Dès le Waterloo de 1958, la France de De Gaulle avait définitivement perdu la Seconde Guerre mondiale…

« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? » (document n° 74)
[Pour revenir au document n° 1, cliquer ici]

Admettons que le cœur de l’Empire allemand se trouve constitué de la zone euro… quand son extension la plus large comprendrait l’ensemble de l’Union européenne, moins la Grande-Bretagne…

Et effectuons maintenant, avec Olivier Passet, le tour du propriétaire… La scène se passe ce même 23 septembre 2013 à l’occasion duquel nous avions pu déjà faire quelques pas, parmi les joyeusetés de la France d’aujourd’hui, avec Alexandre Mirlicourtois

De fait, il paraît que le cœur de l’Empire allemand se porte très bien… Les propos et le graphique d’Olivier Passet nous montrent, d’ailleurs qu’avant même la mise en oeuvre de l’euro en tant que monnaie réellement sonnante et trébuchante (1er janvier 2002), la situation était plutôt équilibrée (déjà !) tandis que, dès la mise à feu de ce moteur surpuissant, les résultats étaient au rendez-vous :
« Voici plus de 15 ans que la zone euro est commercialement excédentaire ou au pire en léger déficit épisodique. Un  solde commercial qui a oscillé dans une bande comprise entre -50 et 100 milliards. »

Décidément, la France avait choisi le bon cheval !… La voici du côté des gagnants ! Hourrah !

Ce n’est pas un mauvais bougre, Olivier Passet !… Mais, dans cette affaire-là, il nous fait un peu le coup de la douche froide :
« Cet équilibre global était néanmoins trompeur car il était presque exclusivement le fait de trois pays. »

Rassurons-nous : nous sommes forcément dans ces trois-là, vu que c’était nous, le marié… dans le couple initiateur du marché commun d’autrefois… De GaulleAdenauer… Ça, c’était du tellement solide, qu’il y en a encore quelques-uns  à qui cela met la larme à l’œil…

Vas-y, Olivier… Prends-les dans l’ordre qui te convient… Impossible pour nous de ne pas finir par y être…
« De l’Allemagne, d’abord, dont l’excédent a varié dans une bande comprise entre 150 et 200 milliards de dollars, autour d’une moyenne de 160 milliards depuis 10 ans. »

Ah bon… Tant que ça !… On l’aurait pas cru… N’y aurait-il pas un zéro en plus ? en trop ? Sur le graphique, le maximum n’atteint lui-même que cent-quarante milliards… Et là, tu viens nous dire qu’à elle seule, celle qui est notre épouse de cinquante-cinq ans de vie commune (2013 moins 1958) ferait mieux – et pas que ponctuellement, mais toujours !… – que l’ensemble des pays appartenant à la toute nouvelle couvée !…

Allez, fais un effort, mon grand !… Enlève ce zéro excédentaire que nous ne saurions voir trop longtemps venir nous narguer, nous qu’on a tout de même gagné la Seconde Guerre mondiale… On veut bien être gentil(le)s, mais tout de même…

Vas-y, reprends le fil… le zéro nous l’enlevons nous-mêmes. Raconte-nous la suite, mais élimine toi-même les erreurs plutôt que de nous mettre dans cet état…
« Des Pays-Bas, ensuite, dont le solde est resté structurellement positif, variant autour de 35 milliards. »

Oui, ben, de ça, on s’en fout un peu… faut bien le dire… Encore que nous y pressentions une petite affaire qui va finir par nous mettre en rogne… D’où c’est-i qu’ils viennent, ces 35 milliards-là ?
« Un excédent lié au fait que Rotterdam est le grand port d’approvisionnement de l’économie allemande. »

Des cornes ? Et qui remontent vraisemblablement à 1958 (coup d’Etat militaire en France et entrée simultanée dans le marché commun constitué par la République fédérale d’Allemagne, le Benelux, l’Italie et la France)… De Gaulle… Est-ce pensable ?… Et nous voici, nous… en troisième position sans doute ?… Il était temps qu’on y arrive, mais mieux vaut tard que pas du tout… Alors, nos chiffres à nous ?… stratosphériques ?…
« Et de l’Irlande enfin, là encore pour des raisons exceptionnelles. Excédent lié au fait que la concurrence fiscale qu’exerce le pays en fait le lieu de facturation des grandes multinationales qui opèrent sur le marché européen. »

C’est quoi, tout ça ?… Et nous, alors ?…
« Pour les autres économies intermédiaires se fut la débâcle. »

Oui !… Eh ben, nous, on n’est pas qu’intermédiaires !… On est en plein dedans !… Et au beau milieu… Nous, on est un grand pays!… Nous, on a eu De Gaulle, et De Gaulle, et encore De Gaulle

Allez !… Trente secondes pour les « intermédiaires » et, ensuite, on passe aux choses sérieuses.

Michel J. Cuny

Document n° 75…
 Les suites calamiteuses du marché de dupes entre Konrad Adenauer et Charles de Gaulle en 1958


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