À propos de Muammar Gaddhafi… Dans une mise en scène signée : Axel Poniatowski

Les premiers mots du Rapport déposé le 22 janvier 2008 à la présidence de l’Assemblée nationale sont en effet à couper le souffle. C’est Napoléon Bonaparte au pont d’Arcole, et encore le héros le plus récent n’occupait-il la fonction suprême que depuis treize mois. Or, indéniablement, il pète le feu, le Nicolas Sarkozy, comme aucun autre président avant lui. Il faudrait au moins retourner à l’Empire pour trouver, à propos d’un seul individu, pareille fête !

Axel Poniatowski

Le malheur n’avait pas fondu sur la veuve et l’orphelin, mais c’était tout comme. La première phrase d’Axel Poniatowski nous met aussitôt la larme à l’œil, ce qui n’est pas rien en ce temps de brutes :
« La libération de cinq infirmières bulgares et d’un médecin palestinien naturalisé bulgare, au terme de huit années atroces de détention en Libye, a été célébrée avec reconnaissance et soulagement dans toute l’Europe. »

Oui, l’Europe… et toute entière rassemblée autour de ses six martyrs !… Tandis qu’en face, sur l’autre rive de la Méditerranée : la Libye… La terrible Libye… Celle du monstre : Muammar Gaddhafi  !… Nous en appelons à toi, Nicolas !…Surtout, n’en reste pas là ! N’en parle jamais, si tu veux, mais penses-y toujours !… Et puis, quand viendra ce moment – dont tu seras seul juge, oh, notre délicieux stratège – : le coup de poignard dans le dos, comme de juste, pour un tel monstre !

Ainsi que nous le dit, dès la seconde phrase le brave Axel : sur ce coup-là il n’y avait que la France :
« Les Français peuvent être légitimement fiers que leur pays y ait contribué de manière décisive. Si les négociations avec les autorités libyennes avaient été engagées grâce aux efforts patients des diplomaties française et européennes… [Mais surtout, et voilà qui est indéniable] …c’est en effet l’engagement personnel du Président de la République qui a permis, le 24 juillet 2007, cet heureux dénouement, dont se sont réjouis unanimement les parlementaires. »

Faudrait pas non plus oublier le… Qatar. Mais ici, nous avons la version « idéaliste » de monsieur Poniatowski. Bien sûr, il y en a d’autres, car c’est homme-là n’est pas fait d’un seul bois. Nous y reviendrons, puisque lui-même y reviendra.

Mais d’ailleurs, le naturel reprend déjà le dessus chez ce monsieur. Sautons une phrase de transition, et arrivons à celles-ci :
« Le lendemain de leur libération, le chef de l’Etat se trouvait en visite officielle à Tripoli et annonçait la conclusion d’une série de sept accords bilatéraux franco-libyens. Début août, les autorités libyennes faisaient état de la signature de deux contrats avec des industriels de l’armement français. »

C’est que le monstre d’en face et son pays ont des sous, beaucoup de sous… à prendre… au bénéfice du commerce extérieur, ou de la castagne ?…

Je vous le demande en ce mois d’octobre de l’an 2015, où nous n’avons déjà plus très fière allure…

Michel J. Cuny

Clic suivant : A propos de la cruauté libyenne, c’était journées portes ouvertes à l’Assemblée nationale


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