Munich (29-30 septembre 1938) et l’Europe d’aujourd’hui : rien que des coïncidences malheureuses ?…

Non sans avoir rappelé, tout d’abord, que ces textes avaient retenu l’attention du ministère français des Affaires étrangères, puisqu’il se donnait la peine de les faire publier dans un Bulletin quotidien de presse étrangère qui n’était cependant diffusé que de façon très confidentielle, nous allons maintenant considérer quelques extraits de la lettre qui avait été … Lire la suite Munich (29-30 septembre 1938) et l’Europe d’aujourd’hui : rien que des coïncidences malheureuses ?…

1938 : un jeu de cache-cache qui ne faisait que viser l’anéantissement total de l’Union soviétique

Il y avait eu l’Anschluss le 12 mars 1938, et l’action de plus en plus insistante d’Adolf Hitler pour obtenir qu’à travers le règlement de l’affaire des Sudètes, l’Allemagne nazie puisse se rendre maîtresse de la Tchécoslovaquie, jusqu’alors unie militairement, mais de façon indépendante, à l’U.R.S.S et la France, selon la politique antérieurement menée par … Lire la suite 1938 : un jeu de cache-cache qui ne faisait que viser l’anéantissement total de l’Union soviétique

Les Accords de Munich (29-30 septembre 1938) et l’Union européenne d’aujourd’hui : des rapports plus qu’étroits ?…

En 1983, évoquant l’acquisition, en 1920, par le Français Schneider, des usines Skoda qu’il souhaitait intégrer à l’Union Européenne Industrielle et Financière (U. E. I. F.) qu’il venait de créer, Claude Beaud fait la constatation suivante :« Les deux plus beaux fleurons sont les dépendances tchèques : les Établissements Skoda et leurs nombreuses filiales, les Établissements Réunis de … Lire la suite Les Accords de Munich (29-30 septembre 1938) et l’Union européenne d’aujourd’hui : des rapports plus qu’étroits ?…

Skoda, joyau de l’économie tchécoslovaque puis tchèque, tour à tour avalé par le Français Schneider (1920), puis par l’Allemande Volkswagen (1991)…

L’Allemagne avait été réunifiée officiellement le 3 octobre 1990… L’Union soviétique avait définitivement implosé le 26 décembre 1991. Mais, dès mars-avril 1991, Volkswagen, brûlant la politesse à Renault, s’était saisie de l’entreprise tchèque Skoda… Vingt-trois ans plus tard (25 septembre 2014), le site challenges.fr (lien) publiait, sous le titre Skoda, la marque que Renault aurait … Lire la suite Skoda, joyau de l’économie tchécoslovaque puis tchèque, tour à tour avalé par le Français Schneider (1920), puis par l’Allemande Volkswagen (1991)…

L’Empire et ses colonies : tout au fond, à l’Est de l’Europe, le réservoir d’une main-d’œuvre vraiment pas chère…

En étudiant le mode de pénétration des capitaux d’origine européenne – et tout particulièrement allemande – dans les pays de l’Europe centrale et orientale (PECO), nous avons constaté qu’en dehors des grosses entreprises qui ont pu être saisies, entièrement ou en partie, par des investissement directs étrangers (IDE) manifestant la puissance financière, économique, technique et … Lire la suite L’Empire et ses colonies : tout au fond, à l’Est de l’Europe, le réservoir d’une main-d’œuvre vraiment pas chère…

Ces miettes qui tombent parfois sur les populations travailleuses des PECO et d’ailleurs : les spillovers…

À partir du moment où les entreprises tchèques les plus importantes – et Skoda tout spécialement – sont tombées dans les griffes des firmes multinationales  – allemandes, notamment -, il est clair que, du point de vue du rang à tenir, éventuellement, sur la scène internationale et du point de vue de la propriété privée … Lire la suite Ces miettes qui tombent parfois sur les populations travailleuses des PECO et d’ailleurs : les spillovers…

Grâce à l’Union européenne, les grands capitaux internationaux (allemands surtout) se sont aussitôt saisis des meilleurs morceaux de l’économie tchèque…

La thèse de doctorat de Naouel Rasouri-Kouider (lien) nous a appris que, dans les PECO, et plus particulièrement en République tchèque, la privatisation avait pu se réaliser de deux façons :– sous une forme « populaire », par le biais de la mise en circulation de coupons gagés sur la valeur « marchande » des entreprises (plutôt petites ou très petites) ;– … Lire la suite Grâce à l’Union européenne, les grands capitaux internationaux (allemands surtout) se sont aussitôt saisis des meilleurs morceaux de l’économie tchèque…

Du petit livret d’épargne populaire à la gestion de capitaux du circuit international : le difficile apprentissage des PECO sous tutelle allemande

Selon Julie Lécuyer, les sociétés multinationales allemandes auraient bien compris l’intérêt qu’elles peuvent parfois avoir, dans les PECO, à avaler certaines petites entreprises plutôt que de les laisser flotter devant elles dans une concurrence qui n’est peut-être pas toujours suffisamment affirmée…« Afin de réduire, et même parfois de supprimer, les coûts de transaction élevés dans les … Lire la suite Du petit livret d’épargne populaire à la gestion de capitaux du circuit international : le difficile apprentissage des PECO sous tutelle allemande

Ces PECO qui ont à peu près totalement glissé dans l’estomac de l’économie allemande

Dans les PECO comme ailleurs, plus les résistances de l’ancienne économie socialiste diminuent, plus la pénétration des capitaux privés étrangers au détriment des financements publics locaux s‘accroît, et plus facilement l’avancée occidentale – et principalement allemande – peut se transformer en une progression de type capillaire moins immédiatement visible… Dans son mémoire de maîtrise (2007), … Lire la suite Ces PECO qui ont à peu près totalement glissé dans l’estomac de l’économie allemande

Les mille et une attentions qui ont mis les PECO dans la poche de l’impérialisme économique et de la puissance étatique de l’Allemagne

Nous avons donc pu constater que l’impérialisme économique allemand s’est peu à peu substitué aux anciens États d’obédience soviétique dans le contrôle à exercer sur le système de production des pays de l’Europe centrale et orientale qui ont intégré l’Union européenne en 2004. Il n’était évidemment pas seul, mais, ce qui est clair, c’est que … Lire la suite Les mille et une attentions qui ont mis les PECO dans la poche de l’impérialisme économique et de la puissance étatique de l’Allemagne