Comment la crise de 2008 a fini par frapper les petits, les sans-grade…

« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? » (document n° 8)
[Pour revenir au document n° 1, cliquer ici]

À la fin du mois de septembre 2011, en Libye, Muammar Gaddhafi est aux abois. Il serait finalement assassiné le 20 octobre suivant…

Le 29 septembre, sur le site de Xerfi Canal (https://www.xerficanal.com/), Alexandre Mirlicourtois avait publié une vidéo intitulée : « La consommation est en panne de longue durée ». Nous y découvrons ce graphique…

…comme si, aux environs de la crise de 2008, un avion avait lâché ses bombes sur la consommation française qui aurait peiné, ensuite, à s’en remettre… l’avenir s’annonçant, lui-même, comme très sombre…

Avec Alexandre Mirlicourtois, entrons dans quelques détails :
« Pas plus de 0,6% cette année et à peine plus en 2012, la consommation des ménages est en panne ! C’est une contre-performance évidente, si l’on se réfère aux standards affichés au début des années 2000. Une période durant laquelle elle a évolué sur une base annuelle de 1,8%. Facteurs conjoncturels, transformations structurelles se télescopent. Et ils nous conduisent à ce diagnostic : la panne sera durable. »

Autrement dit : il y a eu du grabuge !… Du côté des troupes, tout d’abord…

« Si l’on superpose les différentes catégories de chômeurs, des catégories A à E, 4,7 millions de personnes étaient inscrites à pôle emploi en août dernier. Un record ! »

Et c’est sûr que ça peut calmer les revendications des autres… des petits, des sans grade… qui dégustent également au détour d’une inflation bien répartie…
« Certes, la hausse des prix reste encore limitée avec un pic à 2,2% en août. Mais ce n’est pas le ressenti des ménages, notamment des catégories les moins favorisées. Pourquoi ? Parce que les niveaux d’inflation sont très différents selon la fréquence d’achat. Pour les produits les plus courants, c’est-à-dire ceux achetés quotidiennement, donc les plus visibles, comme l’alimentation ou les carburants, la hausse est très sensible et dépasse désormais 4%. »

Amusante, cette affaire de vases communicants… qui ne communiquent pas tout à fait de la même façon, selon que l’on est riche ou moins riche… Tout le contraire de ce qui se passait dans la Libye de celui qui n’allait pas tarder à mourir du fait d’un Sarkozy de caniveau, et sous les applaudissements de cette mégère d’Hillary Clinton

Mais ce n’est certes pas le moment, pour le capital, de relâcher son effort en France, tout au contraire…
« Et il ne faut pas se faire d’illusion, les entreprises chercheront à s’ajuster pour contenir le ratio masse salariale rapportée à la valeur ajoutée. L’ajustement se fera à la fois sur les quantités et sur les prix, c’est-à-dire les salaires. La mécanique est déjà en marche et il faut s’attendre à un effet ciseau entre d’une part, une inflation qui s’accélère et d’autre part des salaires qui, eux, ralentissent. »

Dommage que Sarkozy n’ait même pas su finaliser les contrats qui, naguère, étaient en voie de signature entre la Libye et la France… raison de la venue de Muammar Gaddhafi à Paris du 10 au 15 décembre 2007… Le voici envoyé ad patres… et les milliards d’euros avec lui… Ce qui ajoute aux résultats qu’énonce froidement Alexandre Mirlicourtois :
« […] le modèle de croissance de la France, basé sur la demande des ménages, atteint ses limites. Il se heurte à ses propres contradictions dont le principal avatar est celui d’un creusement sans fin de notre commerce extérieur. »

Disons-le en trois mots : ayant laissé très largement détruire leurs industries productrices de biens de consommation (textiles, meubles, etc.), les Françaises et Français de base prennent un malin plaisir à dépenser leurs sous dans l’acquisition d’objets d’usage courant fabriqués à l’étranger… tandis que nos chères entreprises s’époumonent à tenter d’exporter les derniers fruits d’un savoir-faire qui est assez largement parti en quenouille… Or, s’il faut en croire les travaux d’Alexandre Mirlicourtois, il y a vraiment péril en la demeure :
« Un mur qui devrait atteindre le record de 75 milliards d’euros cette année. Un déficit qui est au-dessus de nos moyens. Restaurer l’équilibre de notre commerce extérieur ne sera pas une mince affaire. Cela passera forcément par un basculement de notre modèle de croissance vers un modèle plus favorable cette fois-ci à l’offre, c’est-à-dire à nos entreprises. »

Le verdict est donc sans appel :
« Les Français vont avoir du mal à consommer plus. Et certains même devront consommer moins. Mais tous devront consommer mieux. »

Bio, par exemple, et même quand ce ne serait que pour faire rigoler le patronat…

Michel J. Cuny

Document n° 9…
L’effet richesse de l’immobilier, dernier point d’appui avant le décrochage en catastrophe de la France ?


2 réflexions sur “Comment la crise de 2008 a fini par frapper les petits, les sans-grade…

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