais d’où vient cette journaliste franco-syrienne ?

IV. 1 – Mais d’où vient cette journaliste franco-syrienne ?

Un an après la prestation de l’experte ès monde arabe, « spécialiste en géopolitique, analyse du risque pays et en communication », Agnès Levallois, au Club de la Presse du 20 mai 2015, voici la « journaliste, traductrice, consultante en communication », Hala Kodmani…

Hala est la sœur de Bassma Kodmani : Hala est au journalisme ce que Bassma est à l’université. Filles de Nazem Kodmani qui, après avoir été ambassadeur de Syrie en France, était revenu dans son pays où il s’était vu confier la responsabilité du département Europe au ministère des Affaires étrangères. Dans un contexte difficile pour les pays arabes qui étaient sortis quelque peu affaiblis de la « guerre des Six Jours » (du 5 au 10 juin 1967) menée par Israël pour lever le blocus décidé, durant la présidence de la RAU (République Arabe Unie = Égypte) de Gamal Abdel Nasser, par le gouvernement égyptien afin d’empêcher le passage des navires israéliens dans le détroit de Tiran, Nazem Kodmani avait lancé des critiques acerbes contre son ministère de tutelle et contre le gouvernement de Salah Jedid (du parti Baas) proche de l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) et soutien de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine). Arrêté, Nazem Kodmani allait être relâché très rapidement puisqu’en 1968, il décidait de quitter la Syrie et d’émigrer avec sa famille. Après un passage par Beyrouth et Londres, il se rendit au siège de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) à Paris : il devait rester en France avec sa famille.

En 2011, cela fait donc 43 ans que les sœurs Kodmani ont quitté la Syrie. Comme elles ne paraissent pas être dans un âge canonique, c’est dans leur enfance qu’elles ont quitté le sol syrien pour Paris : Bassma avait 10 ans à ce moment-là. Toutes deux, filles de Nazem Kodmani et de Hyam Mardam Bey, nièce de Jamil Mardam Bey issu d’une famille aristocratique et dont l’ascendance est à chercher dans l’Empire ottoman. Hala et Bassma ont la double nationalité, franco-syrienne…

Autant l’écrire tout de suite : ces deux sœurs sont parmi les protagonistes qui ont, durant ces cinq années écoulées (mars 2011-décembre 2016), œuvré et manœuvré pour obtenir la chute du régime syrien et l’arrestation – sinon l’assassinat – du président de la République Arabe Syrienne, Bachar El Assad (élu en juillet 2000, réélu en mai 2007, puis réélu en pleine guerre en juin 2014). Après la crise occidentale de 2008, la déstabilisation, depuis l’extérieur de ces pays, de la Côte d’Ivoire (décembre 2010), de la Tunisie (janvier 2011), de l’Égypte (février 2011), de la Libye (mars 2011) et de la Syrie (mars 2011) – sans parler de l’Ukraine (2013) et des tentatives récurrentes lancées contre la Russie et l’Iran – allait reprendre de plus belle jusqu’à fomenter une guerre civile, doublée d’une guerre religieuse entre les tendances, derrière lesquelles il faudrait être de fort mauvaise foi pour ne pas voir une guerre impérialiste.

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La majeure partie de la population syrienne soutient Bachar El Assad

Suite : IV. 2 – L’ASL (Armée syrienne libre)… à la solde des anciens et néo-colonisateurs

Françoise Petitdemange
19 décembre 2016

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