L’effet richesse de l’immobilier, dernier point d’appui avant le décrochage en catastrophe de la France ?

« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? » (document n° 9)
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Sans transition, nous quittons l’année de la destruction – sous la conduite de la France de Nicolas Sarkozy – de la Libye de Muammar Gaddhafi -, et nous arrivons à la vidéo publiée par Alexandre Mirlicourtois sur le site de Xerfi Canal (https://www.xerficanal.com/) le 16 janvier 2012. Elle est intitulée : « La consommation s’accroche à l’immobilier ». Elle va nous permettre de prendre connaissance d’un raisonnement qui devrait pouvoir nous servir par la suite…

Tout commence par une exclamation :
« Divine surprise ! La consommation résiste. Etonnant, alors que le chômage monte, que le pouvoir d’achat descend, que la confiance des ménages est en berne. »

Mais où donc la consommation trouve-elle les moyens de résister alors que tout paraît devoir jouer contre elle ? Voici la réponse d’Alexandre Mirlicourtois :
« […] si la consommation progresse plus vite que les revenus c’est que le taux d’épargne recule. »

Ce qui, en d’autres temps, aurait été épargné, a été immédiatement dépensé… Mais, il reste possible d’aller plus loin : pourquoi ne pas puiser dans l’épargne ancienne ?… Est-ce un remède à tous les maux du temps présent ? En tout cas, nous dit le prévisionniste…
« L’abondance de l’épargne des ménages en France constitue à ce titre un facteur d’espoir. C’est autant de réserves qui peuvent être mobilisées pour maintenir le niveau des dépenses et éviter ainsi un décrochage trop brutal de la consommation. »

Or, ne nous y trompons, nous dit-on aussitôt, il s’agirait d’un phénomène redoutable :
« Un décrochage de la consommation qui entraînerait la France dans une violente récession. »

Ce qui paraît devoir vraiment permettre d’éviter ce mouvement catastrophique qui serait le reflet réel de la situation économique de la France d’après la grande crise financière de 2007-2008…
« C’est l’effet richesse lié à l’immobilier. »

Que faut-il entendre par là ?… Alexandre Mirlicourtois nous conduit immédiatement sur la piste de ce qui pourrait bien être un miracle… Or, il s’agit plutôt d’une réalité tout ce qu’il y a de plus sonnant et trébuchant… au moins à première vue…
« On sait que le patrimoine des ménages a fortement progressé ces dernières années, c’est un euphémisme ! : il a doublé en 10 ans pour passer d’un peu moins de 5 mille milliards d’euros à plus de 10 mille milliards d’euros entre 2000 et 2010. Un doublement qui doit pour beaucoup à la flambée des prix des logements. Une flambée qui donne aux 58% de ménages propriétaires le sentiment de s’enrichir. »

Et aux locataires, celui de se ruiner… à moins que de tenter la belle aventure d’aller dormir sous les ponts… histoire de respirer enfin le bon air !…

Mais revenons à ce Jésus – l’immobilier – qui vous multiplie tout cela par deux… Le Jésus en question, c’est la magnifique loi dite de l’offre et de la demande… Question de flair, d’un côté, et d’un bon rhume sans doute, de l’autre… d’où cette bonne idée de se faire « sans-domicile-fixe », ou d’aller vivre dans la parentèle, si possible…

Et ce serait ce merveilleux immobilier, qui fait si bien le tri dans la société libre-égale-et-fraternelle de la France éternelle, qui menace de glisser dans la fange ?… Ce qu’à Dieu ne plaise !…

Et c’est ici qu’Alexandre Mirlicourtois a choisi d’installer sa douche écossaise (ainsi apprenons-nous à mieux le connaître) :
« En cas de coup dur, reste toujours la possibilité de vendre son bien, avec à la clef une belle plus-value. C’est l‘immobilier bouclier. Mais attention, cette arme défensive pourrait bien se fissurer. »

Et pour quelle raison, doux Jésus !…

De fait, en dehors de ce graphique qui ne peut que réchauffer le cœur des aventuriers de l’immobilier – à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -, notre guide ne nous en dira guère davantage cette fois-ci. Et d’ailleurs, on devrait encore pouvoir rigoler un peu…
« À condition que le marché de la pierre ne fasse pas l’objet d’une attaque fiscale, ou d’une flambée des taux d’intérêt. »

Mais, qu’on ne vienne pas se plaindre ensuite  :
« Vous l’aurez compris, les dépenses des ménages ne sont plus accrochées qu’à l’épargne immobilière. Une chute des prix de la pierre entraînerait mécaniquement un dérapage de la consommation. »

Pourvu donc qu’en France la pierre dure… Evidemment, Alexandre Mirlicourtois en sait bien plus qu’il n’en dit. Mais c’est aussi un peu à nous de chercher où est le loup qui guigne la maison des… miraculé(e)s de l’économie capitaliste et… impérialiste.

Michel J. Cuny

Document n° 10…
Les joies multiples du triomphe, en France, de l’exploitation de l’être humain par l’être humain


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