26. L’ingérence française dans les affaires politiques du peuple libyen

(Documentaire sur la Libye d’A. Vitkine, diffusé sur France 3, le 9 avril 2015. Analyse.)

Voix off : « Un coup de théâtre. Le président saute sur l’occasion de reconnaître ses opposants comme le seul pouvoir légitime de Libye. Sa décision revient tout bonnement à destituer le dictateur honni. Cela vaut bien de prendre quelques risques. En effet, nul ne connaît la capacité de ce CNT (Conseil National de Transition) à gouverner demain. Nul ne sait quel poids pèsent au juste les islamistes. »
La reconnaissance, d’abord par un seul chef d’Etat – le président français Nicolas Sarkozy -, des opposants comme constituant un pouvoir légitime dans un pays étranger – la Libye -, est une attaque lancée contre la souveraineté du peuple libyen. La reconnaissance du CNT, bricolé par Polichinelle, est un coup d’Etat contre l’Etat des masses libyen. Ceci indique – s’il en était besoin – le degré de pourriture qui atteint l’Etat français, la fonction présidentielle, le gouvernement, le parlement, les partis politiques, les journalistes des médias mainstream, les universitaires, etc.

En 2002, un camp implanté à Guantánamo, au sud-est de Cuba, dans un espace dit extra-territorial, pudiquement appelé « Centre de détention militaire » mais qui n’est rien d’autre qu’un camp de tortures, a été créé sous la présidence du « boucher de l’Afghanistan et de l’Irak », George W. Bush. Ce criminel de guerre, comme ses prédécesseurs et ses successeurs, a prétendu lutter contre le terrorisme… par le terrorisme civil et militaire, l’enfermement, la torture et l’assassinat. Quand cela ne suffit pas, les bombes pleuvent sur les populations… La moindre résistance, aux forces armées du ramassis d’Etats qui se proclame le plus démocratique du monde, est un crime de « lèse-démocratie » : toujours juges et parties dans toutes les affaires du monde, les Etats-Unis considèrent qu’il y a des combattants légaux (les leurs) et des « combattants illégaux » (ceux des pays attaqués). Les plus illégaux des illégaux qui sont arrêtés – parmi lesquels certains sont mineurs – finissent dans le camp de tortures de Guantánamo. 

XXVI 1 - Les détenus à Guantanamo, centre de tortures états-unien

Les détenus à Guantánamo, centre de tortures états-unien

XXVI 2 - Retour d'une séance de tortures - au nom des droits de l'homme

Retour d’une séance de tortures.
Ils sont sympas, ces Etats-Uniens… 

En 2010-2011, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, mais aussi la France qui ont, à leurs services, des organisations de criminels et de mouchards, ne peuvent ignorer que les opposants libyens sont des exilés de longue date, pour la plupart formés, entraînés, armés, financés par la CIA, et qu’il y a, parmi eux, des islamistes endurcis sortis tout droit du camp de tortures de Guantánamo. Lorsqu’ils en sortent vivants, c’est pour rendre service aux Etats-Unis.

Natalie Nougayrède, journaliste au Monde : « Les Français se mettent en avant d’une façon spectaculaire qui heurte profondément et qui n’est pas comprise, qui n’est pas comprise, ni par les Britanniques, nos nos… qui vont devenir nos alliés : ils sont sidérés. Je ne parle même pas des autres partenaires européens : les Allemands sont… Merkel est furieuse. Les Américains sont encore plus sidérés ; d’ailleurs, les Américains, pendant très longtemps, vont, vont, vont continuer de poser la question : « Qui sont ces gens ? Qui sont ces gens ? » Et, disposant évidemment d’informations précises sur le passé de certains et très-très inquiets, à Washington, de la composante islamiste, du risque de dérapage de ce qu’il adviendrait de tout cela. » Ce témoignage de la journaliste montre que les citoyens et citoyennes en France ont été trompé(e)s quant à la prétendue « Union sacrée » des autres pays avec le nôtre. Par ailleurs, il confirme bien le fait que les Etats-Uniens savaient qui étaient certains prétendus rebelles… Mais la rencontre au Sommet à Paris du 19 mars 2011, alors que Nicolas Sarkozy faisait tomber les premières bombes sur la Libye, a ravi tout les participant(e)s… sans quoi ils-elles se seraient opposé(e)s fermement à cette guerre.

XXVI 3 - Tandis que Nicolas Sarkozy fait bombarder le peuple libyen... 19 mars 2011

La rencontre au Sommet à Paris du 19 mars 2011, alors que Nicolas Sarkozy
faisait tomber les premières bombes sur la Libye, a ravi tout les participant(e)s…
sans quoi ils-elles se seraient opposé(e)s fermement à cette guerre.

Henri Guaino : « Bien sûr, c’était un risque. Et même, éventuellement, une menace sur l’avenir. Enfin, on avait le choix entre soutenir ce Conseil National de Transition et ses, tous ceux qui l’entouraient. Forcément, dans ceux qui l’entouraient, puisqu’il y avait toutes les forces hostiles au régime, il y avait aussi des forces plus ou moins menaçantes. Mais ? C’était ça ou Kadhafi. » N’était-ce pas au peuple libyen de décider, monsieur Guaino ?

XXVI 4 - Henri Guaino. Allez ! partez avec Sarkozy et toute sa clique et sa claque...
Allez ! Dégagez avec Sarkozy et toute sa clique et sa claque…

Suite : 27. Les faux démocrates français contre la démocratie directe libyenne 

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Michel J. Cuny – Françoise Petitdemange,
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Françoise Petitdemange


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