Le capital dans les secousses de l’économie : quand les heureux dévorent les faillis…

« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? » (document n° 3)
[Pour revenir au document n° 1, cliquer ici]

Reprenons le fil de la vidéo publiée par Alexandre Mirlicourtois (https://www.xerficanal.com/) le 10 mars 2011 :
« La stabilisation puis le regain de l’activité ont ainsi été vécus comme un « OUF de soulagement », après une récession sans précédent depuis la Seconde Guerre Mondiale. N’oublions pas non plus que la crise a fait des dégâts considérables dans notre tissu d’entreprises : 52 500 sociétés environ ont été jugées défaillantes en moyenne en 2009 et en 2010. C’est près de 20% de plus par rapport aux niveaux enregistrés entre 2005 et 2008. »

Suit une petite remarque qu’il ne faudrait pas négliger de bien regarder en face :
« Pas étonnant que les survivants soient euphoriques et profitent de la défaillance des autres. D’où un sentiment de confiance individuelle alors que la situation d’ensemble, celle du pays, reste encore très dégradée. »

Cela ne concerne que les entreprises, et donc l’univers très particulier des chefs d’entreprise dans cet environnement concurrentiel qui est celui du capitalisme… Et comment ceux qui s’en tirent s’organisent-ils pour ne pas glisser eux aussi dans le ruisseau ?
« Gel des salaires, report des projets d’investissement et blocage des embauches, sont des réponses ponctuelles face à un choc. Leur inscription dans la durée conduit irrémédiablement à sacrifier l’avenir. Macro-économiquement, cela conduit le pays vers une impasse, c’est-à-dire un équilibre de sous-emploi, donc un chômage de masse. »

Eh bien, oui… Mais comment faire autrement ?… N’y a-t-il pas cette terrible concurrence dont le juge de paix est la valeur d’échange ?… Quant aux diverses valeurs d’usage : les machines, les hommes et leurs produits, comment en conserver le souci ? La moindre comptabilité de coin de table permet de démontrer que ces valeurs d’usage ne sont que tout ce qu’il y a de plus relatif par rapport aux intraitables opérations qui se règlent, au plan mondial, sur la valeur d’échange désormais universelle : le dollar, libéré de l’or depuis 1971, mes amis !…

Ainsi, après les malheurs d’une partie du capital (celle qui s’écroule), voici venir ceux de la main-d’oeuvre :
« Fin janvier, en France métropolitaine, plus de 4,6 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi, un chiffre en hausse de 5,3% sur un an avec des conséquences en cascade . Pas facile de négocier des hausses de salaires quand la menace est forte de perdre son propre emploi. Naturellement, les rémunérations ne bougent pas ou peu alors même que l’inflation a redémarré : fin 2010, la progression des salaires mesurée par le salaire mensuel de base était de 1,7% contre 1,8% pour les prix. »

Cependant, comme il le fera fréquemment, Alexandre Mirlicourtois tient à être très précis tout en ne perdant pas de vue les effets réels plus lointains :
« La différence est certes marginale mais elle traduit un phénomène majeur : le pouvoir d’achat des salariés diminue désormais en France. De surcroît, la crainte du chômage a un effet paralysant et modifie les arbitrages des ménages : 1 euro économisé est 1 euro épargné au cas où. Au moment où l’Etat débranche les perfusions les unes après les autres il n’y a plus de doutes : la consommation va lâcher, rapidement. »

La fin de la vidéo est, quant à elle, tournée vers l’ensemble de la problématique économique française, et vers elle seule, je m’empresse de le souligner. Et voici ce que Alexandre Mirlicourtois nous en dit (je conserve la calligraphie qu’utilise la transcription écrite de ses propos) :
« Le débat actuel autour de la fiscalité révèle que les questions se multiplient autour de notre modèle économique. En tout état de cause, les choix stratégiques de la France sont ILLISIBLES. »

Et la politique que Sarkozy était alors occupé à mener en Libye, pourrait-on dire qu’elle était très lisible et qu’elle correspondait à un choix stratégique qui aurait pu finir par avoir quelque répercussion sur l’économie française ?… Ou bien n’était-ce que pure folie ?…

Michel J. Cuny

Document n° 4…
La destruction de la Libye par une France malade d’un passé qui ne passe pas…


Une réflexion sur “Le capital dans les secousses de l’économie : quand les heureux dévorent les faillis…

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