Cette France vendue, corps et âme, à un impérialisme à dominante anglo-saxonne qui ne tend plus qu’à la ruiner

« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? » (document n° 104)
[Pour revenir au document n° 1, cliquer ici]

Nous n’avons bien sûr pas perdu de vue que, grâce à la vidéo publiée le 7 octobre 2014 par Alexandre Mirlicourtois, nous avions pu mesurer l’impact quantitatif de la fonction publique – et de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses placé(e)s dans la sphère d’influence immédiate de l’Etat -,sur la constitution d’une partie déterminante des classes moyennes françaises dont ensuite Olivier Passet nous a dit (vidéo du 2 octobre 2014) qu’elles devaient être définies à travers les trois critères suivants : accès au salariat, emploi stable et protection sociale.

Alexandre Mirlicourtois, résumant son propos, nous disait qu’en France, s’il faut ajouter les retraités, c’est une personne sur deux en âge de percevoir un revenu, qui bénéficie d’un cadre de rémunération à l’intérieur duquel elle se trouve plus ou moins protégée par un Etat qui doit, dès lors, s’organiser pour trouver, à l’extérieur de ses frontières, les ressources nécessaires lui permettant d’assurer cette protection.

Sa vidéo du 21 mars 2016 va maintenant nous permettre de voir qu’à travers qui les emploie en dernier ressort, ce sont bien d’autres couches de la population qui se trouvent rangées dans la dynamique impérialiste… et cette fois-ci directement à l’intérieur de la zone d’influence des multinationales… Cela commence à la façon d’un cri : « Les TPE-PME grandes créatrices d’emploi, c’est un mythe ! »

Rien que les TPE (très petites entreprises) paraissent pouvoir contraindre le cher Alexandre à devoir bientôt changer son fusil d’épaule :
« La dernière photo du tissu d’entreprises français, concernant la sphère marchande non agricole, date de 2012 et montre une structure où, en effet, une part importante de l’emploi salarié se situe dans les très petites entreprises. Elles rassemblent un peu moins de 3 millions de personnes. »

Il s’y trouve des patrons plus ou moins occupés à s’exploiter eux-mêmes, et le jour et la nuit… et d’autres qui ont bien mieux réussi tout en restant toujours sous la limite des 9 employés. Mais il y a également un alter ego, de source plus ancienne, et de dimension assez comparable… Il s’agit des « indépendants qui s’y rattachent, soit 2,2 millions de personnes. Ensemble, ces deux groupes concentrent près d’un emploi sur 3. »

Pour réussir son pari, Alexandre Mirlicourtois doit maintenant se tourner vers l’autre membre du duo dont il souhaite démontrer qu’il ne règne pas sur la création d’emplois en France… Les chiffres rapportés indiquent aussitôt qu’au petit tiers dû aux micro-entreprises et aux indépendants, il faut alors ajouter une quantité qui ne peut que faire exploser le compteur :
« S’ajoutent les 4,2 millions de salariés travaillant dans les PME stricto sensu. PME et microentreprises, concernent finalement plus d’un emploi sur deux en France. »

Alexandre Mirlicourtois ne peut plus que rendre les armes. Ce que la suite de l’énumération se contente de démontrer avec une rigueur tout ce qu’il y a de plus désarmante :
« Les ETI emploient 3,4 millions de salariés soit 20% des effectifs totaux et et les grandes entreprises 4,5 millions d’emplois soit 25% du total. »

Un total de 45%, c’est effectivement un peu juste… Ainsi nous faut-il admettre que, dans la bataille qu’il a lui-même déclenchée, le pauvre Alexandre aura fini par perdre sa chemise…

Mais, juste avant d’être pendu, il lui prend soudain l’envie de nous dire pourquoi il pense tout de même n’avoir pas fait tout ce chemin-là pour rien :
« Je vais pousser l’analyse un peu plus loin maintenant en m’intéressant aux liaisons financières entre entreprises, plus concrètement à leur appartenance, ou pas, à une multinationale ou à un groupe qu’il soit français ou étranger, et au nombre de salariés concernés sur le total. »

C’est que ce sont tout de même les propriétaires de capitaux qui commandent… quoi qu’en pensent celles et ceux qui voudraient bien pouvoir croire qu’on ne leur donne du travail que pour pouvoir admirer leurs beaux yeux à Marseille ou à Quimper…

Prenons la première ligne de ce tableau par la fin : si les micro-entreprises rassemblent à elles seules 20% de l’emploi, elles n’ont rien à demander à personne… Par contre, nous voyons qu’avec 28% des emplois, les PME dépendent pour près de la moitié de ceux-ci de capitaux extérieurs. Quant aux entreprises de taille intermédiaire (ETI), très rares sont celles qui conservent leur indépendance financière…

D’où cette conclusion qui souligne la force de la position défendue par Alexandre Mirlicourtois depuis le début :
« Les groupes moyens et grands sont donc des acteurs décisifs de la destruction-création d’emplois. C’est le plus souvent eux qui sélectionnent et propulsent les entreprises de 50 à 500 salariés (les fameuses gazelles), en même, temps, revers de la médaille qu’ils écrèment et détruisent d’autres unités. Nous sommes loin, très loin de la caricature qui veut que seules les petites entreprises indépendantes soient à l’origine des créations d’emplois en France. »

Et tout ceci souligne le peu de marge qu’il reste à ce qui pourrait constituer une « bourgeoisie » ou une « petite bourgeoisie » strictement nationales… En réalité, à travers le système de protection institué dès la Libération autour de l’Etat français impérialiste qui lui-même ne pouvait qu’adhérer à la danse plus ou moins infernale menée par les Etats-Unis, c’est la quasi-totalité de la population française salariée (et retraitée) qui doit assumer, par son silence, tous les crimes qu’on commet, ici ou là, au titre de l’exploitation de l’être humain par l’être humain.

La Libye en aura été la dernière preuve, et criante tout au long des jours qui passent – et pour combien de décennies encore – de toutes ces morts qui surviennent en mer Méditerranée sans que notre conscience collective en soit en rien bouleversée…

Sans doute Sarkozy n’était-il pas français…

Michel J. Cuny

Document n° 105…
1% : voilà le taux à partir duquel la France est désormais prête à vendre son âme au premier diable venu


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