Les sept péchés capitaux d’une Chine qui s’en fiche complètement !…

« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? » (document n° 127)
[Pour revenir au document n° 1, cliquer ici]

Si la stupéfiante hausse des salaires chinois n’a pas engendré l’inflation astronomique que l’économie libérale aurait pu lui promettre, il en est allé de même – pour la Chine – des mesures de rétorsion utilisées contre l’ensemble des BRIC – dont la Chine ? – par les Etats-Unis qui ont étendu à très grande échelle les facilités bancaires plus ou moins inouïes déployées par la Réserve Fédérale…

C’est ce que nous apprend la vidéo du 30 janvier 2014. À lui seul, son titre est tout un programme :
« Comment la Fed a cassé les BRIC… et les autres émergents ».

Alexandre Mirlicourtois y entame son propos de la façon suivante :
« La crise de 2008 aurait pu porter un coup fatal aux économies avancées, à bout de souffle et à bout de modèle. »

D’où les mesures monétaires de survie prises par la Fed et les instituts d’émission des « pays avancés », avec cette conséquence éventuellement terrible, puisque…
« Ironie du sort, cette hyper-liquidité, qui est médecine pour les uns semble être poison pour les autres. »

Il paraît que l’Inde aurait plié…
« Dans un environnement mondial hyper-liquide, l’inflation a changé d’orbite courant 2008 et reste maintenant collée autour de 10%, ce qui contraint la banque centrale à durcir sa politique monétaire. »

Mais la Chine ?…
« Le pays ne souffre pas officiellement d’inflation ; à 2,5% en décembre dernier, la hausse des prix se situe plutôt à un bas niveau. »

« Officiellement »… Voilà un doute qui ne devrait pas tarder à faire son chemin… Pour l’instant, ce n’est encore qu’une légère mise en cause de l’honnêteté du régime chinois… et rien que sur l’évaluation chiffrée de l’inflation. Quant à la suite immédiate du propos d’Alexandre Mirlicourtois, elle atteint un point déterminant de la politique marxiste-léniniste… dont nous allons voir bientôt que les résultats du pays dont elle est la loi fondamentale sont encore plus stupéfiants que tout ce que l’économie libérale avait cru pouvoir en prédire… S’agissant donc de ce malheureux pays…
« Il est exposé en revanche à un important risque de suraccumulation du capital, sur fond de bulle de crédit. L’investissement n’a cessé de se développer en Chine, jusqu’à représenter plus de 47% du PIB. Un chiffre exorbitant à mettre en perspective avec les 19% de la zone euro ou les 15% des Etats-Unis. »

Il paraît qu’Alexandre Mirlicourtois – et combien d’autres – n’ont pas véritablement vu venir le coup qui allait peu à peu frapper l’intérieur même des « pays avancés », et tout spécialement la France. C’est que, tout simplement, l’« atelier du monde » s’apprêtait à rendre la monnaie de sa pièce à l’Occident… et précisément sur le terrain du « capital ».

On sent toutefois que notre guide éprouve un très grand embarras. Un peu comme si, tout à coup, il perdait le nord que lui avait jusqu’à présent fourni l’analyse économique de second rang en quoi consistent les différentes doctrines qui transpirent désormais des écrits de quelques amateurs d’un bricolage qui n’a pas même la hauteur – si limitée fût-elle – des paradoxes énoncés naguère par John Maynard Keynes
« Pourtant une économie ne peut accumuler du capital pour du capital. Le débouché de la production doit être assuré. Mais le débouché est aujourd’hui pénalisé par la faiblesse du revenu consacré à la consommation, le sous-développement des institutions sociales et la déflation larvée des pays avancés. »

Décidément, ces marxistes-léninistes ne comprennent toujours rien au capital !… Et Alexandre Mirlicourtois de rester planté là, sans plus rien y pouvoir ajouter. Mais, une petite quinzaine de jours plus tard (12 février 2014), il y revient, et cette fois-ci, il entame un véritable procès contre les dirigeants chinois. Il l’intitule : « Les sept péchés capitaux de la Chine ».

Tout commence, cependant, à l’inverse de ce à quoi nous aurions pu nous attendre, et surtout depuis que nous avons vu fleurir l’adverbe « officiellement » qui n’avait sans doute pas d’autre raison d’être que de disqualifier les chiffres fournis par les autorités de Pékin…
« L’économie chinoise apparaît invincible, une mécanique bien huilée, au développement planifié et gouvernée d’une main de fer par des dirigeants avisés. Le tableau est impressionnant, avec un taux de croissance remarquable, toujours proche à quelques décimales près des prévisions, une inflation maîtrisée, un taux de change contrôlé. »

De fait, les six premiers péchés ne s’éloignent pas de ce qu’Alexandre Mirlicourtois nous a dit jusqu’à présent des contradictions qui lui paraissent marquer l’économie chinoise. Seule véritable nouveauté, le septième…
« Enfin pour terminer, une corruption endémique. Le Parti communiste chinois a sanctionné près de 200.000 de ses cadres l’an dernier, au cours de ce que les autorités décrivent comme une vaste campagne anti-corruption. Mais les révélations des milliards dissimulés par les dignitaires chinois dans les paradis fiscaux et la condamnation de militants anti-corruption montrent les limites de l’exercice. »

Où donc a-t-il pris cela ?… N’y aurait-il rien à y ajouter pour que nous puissions un peu mieux comprendre de quoi il s’agit… En tout cas, nous voici avec des « dignitaires chinois » (les mêmes que ceux qui émettent « officiellement » des chiffres qu’ils savent erronés ?) qui feraient ce que font les entreprises et les personnes qui, en France, etc…

Mais en Chine – et c’est Alexandre Mirlicourtois qui l’affirme lui-même -, il y a un parti communiste qui veille… Et qui veille sur quoi ?… C’est ce que nous ne savons pas, puisque, ici, en France, nous ne sommes pas censés savoir quoi que ce soit de ce qu’est l’histoire véritable de la Chine, et surtout pas celle du parti communiste (nécessairement criminel, toutefois, par millions ou par dizaines de millions)…

Conclusion du grand procès auquel nous venons d’assister :
« Jusqu’ici tout va bien. Tellement bien qu’on se demande jusqu’à quand le capital chinois peut résister à ce point à ces péchés capitaux. »

Bonne question, n’est-ce pas ?

Michel J. Cuny

Document n° 128…
Question posée à l’Occident : mais c’est quoi, le plan quinquennal chinois ?


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