Notre santé entre les mains de qui ?

« Ici commence la sulfureuse histoire de furet-Médiator » (Page 19)

16 - Une santé aux mains du grand capital - L'alerte du médiator, Editions Paroles Vives 2011, 476 pages
Michel J. Cuny
Une santé aux mains du grand capital – L’alerte du Médiator,
Editions Paroles Vives 2011, 476 pages

Médiator va bénéficier d’une notoriété médiatique éclatante, par sa capacité à donner la mort, après avoir engraissé, en catimini, l’industrie du médicament :
« Certes, derrière les préparations magistrales, il n’y a que les officines pharmaceutiques, tandis que, derrière les spécialités pharmaceutiques, il y a certaines des plus grosses fortunes françaises, européennes, voire mondiales… Mais nous aimerions tout de même comprendre comment l’Administration joue son rôle au milieu de cet univers des petits et des très gros. » (Page 49)

Le Médiator contre l’obésité ?
« Mais précisons tout de suite qu’à ce propos du caractère usurpé de l’indication concernée, les Laboratoires Servier vont pouvoir dormir tranquillement pendant dix ans sans que, désormais, il leur en revienne le moindre bruit… Comme pour le reste, l’affaire était donc entendue : de ce côté-ci comme de celui de la lutte contre le diabète, il paraît que ce cher Médiator ne valait à peu près rien. » (Page 79)

Car, une chose est sûre, les prescriptions du Médiator, si celui-ci n’a en rien contribué, comme cela a été démontré, à une amélioration de la santé dans la lutte contre le diabète et dans celle contre l’obésité, ont permis un jeu de chaises musicales :
« Exiger des entreprises du médicament qu’elles mettent un terme au pillage de la Sécurité sociale, qui s’organise à travers les produits dont elles ont la responsabilité du bon usage, et qui débouche sur une fraude à l’assurance dont on ne sait pas très bien si elle ne pourrait pas tomber sous le coup du code pénal, ce serait donc beaucoup trop. Encore heureux s’il est possible d’oser leur demander de ne pas en rajouter par l’activité indiscrète des visiteurs médicaux… et indirecte d’une certaine presse féminine. » (Page 116)

Une certaine presse féminine qui dicte à ses clientes, les femmes, souvent parmi les plus féministes d’ailleurs, le calibre qu’elles doivent avoir pour rester affriolantes mais aussi pour engraisser la grande multinationale spécialisée dans les produits de beauté tandis que d’autres femmes, addictes à une certaine boisson gazeuse venue d’outre-Atlantique, ne savent pas que, comme le disait le PDG de la marque, James Fawley… « [D]ans chaque bouteille de C.c.-c.l., se trouve l’essence du capitalisme », omettant d’ajouter que, dans chaque bouteille de ce breuvage, se trouve aussi l’équivalent de 27 sucres ! Après cela, entre autres, le Médiator… Que, de maillon en maillon, les caisses de la Sécurité sociale sonnent de plus en plus le creux, vers le bout de la chaîne, ne devrait pas surprendre…

 Françoise Petitdemange

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