Le maître de la France est tout trouvé… Encore reste-t-il à bien en déterminer la vraie personnalité !

« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? » (document n° 17)
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Que pouvait-on dire de la situation française, en 2012, face aux trois économies les plus importantes de la zone Sud de l’Europe : Italie, Espagne, Portugal ? C’est à quoi va nous aider à répondre la vidéo publiée le 2 mai de cette année-là sur le site de Xerfi Canal (https://www.xerficanal.com/) par Alexandre Mirlicourtois

Prenons le cas du premier pays cité :
« D’abord, notre industrie ne pèse pas lourd face à l’industrie italienne. Les entreprises industrielles contribuent ainsi pour 19% au PIB de l’Italie contre moins de 13% pour la France : c’est un écart de 6,4 points. »

En utilisant des termes qu’Alexandre Mirlicourtois n’utilise jamais, lui, dans ses vidéos, il ne sera pas inutile de préciser que selon l’interprétation marxiste des rapports de classe au sein de la production capitaliste en général, l’industrie est le lieu principal de production de cette plus-value dont la capture au bénéfice de la classe bourgeoise est constitutive de l’exploitation du travail…

Encore faudrait-il savoir si, dans le contexte impérialiste général, cette industrie déterminante pour le capitalisme plus particulièrement italien est « performante »… Dans son langage, voici ce que nous répond Alexandre Mirlicourtois :
« Le tissu des PME industrielles est resté très dense en Italie. Ces PME familiales, souvent leaders mondiales sur des niches de spécialisations régionales, jouent un rôle essentiel dans les capacités d’exportation de la péninsule. Et la comparaison en matière de commerce extérieur n’est là encore guère flatteuse pour la France. Là où l’Italie dégage un excédent industriel de 37 milliards d’euros, la France accuse un déficit de 29 milliards. »

Mais, s’il y a bien un moment où nous commençons vraiment à tendre l’oreille, c’est lorsque Alexandre Mirlicourtois prolonge son propos de la façon suivante :
« La France ne s’en sort pas mieux face à l’Espagne ou au Portugal. »

Voilà donc trois pays du Sud de l’Europe, dont la France a pompé, durant une bonne partie du vingtième siècle, une part significative des forces vives à travers l’immigration, qui viennent désormais la supplanter dans la rubrique économie – et plus particulièrement du côté de la production industrielle – à l’intérieur de la chaîne impérialiste européenne !…

En effet, l’Europe n’est pas, comme certaines et certains ont pu le croire, rien que la foire à Neuneu… C’est plutôt la foire aux coups tordus, très précisément selon ce qu’est en droit d’en attendre la doctrine généralement appliquée sous l’égide des Etats-Unis un peu partout dans les parties du monde où ceux-ci parviennent à avoir leurs entrées : l’exploitation de l’être humain par l’être humain.

Or, grâce à Alexandre Mirlicourtois qui n’est lui-même pas venu là pour tenir ce langage, nous allons pouvoir entrer dans la dynamique sous-jacente aux beaux discours des grands prêtres de l’Union européenne… Alors, qu’en est-il de nos petits frères du Sud ?
« Pendant les périodes de croissance de ces pays, on est passé à côté de l’évolution de leur compétitivité face à la nôtre. Leur demande domestique était alors suffisamment forte pour absorber l’essentiel de leur production. Leurs exportations étaient de facto limitées et la pression sur la France réduite. Mais aujourd’hui leur marché intérieur s’enfonce et libère des capacités pour l’exportation. Et notre manque de compétitivité devient criant. »

Autrement dit : comparativement à la population italienne, espagnole et portugaise qui sait ce que les générations antérieures ont eu à subir de Mussolini, de Salazar ou de Franco, la population française n’est pas exploitée de la bonne façon…

Mais nous allons découvrir que sa cause n’est peut-être pas totalement perdue… Elle ne devrait pas tarder à trouver son maître… Nous allons d’ailleurs essayer de le chercher ensemble en utilisant les travaux d’Olivier Passet et d’Alexandre Mirlicourtois qui n’y sont, certes, pour rien. Prenons d’abord, avec ce dernier, les deux cas les plus surprenants :
« […] contrairement à une opinion trop répandue, l’Espagne et le Portugal sont compétitifs. Corrigé de l’évolution de la productivité, le coût de l’heure de travail dans l’industrie française est d’environ 34 euros contre 23 euros pour sa consœur espagnole. »

Au sein même du capitalisme européen, qu’il y ait un tel différentiel d’exploitation de la main-d’oeuvre est tout ce qu’il y a de plus choquant !… et ne peut que se retourner contre la France et ses maîtres entrepreneurs, tandis qu’au-delà tout cela fait un grand tort aux puissances anglo-saxonnes mondialement dominatrices…

Encore est-il d’abord possible d’énoncer le problème aussi simplement que le fait Alexandre Mirlicourtois :
« Pour faire vite, la France est 48% plus chère que l’Espagne. Et que dire de la comparaison avec le Portugal où le rapport est de 1 à 3 ! Pas étonnant alors que d’excédentaire la France soit devenue déficitaire avec ces deux pays. Pas étonnant non plus que la balance courante de l’Espagne se rapproche à vitesse grand V de l’équilibre alors que celle de la France s’en éloigne. »

Mais, essayons maintenant de saisir où pourrait se trouver le juge de paix de toute cette affaire, ou mieux encore, et pour le dire en bon français : le « coach » qui va nous régler, vite fait, ce petit problème… Comment donc ces trois autres pays ont-ils fait ? C’est Alexandre Mirlicourtois qui nous le dit… ce qui ne signifie pas qu’il souhaite absolument nous voir aller dans cette direction-là :
« Après la parenthèse des années 2000, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce se sont simultanément engagés dans une vaste politique correctrice calquée sur le modèle allemand. »

Pas de Führer, ni dans les mains, ni dans les poches, et, justement, ça marche !…

Michel J. Cuny

Document n° 18…
Quand le pot de terre français fait face à la dame de fer allemande


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